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Les brigands des champs (privé Alexandriël)

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Elyu
Maître du Potin
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Dim 25 Juin - 13:53
Marchant d'un pas vif, je commençais à ressentir la chaleur du début d'été. Même en matinée, le soleil tapait fort dans les champs, et surtout il n'y avait pas d'arbres ni de bâtiment pour créer de l'ombre. C'était la première raison pour laquelle je n'aimais pas les champs. La seconde était qu'autour d'Orchedin, ils formaient une étendue plate et inintéressante, à perte de vue. La seule chose digne d’intérêt aujourd'hui était une certaine ferme, à moitié effondrée, qui abritait deux bandits. Et c'était justement le but de la mission qui nous avait été confiée, à Alexandriël et moi. Je me demandais d'ailleurs comment je n'avais pas été mise au courant plus tôt, étant donné que je faisais partie, avec le Lieutenant Droit et le Capitaine, des seules personnes à s'occuper de la distribution des missions à la Guilde. Sûrement que le Lieutenant Droit avait décidé de s'en occuper lors d'un de mes rares jours de repos...
Je m'arrêtais un instant sous un des rares arbres parsemant les environs, un vieil arbuste à moitié desséché, mais qui avait l'avantage de créer une petite zone d'ombre pour autant qu'on se colle à son tronc. C'est ce que je fis donc. Je passai ma main sur mon front, essuyant les quelques gouttes de sueur malvenues qui y perlaient. Décidément, chaque année je me le répétais, mais l'été n'était vraiment pas une saison que j'aimais.
Il y avait longtemps que je n'avais pas reçu de mission de ce genre, et surtout dans un endroit aussi découvert que celui-ci. Cela me poussait à penser aux difficultés que présentait un tel terrain pour une approche discrète. Il suffisait qu'un des deux bandits soit hors de la ferme au moment où nous arrivions pour que l'effet de surprise tombe à l'eau. De plus, un endroit comme cette vieille bâtisse - qui d'après les rumeurs était passablement délabrée - ne serait pas le plus sûr des endroits pour un combat. Il fallait espérer que les bandits ne se trouveraient pas à l'étage, car je n'avais que moyennement envie de me retrouver avec un pied coincé dans un trou entre deux planches vermoulues.
J'arrivai enfin au point de rendez-vous. C'était l'arbre le plus grand des alentours, d'une taille même étonnante. Enfin, un arbre, quoi. Je m'assis sur une des grosses racines qui dépassaient du sol, puis repassait le dos de ma main sur mon front. Pourquoi l'hiver ne pouvait-il pas durer toute l'année ? Je déteste l'été.


Je parle en #000099 :D

Thème d'Elyu:
 
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Mer 5 Juil - 11:59
Ce matin là j'étais un peu fatigué, après une nuit durant laquelle j'avais été incapable de dormir. Mes nuit étaient souvent ainsi ces derniers temps. Je les passait à veiller, à la lueur d'une bougie, à lire ou à écrire le plus souvent, usant un certain nombre de chandelles, une fois que je m'apercevait que je ne trouvais pas le sommeil. Mais la fatigue avait un effet positif sur moi. Elle me rendait plus gentil et plus ouvert. Je réfléchissait moins et je parlais plus. Ce matin là, j'étais donc fatigué, mais j'ouvrais de grands yeux radoucis sur le monde. L'âme plus légère, je regardais tout autours de moi avec un intérêt et une indulgence redoublés, prêt à m'émerveiller de tout. Étrangement, je prisait cet état d'esprit et ce qui était devenu, plus ou moins, dernièrement, mon mode de vie.

Cependant ce n'était pas un matin à rêver pour simplement me laisser bercer, charmer et conquérir par les beautés innocentes de ce monde ; c'était un matin durant lequel je devrais m 'efforcer d'être avisé et efficace. On nous avait confié, à Elyu et à moi, la tâche de chasser deux bandits qui sévissaient dans la région, et qui s'étaient réfugiés, d'après ce que l'on disait, dans une ancienne ferme abandonnée, non loin d'Orchedin.

Je connaissait Elyu de vue, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion d'entretenir une vraie conversation avec elle. Aussi je pensait à cela, et j’essayais d'anticiper ma journée, tout en me rasant devant le petit miroir accroché dans ma chambre. Je me demandais comment ça allait se passer avec cette jeune femme que je connaissait à peine ; je croisai mon regard dans la glace et remarquai que  mes yeux étaient tout de même cernés par la fatigue ; mes cheveux ne valaient guère mieux. Alors que je fixais d'un regard éteint une mèche presque noire qui s'agitait sur mon front, je grognai légèrement de douleur et de frustration, tandis que du sang se mettait à perler et à couler rapidement sur ma joue. Je venais de me couper maladroitement en me rasant. J'étais beau, en vérité, parfait pour mon «  rendez vous » avec Elyu. Je m'adressai un sourire sarcastique, puis je quittai l'image balafrée.

Quelques instants plus tard, j'avais ceint mon sabre, accroché dans son fourreau, dans mon dos, et quitté la pièce. Après avoir mangé un peu, sans réel appétit, je quittai la guilde, seul, et me mis en marche dans les herbes un peu hautes et séchées par la chaleur, évitant les chardons. Je portais un pantalon brun, plutôt large, et resserré aux chevilles, et j'écoutais inconsciemment le froissement du tissus et des herbes tandis que je marchais, en jetant des coups d’œil distraits autour de moi. Je suivis un chemin bordé d'arbres, puis ceux-ci commencèrent à se faire rares, et le paysage commença à devenir de plus en plus plat. Enfin les champs se dessinèrent autour de moi, et je reconnus dans ceux-ci du blé.

Je croisai un arbre un peu décharné au milieu des champs, mais qui n'était pas dénué d'un certain charme et d'une certaine poésie. Je m'arrêtai un instant pour le regarder s'agiter dans la brise, en ayant un léger doute. Étais-ce là que je devais retrouver Elyu ? « Un grand arbre au milieu des champs » , c'était le point qui avait été convenu. Non, ça ne devait pas être celui-ci, c'est ce que je finis par conclure, un peu perplexe, en fixant le tronc, un peu absent. Je pris conscience que la fatigue me rattrapait et me ressaisis. Jetant un regard autours de moi, j’aperçus un autre arbre plus loin, entouré d'une large zone d'ombre. Celui-ci était plus grand et verdoyant. Ça devait être cet arbre.

Je m'y dirigeai donc. Le soleil commençait à me cuire légèrement, malgré ça j’appréciais sa chaleur sur mes bras et mes épaules nus. Je marchais en bordure de l'un des champs de blé, pour ne pas abîmer les rangées si bien alignées, et briser les épis.

Mes derniers pas se firent gauches et maladroits ; je portai machinalement ma main à ma coupure, où s'était formé une croûte de sang séché. Résolument pourtant j'avançai, et je voyais grandir une petite silhouette assise au pied de l'arbre. La silhouette d'Elyu.
Elle m'avait vu venir de loin, certainement, et me regardait arriver, calmement me sembla t-il, acérée et vigilante comme un oiseau de proie qui garde et règne sur les lieux depuis son territoire.

A mesure que j'approchais, je pouvais distinguer son regard que je croisai quelques instants ; un regard froid, le regard de l'une des gardiennes d'Orchedin,dans lequel je lisais l'acuité de ses sens de guerrière. Je détournai mon propre regard pour le reporter sur le tronc de l'arbre, au moment où j'arrivai sous celui-ci.

Salut», dis-je gauchement, en me demandant si je n'aurais pas plutôt du dire «bonjour», plus convenablement. Je me sentais plutôt mal à l'aise dans mon corps soudainement ; je la regardai à nouveau en m'efforçant de ne pas la dévisager. Elle était magnifique, mais j'avais le terrible défaut de trouver la plupart des femmes magnifiques. Je lui souris brièvement, découvrant mes «crocs» gentiment, puis je lui tendis la main pour l'aider à se relever.
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Elyu
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Ven 14 Juil - 19:17
Bientôt, je le vis arriver. Étrangement, il ne semblait pas très rassuré, son pas semblait comme hésitant. Étais-je si effrayante que cela ?
Je profitai du chemin qui le séparait encore de moi pour l'observer. Il était trop loin pour que je puisse le voir précisément, mais je ne pouvais m'empêcher d'essayer de voir à quoi il ressemblait. De ce que je pouvais voir, il n'était pas très grand. Décidément, j'étais destinée à travailler avec des gens plus petits que moi, entre lui et Ariemm. Cela dit, il était tout de même plus grand que notre Capitaine, même si en soi cela n'avait rien d'incroyable. Sa peau semblait plus bronzée que la normale, surtout que l'été ne faisait que commencer. Ses cheveux étaient sombres, mais pour ce qui était de ses yeux, j'étais encore trop loin pour pouvoir en discerner la couleur.
Lorsqu'il fut plus proche, il croisa mon regard pendant un instant avant de le détourner au profit du tronc d’arbre, qui avait l'air soudainement très intéressant. Tiens, tiens... Il fuyait mon regard ? Je faillis laisser apparaître un sourire en coin, amusée par sa... timidité ? Je ne savais pas vraiment, en fait. Je n'étais pas habituée à un tel comportement.
En tout cas, ce bref échange de regard m'avait laissée voir la couleur de ses yeux. Ils étaient d'une sorte de mélange de... brun et vert ? Je n'avais pas vu précisément, mais une chose était sûre, ce n'étaient pas des nuances qu'on voyait tous les jours. Il m'avait même semblé voir une touche de jaune, mais je n'en était pas certaine.

-Salut, dit-il. Il n'avait pas l'air très assuré. Il me regarda de nouveau, d'une manière un peu bizarre, comme s'il tentait en fait de ne pas me voir.
Je fronçai les sourcils. "Salut" ? C'était tout ce qu'il trouvait à dire ? Enfin, après Akkami, je commençais à me faire au manque de respect, même si la jeune Novice s'était améliorée sur ce point -ainsi que sur d'autres- au fil des entraînements. Je laissai donc passer ce manquement à l'étiquette, avec un léger soupir, de ceux que je poussai régulièrement.
Puis soudain, il sourit et me tendit la main. Ce changement brusque d'attitude me prit au dépourvu. Une main ? Mais qu'est-ce que j'étais censée en faire ? C'est de la simple politesse, imbécile. Une invitation à te lever. Je clignai des yeux puis, hésitante, je posai vaguement le bout de mes doigts sur sa paume tendue et me relevai sans attendre qu'il fasse le moindre geste. Je fis mine de balayer la poussière de mes vêtements tout en m'éclaircissant la gorge. Il devait me prendre pour une folle, ou je ne sais quoi. Pour une première mission, ça commençait bien...

-Bonjour, marmonnai-je en me rappelant qu'il venait de me saluer.

Puis je le regardai en face. Heureusement que je ne rougissais pas souvent. J’étais parvenue à me recomposer un visage en enlevant la poussière -enfin, en faisant semblant. Le moins qu'on pût dire, maintenant que j'étais debout et à la même hauteur que lui,c'était que ses yeux étaient l'élément le plus remarquable de son visage. Le reste, bien que n'ayant rien de laid, était plus commun, mais quelques petits détails détonaient légèrement, si on y prêtait attention : ses cils, plus longs que la normale, ou bien sa mâchoire ferme, qui contrastait avec les premiers, mais qui étrangement, s'y accordait tout de même. On aurait dit une sorte de mélange de quelque chose de doux et d'une autre chose, plus dure. Il avait également une petite coupure nette à la joue, encore fraiche, ça se voyait. Rasage ? devinai-je.

-Alexandriël, c'est bien ça ? demandai-je, un peu pour combler le vide, tout en croisant les bras.


HRP:
 


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Thème d'Elyu:
 
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Mar 18 Juil - 11:19
Elyu sembla hésiter, puis elle posa très légèrement le bout de ses doigts sur la paume de ma main. Je lui fut reconaissant de cette marque de confiance.J'eus à peine le temps d'éprouver ce contact, qu'elle s'était déjà relevée sans mon aide. Je laissai retomber ma main, ressentant encore l'endroit où la jeune guerrière avait brièvement posé ses doigts fins.

Une brise légère agita l'arbre au dessus de nous : j'en ressentis la fraîcheur sur ma peau encore chaude de soleil. J'éprouvais tout avec acuité, j'avais l'âme et la chair trop sensibles, et j'étais très calme en même temps, ouvert et attentif à tout ce qui m’entourais. Je regardai l'ombre des feuilles qui dansait sur Elyu, tandis qu'elle passait d'un geste ferme ses mains sur ses vêtements pour les dépoussiérer, tout en s’éclaircissant la gorge, comme afin de chasser la légère tension ou gêne qui flottait entre nous. Je l'observai malgré moi, durant le bref temps où elle eût le visage un peu baissé pour regarder ses vêtements. Je remarquai la couleur des ses cheveux. Ils étaient rose pâle, et de ci, de là, se trouvaient quelques mèches rousses. Ces délicates nervures empourprées, qui se déployaient dans cette couleur, m'évoquèrent le bois de Rose, qui avait ce type de nuances, ou bien du quartz, car le quartz rose avait une teinte presque semblable, quoi que plus foncée. Je me sentais étourdi et presque choqué par le manque de sommeil, par la présence d'Elyu, cette quasi inconnue, et dans le même temps mon esprit fatigué s'arrêtait et s'amusait légèrement des étranges associations d'idées que je venais de faire en la regardant.

- «  Bonjour », marmonna t-elle, en réponse à ma salutation. Puis elle me regarda en face. Comme si le soleil s'était levé d'un coup au lieu de le faire progressivement, ce contact soudain me surpris comme une attaque. Je faillis me troubler et me détourner;  je ne bougeai pas. Plongé dans son regard bleu vert, il me sembla contempler de l'eau fraîche, où était écrit un message énigmatique. Pourtant j'eus le sentiment qu'une partie de moi saisissait une part de cette missive d'un autre monde qui m'était adressée. Je pouvais distinguer chacun de ses cils, et voir le moindre détail de son visage, qui me semblait, dans ma propension à m'émerveiller, parfait. Les mèches de ses cheveux, pleines de santé, tombaient sur le côté de son front clair. Je soutins son regard quelques instants, en ressentant une impression indicible et grave, puis je m'arrachai à ce contact.

Comme un animal, je croisait rarement le regard de quelqu'un bien longtemps. Baissant les yeux, je remarquai ses lèvres pleines, dont la nuance rose plus foncée répondait joliment à celle de ses cheveux. Je vis d'ailleurs ces dernières s'entrouvrir sur des dents blanches quand elle me demanda, tout en croisant les bras :

- « Alexandriël, c'est bien ça ? »

J’acquiesçai d'un signe de tête, croisant les bras à mon tour.

- « Ou Alex, tout simplement », dis-je avec un léger sourire de côté, en détournant les yeux vers le sol, son image flottant encore très nette dans mon esprit. J'étais intimidé en cet instant. Je regrettai ma barbe, qui m'eût un peu caché. J'étais certain que la jeune femme en face de moi était celle que je devais retrouver, mais je demandai tout de même, sans savoir pourquoi, un peu bêtement :

- « Je... Tu... Vous êtes Elyu, c'est bien ça ? »

J'avais employé presque les mêmes mots qu'elle, réalisais-je avec une vague gêne, mais je chassai cette pensée inutile avec un peu d'agacement. J'avais l'étrange impression que j'étais piqué par des aiguilles, comme si le regard d'Elyu était une lumière dont les rayons me traversaient et me brûlaient quelque peu. Tenant mon propre regard n'importe où sauf en sa direction, je traçai sans y songer, avec mon pied, quelques traits dans la poussière du sol.
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