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Rebellion ? [Privé Lenn]

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Ariemm
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Sam 9 Sep - 19:55
Lenn s'était levé et m'avait remercié d'un ton sincère. Je devinais qu'il était impatient de conclure cette affaire et qu'il heureux que je l'accompagne. Je l'avais suivit vers la porte et nous étions sorti dans le hall qui ralliait toute les pièces du second étage. Je lui avait ensuite fait signe de m'y attendre, le temps que j'aille chercher mon katana.
Sauvage m'attendait toujours dans mes quartiers, contrairement aux armes des autres soldats, qui reposaient dans la salles de la Guilde qui était dédiée à leur stockage. Pour rien au monde je ne souhaitais me séparer de mon fidèle katana, ni de mon arc, d'ailleurs. Tout deux étaient soigneusement rangé sous mon lit, à porté de main.
J'entrai dans mes quartiers, passai devant mon bureau sans même songer un instant à la pile de feuille qui y agonisait et plongeai sous mon lit pour récupérer mon katana. En un instant, je l'avais accroché dans mon dos et j'étais prête à partir.
J'avais rejoins Lenn dans le hall et nous étions parti en direction des Quartiers Ouest, les plus proches de la Guilde de Nacastal.
Comme à son habitude, cette zone de la ville était très mouvementée. Une foule de gens circulait dans toute les directions, et il fallait se faufiler habilement pour ne pas se faire emporter par le mouvement. Je trouvais cela amusant, et je me demandais comment se débrouillait Lenn, qui était très grand. Avec une stature aussi imposante, je l'imaginais mal s’immiscer avec souplesse entre deux passants. L'image eut tout de même le mérite de me faire rire.
Les couleurs chaudes des bâtiments et l'odeur agréable qui flottait dans les rues m'étaient à présent bien familières. Je connaissait Orchedin comme le fond de ma poche, et les Quartiers Ouest ne faisaient pas exception à la règle, bien que je m'y rendais pas si souvent que cela. Après quelques minutes de marche au milieux de la foule, je finis par laisser passer Lenn devant. Je voulais qu'il nous mène directement aux lieux des agressions, et j'ignorai encore où cela se trouvais. Et puis, s'il marchait devant moi, j'aurais tous le loisir d'observer sa technique pour se faufiler !

- Je te laisse mener, maintenant ! Fis-je en me retournant vers lui avec un grand sourire.

J'avais hâte d'arriver à destination pour commencer les recherches. J'ignorai tout de ce qu'on allait trouver sur les lieux. Peut-être pas grand chose, et alors nous devrions chercher ailleurs, en fonction des quelques pistes qu'avait Lenn. Le hasard faisait parti des missions, mais j'avais toujours été chanceuse à ce genre de jeu.




Ariemm Megjow


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Lenn
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Dim 17 Sep - 14:13
Mes bottes foulant le pavés des quartiers Ouest, je me sentais chez moi. C'était le quartier de mon enfance, j'étais dans mon élément. Le mal-être que j'avais ressenti entre les murs d'Avelann s'était rapidement évanoui une fois sorti. Il était encore assez tôt mais Orchedin était une ville matinale. La foule nous embarqua, Ariemm et moi et je me concentrai à la fois sur le chemin à suivre et pour ne pas écraser les pieds des autres passants. Ariemm me laissa passer devant, souhaitant visiblement que je la guide.

- Je te laisse mener, maintenant ! Me lança-t-elle, sa voix se noyant dans le bruit de la foule.

Je lui fis un signe de la main coopératif et avançai à contre courant. A cette heure-ci, les hors-guildes se rendaient à leur travail, le plus souvent situé dans les alentours ou même au sein de la place principale. Ariemm et moi nous rendions à l'opposé, bien plus près de la Guilde de Nacastal. Cette dernière étant hissée sur une colline, les novices devaient descendre une assez longue distante avant d'atteindre les premières tavernes.

Le marché commençait à s'installer et le parfum de viande, d'épices et bien d'autres saveurs me donnèrent l'eau à la bouche. Ma bourse rangée au fond de ma poche me semblait bien assez lourde pour décider que j'offrirai le repas à Ariemm. Mon ventre était creux, je n'avais encore rien mangé depuis hier soir.

Une bonne demie-heure plus tard, nous quittâmes l'excitation du centre-ville, nous rapprochant posément de ma chère guilde, belle et rassurante. Dressée sur sa colline, nous ne pouvions apercevoir qu'une de ses tours au Nord. Je ralentis et finis par m'arrêter.

- Voilà, c'est dans ce secteur-là que les agressions ont eu lieu.

Je m'assis sur une pierre le long du chemin et entrelaçai mes doigts. D'un mouvement de la tête, je fis signe à ma nouvelle coéquipière de me faire face.

- Soyons efficace. Nous savons qu'il s'agit d'hommes, fréquentant des tavernes. Pourquoi ne s'attaquer qu'à Nacastal ? Si nous avons affaire à une véritable rébellion qui se fait doucement, mais surement, je suis prêt à ma mettre ma main à couper que tu devrais surveiller de près tes propres novices.

Je pris un air pensif.

- S'ils ne prennent que des novices comme cible, on peut en déduire, qu'ils sont lâches déjà, mais qu'ils n'ont pas, ou pas encore, les capacité de s'attaquer à mieux gradé.

Je jetais un regard à Ariemm, me demandant ce qu'elle en pensait.







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Ariemm
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Mar 19 Sep - 18:30
Lenn nous guida plus loin dans les Quartiers Ouest. Nous traversâmes un marché, poursuivant notre route plus au nord, et je reconnu bien vite le chemin qui menait à la colline sur laquelle était fièrement perché Nacastal. Après environ une demie-heure de marche, nous arrivâmes en vu de la Guilde. Les alentours étaient bien plus calmes, et les maisons plus rares. Lenn finit par s'arrêter et s'assit sur une pierre avant de déclarer :

- Voilà, c'est dans ce secteur-là que les agressions ont eu lieu.

Je promenai mon regard sur le paysage, un peu surprise que les malfaiteurs osent perpétuer leurs violences aussi prêt de la Guilde. Je comprenais mieux pourquoi Lenn se sentait provoqué et voyait un début de rébellion à travers ces actes. Pourtant, la possibilité que ces malfrats ne soient rien de plus de lâches agresseurs n'était toujours pas écarté selon moi. La tranquillité des lieux facilitait le travail de ces idiots, car il n'y avait que peu de témoins dans les alentours. Ainsi, n'importe quel couard qui souhaitait casser du jeunot pouvait profiter de cet endroit.
Lenn poursuivit depuis son rocher :

- Soyons efficace. Nous savons qu'il s'agit d'hommes, fréquentant des tavernes. Pourquoi ne s'attaquer qu'à Nacastal ? Si nous avons affaire à une véritable rébellion qui se fait doucement, mais surement, je suis prêt à ma mettre ma main à couper que tu devrais surveiller de près tes propres novices. S'ils ne prennent que des novices comme cible, on peut en déduire, qu'ils sont lâches déjà, mais qu'ils n'ont pas, ou pas encore, les capacité de s'attaquer à mieux gradé.

Je l'écoutais en souriant. J'avais déjà songé à tout cela, mais pour l'heure, il me semblait que Nacastal était la priorité. Mes novices n'avaient pour l'instant pas encore été attaqués, et mieux valait se concentrer là où était actuellement le problème. Si on parvenait à mettre fin aux lâchetés de ces hommes dés aujourd'hui, alors mes novices n'auraient plus rien à craindre et la question de savoir s'ils allaient être attaqués ou non ne se posait plus.
Lenn m'adressa un regard interrogateur, m'invitant à partager mon point de vue. Je lui souris de plus belle tout en croisant les bras dans mon dos, comme je le faisais parfois lorsque je prenais la parole :

- En effet. Si c'est vraiment une rébellion qui est en train de ce préparer, j'avais déjà songé à ce que mes chers novices en subissent eux aussi les conséquences. Commençai-je de ma voix fluette et joviale. Mais même s'ils risquent quelque chose, le problème est pour l'instant tourné sur ta Guilde, et je pense qu'on devrait se contenter de guetter par ici !

Je n'évoquai pas mon doute quant à la théorie de la rébellion. C'était inutile, puisque dans le fond, je me fichais éperdument des raisons de ces idiots. Tout ce dont j'avais envie, c'était les dénicher et m'amuser avec eux, même si je savais que je devrai me tenir tranquille pour cette fois.
Je n'avais pas vraiment l'habitude des missions de groupe, et encore moins lorsque mon coéquipier était aussi gradé que moi. Je n'avais accomplis qu'une seule fois dans toute ma vie une quête qui correspondait à ces deux critères, et elle remontait à plus de sept ans. J'avais donc pour habitude d'agir en suivant mon propre avis, sans me soucier des autres, d'autant plus que mon entêtement et mon caractère de fonceuse ne laissait pas vraiment de place pour de longs débats décisionnels. Ainsi, je lançais à Lenn dans un petit rire :

- On pourrais se cacher ici, et attendre que ces vilains agresseurs se montre ! Fis-je en indiquant un bosquet d'érable champêtre qui poussait non loin du chemin.

J'examinai plus en détail la cachette. Elle surplombait légèrement le chemin et semblais offrir un camouflage idéal pour une embuscade. Je pris le chemin du bosquet d'un pas décidé, entraînant Lenn par la main, sans lui laisser le temps de répliquer. J'étais consciente que mon plan était quelque peu ridicule et demanderait beaucoup de patience pour une garantie plutôt basse, mais c'était ce qui me semblait être le mieux à faire. On chasserai à l'affut, et même si je n'aimais pas spécialement cette technique, je savais que le moment où la proie se montrait enfin était toujours si satisfaisant que la peine de l'attente était largement récompensé.

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Jeu 28 Sep - 18:31
Ariemm m'exposa son avis, souhaitant manifestement se concentrer sur Nacastal. Je me demandai si elle se comportait avec moi comme avec un de ses soldats. Si, pour elle aussi, travailler ensemble avait quelque chose d'étrange. Je m'étais assis exprès, lui montrant par ce geste que j'acceptai de recevoir des ordres. Je devais me faire violence pour ne pas me lever et l’entraîner dans mes propres décisions. Cela faisait quelques temps que je n'avais pas été maître de la situation. Mais ça ne pouvait pas être mauvais, toute remise à niveau était bonne à prendre.

Je connaissais assez Ariemm pour savoir que parlementer n'était pas son rayon. Elle était vive, peut-être un peu trop à mon goût. J'apprenais à mes élèves la prudence. Mais j'admirai la confiance qu'elle plaçait en son instinct et je savais que je pourrais la suivre les yeux fermés.

- On pourrait se cacher ici, et attendre que ces vilains agresseurs se montrent !

J'ouvris la bouche pour rire, croyant à une blague, mais elle désigna un point derrière moi et je compris que son idée n'avait rien d'une plaisanterie. J'aurais préféré. Je faillis protester mais je renonçai, lui laissant sa chance. Avant même que je me lève, elle sautilla vers moi et me saisit la main. Je me fis emporter par ce petit bout de femme à la fougue débordante. Elle m'entraîna en hauteur, derrière un petit bosquet. Je reculai légèrement et me rassis sagement. Je posais sur ma coéquipière un regard très calme. Un silence se tissa entre nous deux et je poussai un long soupir.

- Quelle idée...

Puis je me mis à rire, mi-exaspéré, mi-amusé par cette situation insolite. Moi, tenir une embuscade sur le chemin de ma propre Guilde ? Si on me l'avait prédit, j'aurais ri. Mais en cet instant même, j'étais bel et bien assis derrière un arbre, à attendre que mes cibles viennent gentiment à mes pieds. Je croisais mes mains derrière ma nuque, résigné à passer un certain temps ici. Si les malfrats s'en prenaient encore qu'aux novices, nous étions à la bonne horaire. Le novices rentraient manger au réfectoire ou sortaient faire leur achat en ville. Dans tout les cas, midi était propice aux nombreux passage des élèves. Pourtant, je n'étais pas assez optimiste pour croire qu'ils seraient assez fou pour venir ici en pleine journée. De plus, j'avais d'avantage entendu des plaintes concernant le matin. Mais Ariemm semblait sûre d'elle. Alors, pourquoi pas ?

Je n'osais mettre en doute la patience d'Ariemm à haute voix alors je me taisais. Me concernant, je n'aimais pas attendre, ni perdre mon temps. Mais je pris la décision d'adopter le style de vie de ma coéquipière, c'est à dire ; considérer cet exercice comme un mini-jeu. Je fis glisser mes jambes devant moi et m'installais confortablement. J'aurais donné beaucoup pour savoir si cette attente porterait ses fruits. Un œil viré sur le chemin, j'étais calme et sifflotai tout doucement, m'amusant avec mes mèches rebelles. Quelques fois, j’interrompais le silence par une remarque, une plaisanterie légère. Juste le temps de voir son sourire et de voir le temps passer un peu plus vite.

Si j'avais eu vent du futur, j'aurais pris d'avantage plaisir à patienter derrière cet arbre dont l'écorce griffait ma peau à chacun de mes mouvements. Car la stratégie d'Ariemm porta bel et bien ses fruits. Peu après que le soleil se dressât haut et fier dans le ciel, les passants se firent plus nombreux. Je reconnus bon nombre soldats rentrer à la Guilde. Certains étaient en groupe et se déplaçaient bruyamment, se bousculant amicalement. D'autres marchaient seul avec énergie, les derniers traînaient un peu de pieds et je devinais avec compassion une patrouille matinale, longue et ennuyante. Les novices n'étaient pas en reste et courraient un peu partout, visiblement désorganisé.
C'est à cet instant précis qu'un homme attira mon intention. Il se tenait à l'opposée de notre position depuis un moment déjà. Il agissait avec désinvolture, tournait sur lui-même, mâchouillait un bout de pain, l'air de rien. Il aurait presque pu passer inaperçu. Mais on ne la faisait pas à moi. Sous son couvre-chef, il analysait, il était on ne peut plus concentré. J'échangeai un regard avec Ariemm.

- On a un suspect. Ne bougeons pas et voyons ce qu'il envisage de faire. On intervient qu'en cas de grande nécessité. Si nous parvenons à rester discret, il sera en pleine confiance et nous mènera tout droit au nid.      

Je m'accroupis.

- C'est lui, je le sens, luis dis-je, très confiant, ces habits correspondent aussi à la description que l'on m'a faite.







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Sam 30 Sep - 9:45
Lenn se rassit dans l'herbe, me dévisageant d'un regard calme. Il n'avait pas l'air d'avoir été contrarié outre mesure par mon impulsivité, et c'était bien ainsi. En me choisissant comme coéquipière pour cette mission, il ne fallait pas s'attendre à ce que tout soit planifié avec minutie et que les opérations soient réfléchies ou issues de longs discours stratégiques. Et Lenn devait au moins l'accepter, puisqu'il n'avait pas protesté contre mon plan. Il s'était contenté de pousser un soupir, puis de rire, sans doute tout de même un peu exaspéré.
Je m'accroupis à côté de lui, les mains posées à plat devant moi. Mon regard vert sombre scrutait avec attention le chemin en contre bas. Il ne s'y passait rien, mais j'étais malgré tout extrêmement concentrée, au point que même les déplacements des fourmis sur les graviers du sentiers ne m'échappaient pas. Habituée à l'affut, je savais d'expérience que la proie pouvait surgir au moment où on s'y attendait le moins, et qu'une seule seconde d’inattention pouvait être la cause d'une chasse infructueuse. De son côté, Lenn semblait préférer se mettre à l'aise, visiblement persuadé que nous allions attendre ici une éternité. Il avait probablement raison, mais la chasse était la chasse. Il allongea ses jambes près de moi et se mit à siffloter avec légèreté, si bien que je finis par relâcher ma concentration pour lui lancer un regard amusé. Il semblait vouloir se divertir à sa manière et je décidai de cesser mon affut trop assidu. Après tout, les êtres humains étaient pour la plupart nettement moins vif que les animaux. Je pouvais donc m'accorder un peu de relâchement pour prêter l'oreille à ses diverses remarques et plaisanteries.
Le temps passa bien plus vite ainsi, à échanger quelques paroles futiles mais amusantes, et je fus presque surprise de voir arriver si tôt les quelques premiers novices et soldats sur le chemin qui menait à Nacastal. Certains rentraient à la Guilde tandis que d'autres en sortaient. Plus le soleil montait vers son zénith et plus les passants se firent nombreux, sur le chemin en contre-bas. La majeur partie d'entre eux étaient des membres de Nacastal, mais je remarquai également la présence de civils.
Je m'étais redressée et avait repris ma position d'affut, alarmée par la nouvelle activité qui grouillait plus bas. Bien vite, mon regard fut attiré par un homme à la tête couvert par un chapeau de paille. Il se fondait dans la masse à la perfection, mais son regard attentif trahissait quelque chose de louche. Immédiatement, je sentis que nous avions face à nous l'un des conspirateurs responsable des agressions, et je compris au regard que me lança Lenn qu'il pensait la même chose. Déjà, j'empoignais Sauvage, prête à me jeter sur lui. Heureusement, Lenn prit la parole, me retenant de justesse de commettre une erreur irréversible. Avec l’enthousiasme de l'affut récompensé, j'aurais sans doute oublié de stopper mon jeu au bon moment.

- On a un suspect. Ne bougeons pas et voyons ce qu'il envisage de faire. On intervient qu'en cas de grande nécessité. Si nous parvenons à rester discret, il sera en pleine confiance et nous mènera tout droit au nid. C'est lui, je le sens, ces habits correspondent aussi à la description que l'on m'a faite.

Je m’efforçai de relâcher le manche de Sauvage, mais ne parvint pas à dissimuler l'enthousiasme provoquée par cette promesse d'action. Lenn, lui, semblait très calme. Aussi calme que tout ceux qui ne comprenaient pas ce que le combat avait d'amusant et qui voyait comme un drame la mort de n'importe quel être, aussi immonde fut-il. Je n'avais jamais compris -ou voulu comprendre- ce point de vue. Aussi, Lenn et moi resterons nous à jamais diamétralement opposé par cet aspect de notre façon d'envisager le monde. Je trouvais cela dommage, mais le temps m'avais appris qu'il était inutile de débattre sur ce sujet. D'ailleurs, je n'aimais pas ce genre de discussion philosophique.
Je finis par approuver la suggestion de Lenn dans un vigoureux hochement de tête et reporta mon attention sur la scène. Ce qui m'intriguais le plus dans la situation, c'était que le suspect en question était seul. Hors, toute les agressions avaient été commises en groupe. Je me demandai où pouvaient bien être les autres.

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Jeu 12 Oct - 19:20
L'homme au chapeau de paille poursuivait son petit manège, faisant les cent pas le long du chemin. Cherchait-il quelque chose ? Ou attendait-il quelqu'un? Il gardait la tête baissée, je ne parvenais pas à voir clairement son visage. Allez, ne reste pas planté là.... Mes cuisses commençaient à chauffer et l'impatience d'Ariemm me gagnait rapidement. Son comportement m'étonnait très légèrement, je la savais "fonce dedans", mais s'émanait d'elle une pulsion combative qu'elle avait réussis à calmer à mes paroles. Je le pris comme une preuve de son investissement et j'en fus touché.

Mais rien ne servait de se précipiter. Et à peine cette idée traversa mon esprit que l'homme au chapeau de paille devint intéressant. Il se dirigea vers nous, s'arrêta à mi-chemin, reprit sa marche et bouscula délibérément un autre homme capuché. Aucune parole ne fut échangée lors de ce contact, j'en étais presque certain. Mais je me levais prudemment. L'homme au chapeau de paille venait de glisser discrètement une enveloppe brune au fin fond de sa poche.

Je réfléchis très vite, qui suivre ? La réponse fut aussi rapide.

- Pas de temps à perdre !

L'homme capuché n'avait plus l'enveloppe sur lui, il ne nous servait donc à rien. L'homme au chapeau de paille pressait le pas, descendant vers le cœur des quartiers ouest. Je me jetais par dessus le bosquet, dérapant dans la pente abrupte.

- On le suit !

S'ensuivit une filature qui me ramenait au temps où je côtoyais Elisan, la meilleure espionne que je n'avais jamais connu. J'avalai ma salive, penser à elle restait un sentiment étrange et presque douloureux. Je me mis à marcher, environ à une centaine de mètre de notre cible. Je jetais un regard en arrière, voir si Ariemm ne m'avait pas faussé compagnie. Je me re-concentrai bien vite sur l'homme au chapeau de paille, focalisé sur sa poche gonflée, trahissant la présence du document qu'il venait tout juste de s'approprier.

Moi qui avait était si sûr de moi jusque ici, je me remis quelques secondes en questions. Peut-être Ariemm et moi venions seulement d'être témoins d'un trafic d'arme ou, qui sait, d'un quelconque stupéfiant. Mais pourquoi traîner aux alentours de Nacastal pour faire ce genre de chose ? D'un autre côté, comment être certain que cet échange et cette enveloppe avait un lien avec les plaintes de mes novices. Je serrais les dents, il n'y avait qu'une manière de le savoir : s'en emparer.

Arrivé dans une petite rue où s'émanait une forte odeur de viande cuite et d'épices orientales, l'homme au chapeau de paille ralentit enfin, se sentant visiblement plus en sécurité. Je poursuivis ma marche, terminé à l'aborder. Je n'agissais plus du tout comme un espion, mais comme un Capitaine témoin d'une scène suspecte, lui donnant droit d'agir. L'expression soulagé de l'homme changea du tout quand on se planta devant lui.

- Capitaine Ravenwood, veuillez me montrer le contenu de vos poches.

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

Question typique d'un suspect pris sur le fait. A ton avis gros malin, c'est ce que j'essaye de savoir. Je tendis la main.

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Répéta-t-il en reculant, d'une voix plus forte, plus menaçante.

Je fis un pas en avant, le visage fermé.

- Allez vous faire foutre ! Cracha-t-il en reculant de nouveau, prêt à s'enfuir.

Mon pied percuta son torse d'une telle violence qu'il s'encastra dans la fenêtre, la moitié du corps dans le hall du restaurant, d'où venaient toutes ces bonnes odeurs. A l'intérieur, On entendit des cris de surprise et le fracas de la vitre brisée créa en un rien de temps une vague de panique. Des clients sortirent en vacarme de la taverne, se demandant ce qu'il pouvait bien se passer. J'attrapai l'homme par le col, fourrai ma main dans sa poche et en tirai l'épaisse enveloppe. Furieux, il fit voler son poing. Il me manqua de peu mais je reçus un violent coup de genoux dans le ventre. J'aurai pu le maintenir si une bonne femme ne l'avait pas bousculé, croyant bien faire. Il m'échappa des mains et s'enfonça dans la foule. Une main sur mon bas ventre, je reculai vers Ariemm. L'homme au chapeau de paille était déjà loin, mais j'avais en ma possession la fameuse enveloppe qui accaparait, depuis le début, toute mon attention.







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Ariemm
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Lun 16 Oct - 18:07
Lenn et moi attendîmes donc, concentré sur l'homme au chapeau de paille qui allait et venait d'un air badin. Lui aussi semblait attendre quelque chose, ou quelqu'un. Peut-être qu'il attendait ses coéquipiers pour commettre l'une de leur lâcheté, à moins qu'il ne cherchait à repérer leur prochaine victime... Ou simplement s'entraînait-il à faire les cent pas ! Je retins un petit rire moqueur à cette idée grotesque. Faire les cent pas tout en analysant avec concentration ce qu'il se passait, autant dire s'entraîner à être louche !
Alors que j'allais perdre patience et que l'homme commençait sérieusement à me donner le tournis avec ses vas et viens de poisson en bocal, il changea enfin de comportement, de manière un peu trop brutale pour que cela paraisse naturelle, à nous qui l'observions depuis le début. Je le vis se diriger vers nous, s'arrêter à mi-chemin pour bousculer un autre homme encapuchonné. Mes yeux vert sombre braqués sur la scène, aussi attentive que s'il s'était agit de l'événement du siècle, je n'eus pas le moindre mal à voir clair dans leur petit manège. L'homme à la capuche avait fourré discrètement une enveloppe dans la poche du professionnel des cent pas et ce dernier prenait la poudre d'escampette en direction du centre des Quartiers Ouest ! Je bondis sur mes pieds, prête à me lancer à la poursuite de l'homme au chapeau de paille. J'étais si curieuse de savoir ce que contenait l'enveloppe que j'en oubliais Lenn. S'il n'avait pas lui aussi remarqué la petite magouille de ces deux-là, je serais partie seule sans la moindre pensée pour mon coéquipier. Force de l'habitude...
Heureusement, Lenn était au moins aussi alerte que je l'étais :

- Pas de temps à perdre ! On le suit ! Lança-t-il avant d'exécuter un bond prodigieux par dessus les buissons et s'élancer dans la pente.

J'émis un petit rire enthousiaste, satisfaite de ne plus avoir à attendre, puis me lança à sa poursuite, ignorant les regards surpris des passants. Je rattrapai Lenn rapidement et le laissa mener la filature. Ma petite taille m'aurait assuré un avantage certain pour ce genre de poursuite, pourtant, je n'avais jamais su faire cela très bien. Ou plutôt, je ne m'étais jamais donné la peine d'essayer de bien le faire. Je n'aimais pas attendre, et avec moi, les filatures ne duraient jamais bien longtemps...
Lenn, lui, ne semblait pas pressé, et ce ne fut que lorsque nous arrivâmes dans une rue chargée d'odeurs épicées qu'il se décida à intervenir. Bien que je mourrais d'envie de rejoindre la partie, je savais qu'il était plus prudent que je reste en arrière. Dans un effort de volonté surhumain, je lâchais le manche de Sauvage, que j'avais saisit dans un geste machinal. Je me contentai d'observer la scène, curieuse de voir comment allait se débrouiller Lenn.

- Capitaine Ravenwood, veuillez me montrer le contenu de vos poches. Fit-il, impassible.

- Qu'est-ce que j'ai fait ?
Répliqua l'autre, imitant de manière aussi involontaire que parfaite un enfant pris en faute. Qu'est-ce que j'ai fait ? Répéta-il en braillant alors que Lenn s'avançait, visiblement décidé à s'emparer de l'enveloppe, de gré ou de force.

- Allez vous faire foutre ! Cria-t-il en faisant mine de s'enfuir.

Quel charmant langage ! Songeais-je, amusée. Lenn, lui n'eut pas l'air de trouver ça drôle et, d'un coup de pied magistral, envoya voler l'impertinent. Je suivis des yeux le vol-plané du pauvre homme, qui se finit avec fracas dans la vitre d'une taverne. Je retins le rire puéril qui me montait en constatant les dégâts. La fenêtre brisée en mille morceaux était bonne à repayer, Lenn avait fait du beau boulot ! Je me demandais bien qui allait prendre en charge les frais de réparation. Mon coéquipier empoignait maintenant l'homme au chapeau de paille et lui dérobait l'enveloppe. Il n'avait même pas fait usage une seule fois de son poignard, et il ne daigna pas non plus le sortir quand le fautif lui lança un coup de poing. Lenn évita simplement l'attaque, mais essuya un violent coup de genou. Monsieur Chapeau-de-paille se battait plutôt bien ! Un petit combat contre lui avait de quoi être intéressant ! Je me ressaisit, au prix d'un gros effort. Non, ne pas intervenir ! Surtout, rester ici bien sagement. Lenn avait déjà l'enveloppe et je ne devais surtout pas tout gâcher maintenant alors que j'avais résisté tout ce temps. Même lorsque le coupable prit la fuite, je ne bougeai pas. Un peu tremblante, je le regardai disparaître dans les rues du Quartiers Ouest.
Lenn revenait vers moi, l'enveloppe dans une main, l'autre posée sur son abdomen meurtri.

- Interdiction de rendre ton déjeuner sur moi ! Plaisantai-je en riant, avant de m'emparer de l'enveloppe dans un geste désinvolte.

J'élevai ensuite la voix pour m'adresser à la foule de passant agitée par l'action :

- [color =#003300]Allez, on circule, le spectacle est terminé ! Bravo au Capitaine Lenn Ravenwood pour sa formidable prestation ![/color] J'ajoutai à l'intention de la tavernière courroucée qui se tenait devant sa fenêtre brisée : Désolés pour toi, on réparera les dégâts, promis !

Malgré le manque de sérieux dans mon ton, mes paroles semblèrent faire effet. Les passants se remirent à passer et la tavernière à ”taverner", tant bien que mal. Quand le calme fut totalement revenu, je reportai mon attention sur enveloppe. Si je ne pouvais plus être impatiente de jouer avec un quelconque malfrat, j'étais toujours aussi pressée de découvrir le contenu du paquet que Lenn avait acquis au prix d'un vilain coup de genou. J'ouvris l'enveloppe, dépliai le papier qui se trouvais à l'intérieur, puis lu à voix haute, afin que mon coéquipier puisse profiter de l'information :

- "Prochaine étape, capture de novice. On se retrouvera tous à l'endroit habituel, la semaine prochaine à 6h30."

Mon sourire s'élargit alors que je tendais le mot à Lenn pour qu'il le lise de lui-même. Quoi qu'il en était, ce groupe d'idiot était plus organisé que ce que je pensais. Ils n'étaient pas de simples lâches qui n'avaient rien de mieux à faire que d'embêter des enfants, mais bien une organisation qui poursuivait un but précis, bien que ce dernier m'échappait encore. Néanmoins, niveau ruse, ils avaient encore quelques progrès à faire ! Ils ne s'étaient même pas donné la peine de créer un code de cryptage pour répandre une information aussi importante que celle-ci !
Toujours souriante, j'ajoutai à l'intention de Lenn :

- Je pense qu'on les tenait si ce maudit chapeau de paille n'avait pas pris la fuite ! Fis-je dans un rire tout en sachant pertinemment que c'était de ma faute s'il avait pu s'échapper. [/color]D'ici une semaine l'autre aura tout fait pour avertir ses camarades.... à moins qu'il ignorait totalement le contenu de l'enveloppe.[/color]

J'avais réfléchit à voix haute, et je ne doutais pas que Lenn devinait déjà mon point de vue : trouver "l'endroit habituel" et mener une embuscade malgré tout.




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Lun 23 Oct - 19:00
- Je pense qu'on les tenait si ce maudit chapeau de paille n'avait pas pris la fuite !

Je ne l'écoutais plus. Capture de novice. Le sang tapait tellement fort dans mes tempes que je dû me faire violence pour ne proférer d'injures devant Ariemm. Capture de novice. Jamais je n'avais connu un tel affront. J'étais prêt à leur pardonner ce jeu malsain si la raison qui lui avait poussé à de tels actes m'avait paru "acceptable".

- D'ici une semaine l'autre aura tout fait pour avertir ses camarades.... à moins qu'il ignorait totalement le contenu de l'enveloppe.

Je n'étais pas d'accord avec elle et je lui fis rapidement part de mon avis, d'un ton tranchant, qui trahissait clairement ma haine envers ces hommes.

- Non. Il ne se risquerait pas à dévoiler son erreur à ses complices, il pourrait frôler la mort ou le passage à tabac. Je suis presque certain qu'il va se faire oublier...

Je regardai Ariemm, plus déterminé que jamais.







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