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entre deux livres [Privé Ayka/Alexandriël]

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Ayka
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Sam 18 Nov - 17:45
Je marchais d'un pas pressé en essayant de ne pas penser au froid mordant qui s'était emparé de moi. Naïu me suivait tranquillement, et Näe soufflait sur ses mains devenues rouges à cause du froid. Cela faisait longtemps que je n'était pas resté seul avec elles. Naiü, était la plus petites des deux et avait toujours des histoires enivrante à raconter, ne se privait pas d'une occasion de parler, tandis que sa sœur plus réservée ne lâchait pas un mot sitôt qu'une personne qui lui était inconnue approchait. Je fini par déposer mes deux petits sœurs, qui en avait mare de marcher, devant la porte de la grande bâtisse -le luxueux domaine Mostralin- dans laquelle je n'était pas renté depuis, que je m'étais légèrement emporté avec mon grand-père et mis à dos la moitié de ma famille.
Je repris ma promenade et mes pas me dirigèrent devant une librairie que je connaissait bien. Je m’engouffrais dans la petite échoppe et referma la porte avec empressement. Je savais que le libraire avait enfin reçut le dernier livre d'un philosophe peu connu, mais d'un talent remarquable. Malheureusement, le vendeur n'était pas au guichet. Je dus donc patienter, et j'en profitais pour regarder autour de moi. Les étagères, qui croulaient sous les livres, montaient jusqu'au plafond et bien que celui-ci soit relativement bas, on se sentait envahit de tout côtés. Je m'étais toujours sentis à l'aise dans ce genre d'endroit, encerclés de livres, d'histoires toues plus fabuleuses les une que les autres. Mais de touts les livres, mes préférés étaient sans aucun doute possible, ceux des plus grands écrivains; les livres philosophiques. Le libraire apparut entre deux rayons.

-Ayka! s'éclama-t-il en me voyant. Ça faisait un bout de temps que t'avais pas pointé le bout de ton nez!

J'esquissais un sourire amusé. Je lui expliquais la raison de ma venu et il repartit chercher ma commande. Quand il l’eut trouvé il me la tendis et me donna une petite tape sur le dos, en me proposant de rester un peu pour me purger avec les "écrits formidables" de son antre. J’arpentais donc les rayonnages sans vraiment rechercher quelque chose, et laissais vagabonder mon imagination. Du moins jusqu'à ce qu'un illustre inconnu vienne me renter dedans.

hors rp:
 


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Alexandriël
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Lun 11 Déc - 2:54
Ces derniers temps, j'étais préoccupé, dans la lune, comme on dit. Il m'était difficile d'accorder pleinement mon attention aux autres. Même lorsque je participe à une conversation avec d'autres soldats, ou avec des personnes de la ville, une partie de moi est toujours ailleurs, auprès de celle que j'aime. Je m'en veux, parce que je pense que je ne vaux pas grand chose pour les autres en ce moment, et pourtant je pense que c'est mon devoir d'être là pour les autres. Cela me donnais beaucoup de remords, je culpabilisais, et cela vint même me hanter dans mes rêves.

J'avais rêvé que les villageois d'Orchedin avaient froid, et que comme je n'étais pas assez présent pour eux, ni assez impliqué lorsque je leur parlais, ils allaient continuer d'avoir froid, parce que en me montrant négligeant, c'était comme si je leur refusais des vêtements pour l'hivert.

C'était un rêve douloureux, mais l'avantage c'est qu'il me faisais vraiment prendre conscience qu'il fallait que je me "réveille", que je sois dans le moment présent, et que je sois prêt à réellement écouter, au lieu de rêver à mon amour lointain.

Je pensais à cela tout en marchant dans la rue, il faisais terriblement froid, et bientôt de petits flocons commencèrent à tomber. J'en reçus un sur la joue et cela me fit sourire, comme si Dieu m'avait envoyé un bisou. J'étais émerveillé par la neige, je me sentais reconnaissant envers le Ciel, de nous donner quelque chose d'aussi magnifique, et de ce fait, je me sentais heureux comme un enfant auquel on offre un beau cadeau. Je ne savais pas si je le méritais, mais si Dieu avait décidé qu'il neigerait, je ne pouvait qu'être content et remercier.

Heureusement que j'étais vêtu de vêtements chaud, et d'une veste. Je m'arrêtai de marcher et levai la tête pour regarder les flocons tomber délicatement vers moi. C'est quelque chose que j'ai toujours aimé faire quand il neige; le ciel était tout blanc.

Une minute plus tard, j'allais reprendre ma marche, et soudain mon regard tomba sur ce qui semblait être une librairie. Je me ballade pas souvent dans ce quartier, aussi c'est la première fois que je la voyais, mais cela tombait bien, parce que j'étais en quête de quelques cadeaux de Noël. Sans doute que dans cette librairie, je trouverais de bonnes idées, et puis j'ai toujours adoré les librairies et bibliothèques.

De l'extérieur, je regardais la vitrine, il y avait plein de livres qui avaient l'air très intéressants, et quelques peluches, et autres objets de décoration, très peu, mais juste assez pour mettre les livres en valeurs. Je passai la main dans mes cheveux courts et ébourriffés pour voir si des flocons y étaient tombés, puis je m'approchai de la porte et l'ouvris. Le libraire était en train de ranger des livres sur l'étagère derrière son comptoir, je croisai son regard et il me dit bonjour, il avait l'air d'être à l'aise dans son élément, et il semblait être aimable et une personne agréable. Je lui souris très légèrement, timidement, en répondant à sa salutation. Puis j'entrai entre deux rayonnages de livres, je contournai la dernière étagère, pour me retrouver de l'autre côté, dans un autre couloir de livres, mais me ravisant, je retournai aux premières étagères, en repassant devant le libraire.

Je m'arrêtai devant certains livres pour commencer à regarder lesquels pourraient être bien, mais j'entendis un bruit léger et me tournai dans cette direction, vers la porte et la vitrine. Il y avait un rouge gorge dehors, qui venait de taper contre le carreau. Je savais que les oiseaux faisaient souvent cela, prennant la surface lisse du verre pour de l'eau. Comprennant son erreur, l'oiseau s'envolla un peu plus loin. Je songeai un instant qu'il faudrait mettre un peu d'eau dans la cour de la Guilde, pour eux, et aussi du beurre ou de la margarine à un endroit en vue et pas trop près des bâtiments, pour qu'ils n'aient pas peur d'y aller. C'est bon pour les oiseaux d'avoir du beurre en hivert, dans lequel on peut mettre des graines ou des miettes de pain.

Enfin mon attention revint sur les livres, et j'en attrapai un à la couverture d'une couleur pastel orangée, avec d'autres couleurs claires, dont du violet. Ce livre me paraissais doux et sympathique, je commençai à en lire le résumé, en faisant quelques pas. Comme toujours quand je lisais, j'étais concentré, et je crois même que je murmurais sans y penser, cette fois là, quelques uns des mots écrits sur le livre. Ça avait l'air d'être plein d'aventures et en même temps je sentais que c'était un bon livre. Je l'ouvris au hasard en continuant mes quelques pas, quand soudain je sentis que je percutais légèrement quelqu'un.

- Oh, pardon !

Le livre faillis m'échapper, je le rattrapai de justesse, puis je relevai les yeux. J'avais en face de moi... Une jeune fille ou un jeune garçon ? C'était à qui cette tignasse rousse ? Je croisai le regard de deux yeux noirs presque colériques; je ne m'attendais pas à ça...
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Ayka
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Sam 30 Déc - 12:34
-Oh, pardon !

L'inconnu paraissait désemparé. Je le toisais de mon habituel regard insolant, avec un pointe de colère. Pardon? Ah c'est sûr qu'il peut s'excuser cet imbécile qui ne songe même pas à regarder ou il va! Les lèvres pincées, je le jaugeais sans prendre soin de masquer mon agacement. Un détail retenu mon attention, il tenait un livre violacé dans les mains. J’esquissais un sourire impudent. J'avais déjà lu ce livre - où du moins l'avais-je commencé. Il était d'un ennui profond, la fin était prévisible avant même de débuter le livre et l'histoire était pathétique. Enfin, cet ouvrage reflétait à merveille l'arriéré qui se tenait en face de moi.

Il releva la tête et ses yeux ocres croisèrent les miens. Je vis un éclat de surprise dans son regard. Peut-être s'attendait-il à ce que je le remercie de m'avoir foncé dedans?

-Mais ce n'est rien, voyons!! Cela arrive à tout le monde de rentrer dans les gens. Il n'y avait aucune trace de sympathie dans ma voix, aussi se fit-elle glaciale lorsqu'elle retenti à nouveau. Enfin, du moins à tout les imbéciles!

J'éprouvais un sentiment de frustration, tout d'abord parce qu'il neigeait et que cela me rappelais une de mes mission qui avait fini en catastrophe; ensuite parce que j'avais passé une journée épuisante -même si j'avais revue mes deux petites sœurs - mais en plus je ne pouvais passer un moment dans le calme sans qu'un imbécile vienne me foncer dedans!! Je lâchais un long soupir exaspéré.


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Alexandriël
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Lun 1 Jan - 23:01
Inconsciemment, je tenais le livre contre mon torse, presque comme pour le serrer contre moi. Est-ce que cette histoire ne me détendrait  pas si je la lisais ? Je suis presque sûr que si. Enfin bon, la jeune personne qui me faisait face– ce devait être une fille, et même assez mignonne, quoi qu’en fait elle soit une gamine trop jeune pour moi – me répondit avec une ironie délibérément marquée, insolente. Puis elle m’insulta carrément. Je réagis à peine face à l’injure. Au vu du regard noir de colère dont elle m’avais incendié, je n’aurais pas pu m’attendre à autre chose, j’imagine. Vaguement intéressé par le côté inhabituel de la situation – ça m’arrive quand même rarement de me faire insulter ouvertement -  je restai calme, en pesant le pour et le contre, me demandant un instant si j’allais abandonner toute politesse. Derrière moi le libraire continuait de ranger imperturbablement ses livres, quoi qu’il rigolait peut-être sous cape, comme on dit, de cet échange. Moi même, cela m’aurait plus prêté à rire qu’à me vexer ou m’énerver. Pourtant j’aurais pu ou du être bouleversé, certainement ? J’aurais peut-être dû me sentir heurté, choqué, qui sait. Je sentais en fait mon intérêt s’éveiller et j’étais quasiment… ou légèrement, amusé. Un vague sourire viendrait presque s’inviter à errer sur mes lèvres... Presque.

- « Calme toi le môme. »

Cette petite personne avec ses cheveux tout rebelles. Ce n’est pas détestable. J’ai bien envie de la provoquer un peu. Ou de le calmer. Je ne sais pas.

- « Ce n’est guère seyant pour une fille d’insulter des inconnus. »

Quoi que je fasse, cette âme combative allait certainement s’énerver encore plus. C’est prévisible. Ça m’aurait presque ennuyé si je n’avais pas l’habitude de trouver bien souvent les gens prévisibles, de toute façon. C’est parfois assommant. Comme emprunter un chemin tout plat qui va tout droit, dont on voit déjà la ligne d’arrivée. A quoi bon ? Mieux vaut se créer ses propres sentiers, accidentés, sur lesquels marcher n’est pas ennuyeux : c’est mon avis. C’est vrai, et sans réel danger en tout cas, au premier degré. C’est pourquoi dans la nature, je n’emprunte pas les chemins déjà tracés par les hommes (lorsque un ou des chemins ont été tracés.) C’est tellement plus agréable d’être un peu surpris, d’avoir quelques difficultés, d’être dans un monde végétal par exemple, où on découvre sans cesse quelque chose, ou l’intelligence est sollicitée, plutôt que de suivre, l’esprit vide, un chemin qui ne réclame presque aucune réflexion. Cependant, faire ce choix ne signifie pas que l’on doit tout briser, tailler, couper, pour créer son sentier. Pour moi, cela veut dire au contraire s’adapter à l’environnement et ne laisser presque aucune trace de son passage. Bien sûr, cela dépend, dans certains cas, cela peut être différent. Mais de manière générale, je trouve cela plus beau quand l’Homme et la Nature ne se gênent pas, ni l’un ni l’autre, mais quand l’un se déplace dans l’autre avec harmonie. Bien sûr, cela demande de connaître un peu la nature et ses dangers. Savoir, par exemple, que marcher sans faire attention, peut revenir à risquer se faire crever un œil par une branche fine, que l’on avait pas remarquée.

Je pensais tout cela sans que ce soit réellement formulé en mots, mais plutôt, je l’imaginais. La neige continuait de tomber dehors, délicate et silencieuse, et comme créant le silence autours d’elle. Peut-être que ce silence, c’est parce que c’est alors le moment d’entendre sa voix à elle... La voix de la neige.  

Je n’avais pas pu me détourner depuis que je m’étais trouvé face à cette personne. Il ou elle était petit par rapport à moi ; inconsciemment, je m’étais légèrement appuyé contre l’étagère de livres derrière moi, et je n’avais pas pu m’empêcher de le ou la regarder. Je m’en aperçus et bougeai légèrement, détachant mon regard. Il aurait juste eu à faire un geste pour provoquer l’effondrement d’une pile d’ouvrages sur ma tête, en fait. Je me demandais si quelque chose de ce genre aurait pu lui traverser l’esprit, au vu de l’exaspération manifestée jusque là. Je me trouvais face à quelqu’un de totalement inconnu, et peut-être, après tout... Imprévisible.

HRP:
 
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Ayka
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Mer 3 Jan - 13:24
L'inconnu me regarda et je cru discerner un rictus sur ses lèvres. De quel droit se permettait il de se payer ma tête! Je sentis ma colère s'ouvrir en moi comme une rose, avec sa tige bordée d'épines, qui éclos avec force.

-Calme toi le môme.

Ma mâchoire se crispa. Je levais des yeux noirs de rages sur lui lorsqu’un détail accrocha mon regard. Je ne l'avais pas vu mais à présent il luisait sous le faible éclairage de la petite boutique. L'insigne d'Avelann, toujours aussi laid! Cela expliquait donc que cet abruti en soit un! Il reprit, me tirant de mes réflexions:

-Ce n’est guère seyant pour une fille d’insulter des inconnus.

Je me figeais soudain. Une fille? Et il parle de... MOI???!! Je le regardais avec des yeux ronds, même si mes sourcils étaient toujours froncés. Eh bien, les imbéciles d'Avelann sont encore plus stupides que ce que je le pensais! Confondre une fille et un garçon! Mais surtout, me confondre moi! Je ne pu me retenir un instant de plus; j'explosais de rire devant tant d'absurdités. Je respirait un grand coup tentant de me calmer.

Enfin, ce crétin m'avais non seulement pris pour une fille, mais en plus traité de môme. Je ne pouvais laisser passer cela. Ce fut donc avec un grand sérieux que je regardais autour de nous, espérant trouver un moyen exemplaire de lui remettre les idées en place. Je ne pouvait pas non plus abimer les étalages, refermant chacun des romans, des histoires, des univers magnifiques! À moins que... Un sourire insolant vint planer sur ma bouche. Je me tournais vers l'une des étagères, et cherchais ma proie. Lorsque enfin je la trouva, je la saisie délicatement. C'était un livre aussi poussiéreux à l'extérieur que dans son écriture. Et il était de plus assez imposant et son poids était idéal pour ce que je m'apprêtais à faire. Je me retournais donc vers l'abruti avec une mimique moqueuse.

-Vraiment? Ce n'est pas seyant? Eh bien dans ce cas là rassurez vous très cher, je ne vous insulterais point! Dis-je d'une voix doucereuse.De toute façon, vous êtes bien trop crétin pour vous en rendre compte!

J'accompagnais naturellement ma phrase avec mon sourire insolant. Puis avec tranquillité, je soupesai une ultime fois le vieux pavé, et lui jetai dans la tête.

hrp:
 


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Alexandriël
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Ven 12 Jan - 17:58
Mon livre toujours gentiment tenu contre moi, j’ai observé avec intérêt le visage de la jeune personne en face de moi se modifier, la colère se peignant encore davantage sur ses traits. Lorsque je lui signalai qu’elle ferait mieux de se calmer, et lui rappelai qu’elle n’était après tout qu’un adorable petit môme, une autre émotion vint délicatement changer son expression : la surprise se mêlant à présent à la rage, en un mélange assez intriguant. Cela me rappelait les cocktails surprenant que l’on fait parfois, que l’on est tenté de boire en les savourant longuement, mais qui sont, après tout, d’un goût décidément trop curieux.

Cette surprise manifestée, était-ce à l’annonce qu’elle n’était qu’une recrue du bac à sable, ou bien était-ce parce que j’avais décelé qu’elle était en fait une mignonne jeune fille malgré qu’elle n’en ait guère les attraits ? J’en était là de ce questionnement passablement ennuyeux, mon regard tranquillement posé sur elle, lorsque je la vis éclater de rire. Probablement pour masquer à quel point je l’avais vexée en soulignant les faits.

Sans me départir de mon calme au vu de sa fureur, mes doigts jouaient sans que j’y pense avec une petite lanière accrochée à mon poignet, et j’avais décidé de reprendre ma lecture. J’ouvris donc le livre et me mis à lire quelques lignes, écrites à l’intérieur de la couverture, sur le côté, pour découvrir quelques petites choses sur l’auteur, je suivais les lignes, afin de ne pas me perdre. Sans doute peut-on voir en mes gestes la personnalité d’un imbécile, comme l’a proféré cet insupportable gamin. Toujours est-il que je ne sais quoi, quelque chose me fit lever les yeux, me faisant cesser cette activité.

Vraiment? Ce n'est pas seyant? Eh bien dans ce cas là rassurez vous très cher, je ne vous insulterais point! De toute façon, vous êtes bien trop crétin pour vous en rendre compte! »

Indifférent à l’insulte, je regardai la jeune personne soupeser le livre, puis l’envoyer droit sur moi. Par un réflexe rapide, je parvins à rattraper celui-ci avant qu’il ne me touche, sans toutefois faire tomber l’ouvrage que je tenais déjà. Je déposai le vieux volume sur l’étagère derrière moi. J’avais bien envie d’aller attraper ce môme et de le calmer de mes mains. De serrer fermement ses poignets, empêchant ce petit furieux de s’enfuir, et d’affronter son regard noir. Probable qu’il se débattrait et que je prendrais quelques coups, mais ce serait un jeu d’enfant de le maîtriser. Quoi que cet être rebelle me donnerait du fil à retordre, comme on dit, ce qui somme toute ne serait pas vraiment déplaisant.

- « Tu vas te calmer ? »

Je ne sais pas s’il a envie de me provoquer et de me mettre en colère, mais je suis de nature assez calme, il aurait pas mal de difficultés à m’énerver.

Au lieu de me balancer des livres à la tête, dis-moi ton nom, je veux savoir qui ose m’insulter. »

Si ce gentil petit gamin ne veut pas me dire ce que je désire savoir, je suis prêt à apprendre ce que je veux par la force.

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Ayka
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Dim 21 Jan - 19:31
L'abruti n'était malheureusement pas dépourvu de réflexes et rattrapa le livre sans grande difficulté.

-Tu va te calmer?

Je tiquais. Me calmer? Il me fonce dedans, me traite de gosse et me prend pour une fille! Après ça c'est MOI qui doit me calmer? Je soupirais, mon sourire insolant toujours suspendu à mes lèvres. Je ne voyais pas pourquoi je devrais me calmer étant donné que j'étais parfaitement serin. Même si ses insinuations commençaient sérieusement à m’exaspérer.

- Au lieu de me balancer des livres à la tête, dis-moi ton nom, je veux savoir qui ose m’insulter.

Je levais mes yeux charbons sur sa misérable personne. Il voulait mon nom, cet imbécile? J'allais lui dire que je faisais parti des humbles et génialissimes Mostralin lorsqu'une idée me figea sur place. Et si cet abruti était en train d’essayer de me draguer? Je le regardais à présent avec incertitude. J'hésitais entre le rire et la colère. Après tout ce n'était pas totalement sa faute s'il était stupide, il était d'Avelann! Enfin il fallait quand même être sacrément idiot pour en arriver là. Je fini par répondre en tentant de garder mon sérieux ce qui était de plus en plus difficile pour moi au vu de la situation. Je gardais malgré tout mon sourire insolant et mes sourcils froncés.

- Eh bien très cher, avant de me dicter ma conduite, tu ferai mieux de te concentrer sur la tienne. Quand à mon nom, sache que je fais parti de la sublime famille des Monstralin et que si tu continue à me manquer de respect, je me ferai un plaisir de te faire comprendre que tu n'es rien de plus qu'un imbécile soldat d'Avelann qui n'a absolument aucune autorité sur les personnes de mon rang.

Je croisais mes bras par réflexe en le jaugeant d'un air supérieur, en guettant sa réaction. C'était tout simplement un régal de voir la tête de ces insignifiants se décomposer en découvrant qui j'étais. Cela faisait longtemps d'ailleurs que je ne m'étais pas défoulé ainsi.


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Alexandriël
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Dim 21 Jan - 21:09
Cette jeune personne a parfaitement raison, ma conduite est loin d’être parfaite. Cependant je me suis promis de me comporter le mieux possible, afin de n’avoir pas à rougir de mes actes et de mes paroles. J’essaierais de faire comme les personnes que j’admire, d’être comme mes modèles. Même si c’est difficile. Je veux rester un homme d’honneur, même si… Akkami pensait qu’elle était instable, je le suis probablement aussi. Je n’arrive pas vraiment à être entièrement fidèle à ma conscience et ma moralité. Je suis sans doute une personne à la moralité douteuse. Pourtant je veux absolument être quelqu’un de droit. Mais certaines personnes me placent dans un dilemme. Alors, je ne sais pas quoi faire. Peut-être vaut-il mieux tout arrêter. Oublier les cadeaux de Noël. Oublier une maison. Tout oublier.

La vérité, c’est que cette andouille en face de moi me fait penser à elle. J’ai envie de ne m’énerver rien que pour ça, j’ai envie de casser quelque chose, mais je suis dans une librairie, un endroit que je respecte normalement. J’en peux plus de cette douleur dans mon cœur. Je ne sais pas comment y mettre fin… Et sans que je le veuille, j’ai senti mes yeux se remplir de larmes, qui se sont mises à couler le long de mes joues pour se perdre dans ma barbe que je n’ai pas vraiment rasée. A vrai dire, cela va faire rire cette personne que je pleure, elle peut pas comprendre pourquoi, et si insulter les gens l’amuse, les faire pleurer aussi, sans doute. En vérité, je ne peux pas supporter ça. Alors oui, je suis sans doute complètement instable. Mais… Que quelqu’un me fasse penser à celle que j’aime, c’est... Bien, un peu… Parce que je me sens un peu comme si j’étais avec elle… Mais d’un autre côté, ça me fait juste terriblement mal au cœur.

Je n’ai pas envie de montrer mes sentiments devant cette inconnue, dans une librairie. Je me demande d’ailleurs si je vais pas prendre les librairies en horreur, et finalement, ne plus les aimer. En tout cas cette personne avait croisé les bras, et me regardait avec satisfaction. Trop de souvenirs viennent me hanter et me faire mal. Mieux vaut peut-être que je sorte de cette librairie et oublie également ce gosse inconnu qui me rappelle…

Malgré ça j’ai envie de lui demander son prénom, maintenant je sais que cette personne appartient à la famille Monstralin, mais bon quel intérêt, juste me faire mal, à quoi bon me blesser ? Si cette personne me fait penser à elle, mieux vaut que je la fuie.

Je n’ai vraiment rien à répondre, j’ai juste envie de me replier sur moi-même. Je me suis aperçu que je caressais avec mon pouce la couverture du livre aux couleurs pastel. Mon Dieu, vive ce livre. Je sais pas pourquoi, mais je sais qu’en tout cas, en lisant ce livre je risquerais pas d’être blessé. Avec lui je risquais pas non plus d’avoir une mauvaise conduite. Alors mieux vaut m’enfermer dans ma lecture. C’est ce que je fis, sans rien répondre, je me plongeai dans la lecture en espérant que mes souvenirs, mes sentiments et mes larmes allaient rester à distance. Je pense que je vais lire deux pages, et ensuite, je vais sortir de cet endroit pour ne plus y revenir. Ces murs autours de moi m'en rappellent d'autres, qui m'ont étouffé.
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Ayka
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Mer 31 Jan - 16:33
L'inconnu ne réagit absolument pas comme je l'avais imaginé. Il paru un moment incertain puis, sans prévenir, laissa couler des larmes les long de ses joues. J’eus un léger mouvement de recul. J'étais perplexe, je l'avais certes insulté mais rien de bien méchant. Du moins je ne l'avais pas traité de môme. Et je ne voyais pas ce qui pouvait le mettre dans tous ces états. Peut-être le fait combiné de mes offenses à son égard et sa fragilité intellectuelle. En tout cas un soldat de Nacastal digne de ce nom n'aurait jamais agit ainsi. Il baissa la tête, sans doute pour cacher ses pleurs. Chose inutile car je les avais plus que vus et cela le rendais encore plus imbécile que ce qu'il était déjà. Il ouvrit son livre et commença à lire, sous mon nez en m'ignorant royalement. Je sentis ma colère gronder en moi. Il m'ignore! Il m'ignore alors qu'il est de plus en plus pathétique et il n’essaye même pas de se défendre contre moi! Cependant, j'étais à l'intérieur d'un endroit que je chérissais et je ne pouvais abimer ce lieu mystique. Je réfléchissais donc à un moyen de sortir de cette situation, pour le moins étrange. Les sourcils légèrement froncés, comme toujours lorsque j'étais contrarié, je me surpris à une vilaine habitude, je me mordillais les lèvres. Mes joues prirent une teinte rosée, et je pestais contre moi pour qu'elles reprennent une couleur normales. Peux-être fallait-il que je parte, tout simplement. Cela semblais plus qu'une bonne idée, plutôt que de rester ici à m'énerver contre un inconnu, d'Avelann qui plus est,qui me traite de tous les noms puis m'ignore. Je sentais mon pouls sous ma peau; j'étais bien plus énervé que mon visage ne le laissait paraitre. J'expirais tout l'air que pouvaient contenir mes poumon, puis inspirais à nouveau, méprisant, avant de lâcher :

- Eh bien! Comptes tu rester ici toute ta vie ou tu aurais l’obligeance de t’ôter de mon chemin afin que je puisse passer?

J'avais parlé d'une voix si glaciale que l'on y entendais toute ma haine se déverser tel un poison qui se répand dans une veine. Les bras toujours croisés sur ma poitrine, mon regard charbon droit vers le sien, encore penché sur son livre cramoisi, je patientais attisant ma rage. Si au bout de trois secondes exactement, il ne daigner pas bouger, il pouvait être sur que cela finirai très mal pour lui. J'avais omis de lui demander son nom en retour. Tant pis, il avait les yeux couleur ocre, si jamais je le revoyais je ne manquerai pas de reconnaitre cet énergumène qui m'avait foncé dedans et je lui ferai comprendre que je n'étais pas un petit mouton à qui l'on caresse gentiment la tête.


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Alexandriël
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Jeu 8 Fév - 19:23
Je me plongeais dans le livre, agréablement, en laissant mon passé et mes souvenirs s’éloigner de moi. Je ne sais pas si ce serait un bien ou un mal, si j’avais toute ma mémoire, mais parfois il vaut mieux oublier, cela semblait être le cas présentement. J’étais trop absorbé dans ma lecture pour vraiment prêter attention à la personne en face de moi. Je tournai une page, pour suivre avec intérêt la suite de l’histoire. La douleur qui m’avait assailli s’apaisait, s’éloignait, tandis que je lisais. J’en étais à ce moment passionnant où on comprend les propriétés exquises des cheveux de la jeune fille, l’un des personnages principaux du roman. Je trouvais ce personnage particulièrement savoureux et je comprendrais tout à fait que l’on éprouve le désir de se blottir dans ces cheveux extraordinaires. Je tournai une seconde page pour poursuivre ce récit plus qu’intéressant, quand une voix me tira avec peine de ma lecture, alors que j’avais envie de lire cette histoire jusqu’à la dernière ligne. Je fis un effort pour tendre l’oreille à ce que l’on me disait. Il me semblait sentir une vague froideur dans cette voix. Qu’est-ce qu’elle avait dit ? Elle souhaitait que je la laisse passer… En prenant mon temps, je finis par lever les yeux, quittant le livre brièvement. Je pensais pendant un instant que j’allais faire regretter ses insultes à ce gamin. Mais…Que dirait mon lieutenant si j’étais menaçant envers plus jeune que moi ? Je ne savais plus où j’en étais. Je fis un pas sur le côté. A présent cette personne était libre, elle pouvait partir. Je m’éloignai d’elle et m’appuyais contre l’étagère remplie de livres, tous ces livres écrits par des personnes plus sages que moi. Que dirait Akkami, aussi ?

- « Tu es libre, pars.»

Mais je désirais que cette personne reste. Mais sans réfléchir davantage, j’étais déjà sorti dehors sous la neige et je ressentais son froid glacial. Elle avait recommencé à tomber, et je frissonnais sous ses flocons. Je voudrais éteindre pour toujours ces souvenirs qui me blessent. J’aimerais que ce froid les fasse taire pour toujours et m’éteigne. Je voudrais disparaître. Je voulus murmurer quelque chose à travers les flocons en colère, mais je les laissais seulement me brûler de leurs morsures froides. Il est vraiment temps que je quitte Orchedin pour partir à la recherche de Micka. Ou que j’achève ce que mon ennemi a commencé, bien longtemps auparavant, lorsqu’il a essayé de me tuer. Mais de nouveau je pensais à Akkami et Elyu, et je chassais ces noires pensées.
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Ayka
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Lun 12 Fév - 12:45
Lorsque cet énergumène daigna enfin lever ses yeux, je me retrouva face à un regard noir. Il s'effaça cependant presque aussitôt, et devin incertain, perdu. Le gars se décala légèrement sur le côté et me déclara :

- Tu es libre, pars.

Puis il s'enfuit, purement et simplement. Je restai planté là, délaissé et ahurit. Je ne savais comment réagir. Enfin, après tout c'était un soldat de la guilde d'Avelann, alors il n'était pas étonnant qu'il soit faible ni lâche... Je me décidai à errer dans cette antre aux milles histoires. Je piochais des livres au hasard et lisait un passage, puis le reposait et un prenais un autre. Je visitai ainsi des mondes féériques, peuplés d'êtres imaginaires et dotés de pouvoirs ou bien je me plongeais dans des univers de soldats qui en combattaient d'autres pour des histoires de classe ou de revanches. Mes préférés restaient les recueils de poésies et les œuvres des grands philosophes. La tête remplie de morceau de textes légendaires je me laissais aller et me perdais dans ces mondes magiques.

Quand je ressortit de la boutique, la nuit était tombée. J'étais resté bien plus longtemps que je ne le croyais. Le sol était recouvert d'une épaisse couche de neige, tout était blanc et silencieux.Une brise légère soufflait, faisant onduler mes cheveux qui paraissaient flamboyer dans la faible lueur de la lune. Le ciel s'était dégagé et malgré le froid mordant, je restais en plein milieu de la rue, le cou tendu vers les étoiles.


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