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Rencontre entre le vert et le rouge

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Jack
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Ven 29 Déc - 18:37



Avec Angelis Rose

« J'ai été guidé par le fantôme de ma femme, j'ai dansé avec la mort, et j'ai espéré  avec le désespoirs »
Je suis une âme paisible. Qui se déambule au gré du vent. Guider par l'ange d'une femme que j'ai aimé. Mes cheveux blond étincèlent en caressant les rayons du soleil aussi présent que la foule sur la place. Pourtant. 
Mes émotions.
Ne sont pas réelles. 
Toutes cachées sous un masque de satin. Transparent aux yeux de tous, mais lourd à porter sur mon visage. Mais.. pourquoi je me morfond sur ça? Alors que c'est un geste volontaire de ma conscience? Je ne sais pas.
Je doute.
Comme toujours, je me questionne. Tout le temps. A tout instant, ma tête se remplie de doute, et de questionnement qui, je le sais très bien, n'auront jamais de réponse.. Honnête. Ou.. Pas de réponse tout court.
Et c'est pour cette raison que je balade en pleine ville. Me mélanger aux autres personnes, qui possèdent d'honnêtes d'émotions. J'ai l'espoir qu'un jour, ces dizaines de personnes me changeront. 
A jamais.
Me feront oublier ce vaste souvenir d'un visage féminin. Pourtant lointain. Mais, si proche. Ce souvenir qui me rend comme je suis actuellement.
Perdue.
Soupirant d'un air las, contre un mur. Mon corps se trouve là. Sans but précis. Mes yeux émeraudes se posèrent sur la foule qui marchait à vivre allure sur la place. Pourquoi je n'y vais pas? Pourquoi je reste ici, sans chercher à faire des rencontres? Aucune idée. Je bloque, comme à mon habitude. Pourtant, je veux y aller, mais mes jambes refusent d'avancer. Je fermais les yeux, respirant l'odeur d'une petite boutique au loin. Souriant. "Je veux marcher". Et c'est là, que je me résignais à avancer. La tête basse, les cheveux suivant mes mouvements lent et paisible. Suis-je en train de rêvé? J'ai l'impression de marché sur un nuage. "Ce n'est pas très difficile de porter le masque de joie après tout."
Mais.. aurais-je dû lever les yeux? Oui. Je pense que oui. Sinon, je n'aurais pas foncé dans une personne à mon insu. "pardon". Ce mot voulait sortir, mais il n'arrivait jamais à se déplacer de ma gorge serrée par ce que je viens de faire.

-"Excusez moi, je ne regardais pas où j'allais. Vous allez bien?"

Pourquoi je marche toujours la tête basse.. aurais-je peur du regard des autres? Je ne sais pas.


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Dim 31 Déc - 17:20
Cela faisais plusieurs jours que je ne mangeais plus rien, parce que mon grand frère avait un chagrin d'amour, et lui-même n'avalait presque plus aucune nourriture. Il mangeait uniquement quand on insistait énormément pour cela, et sans aucun appétit. On parvenait à peine à le convaincre, jour après jour, de s'alimenter. Il semblait n'avoir plus goût à la vie. Je loge à la guilde de Nacastal, mais à chaque fois que je passais par la maison de mes parents, je voyais qu'il avait maigri et ça me faisais mal. Je me forçais moi même à manger un peu, mais je n'avais plus d'appétit moi non plus. J'aime énormément mon frère. Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe amoureux – c'était la première fois de sa vie que ça lui arrivait – de cette fille qui n'avait fait que se moquer de lui ? J'avais beau essayer de le raisonner, il restait sourd à mes arguments. Il continuait de penser à elle, de rêver d'elle, il m'avait confié qu'il ressentait une douleur constante dans son cœur. J'avais l'impression que cette fille profitait vraiment de l'aveuglement de mon frère, je ne savais pas ce qu'elle recherchait mais je la voyais comme une ennemie.

En tout cas il était temps de réagir. Nous étions démunies, mais moi et ma sœur Danaë, qui a un an de moins que moi, nous avons cherché des idées pour aider notre frère. Et nous avions une première idée. Pour commencer, j'allais aller à la boulangerie, chercher pour lui un pain délicieux qu'il adore, choisi avec amour à la meilleure boulangerie d'Orchedin. Peut-être qu'il mangerait ce pain qu'il aime tant, et en plus offert par ses sœurs ? Ensuite, moi et Danaë, nous ne savions pas comment,  mais d'une façon ou d'une autre nous allions régler son compte à cette fille. Pas se venger, car la vengeance, c'est quelque chose de mal, mais nous allions trouver le moyen de l'arrêter et de lui arracher mon frère.

C'est pourquoi ce jour là, emmitouflée dans mon habituelle veste préférée, qui me viens justement de lui, et habillée de vêtements chauds parce qu'il faisait froid malgré le soleil, je marchais dans les rues d'Orchedin. Mes parents vivent… Enfin, mon père, Flint Rosariël, a vécut autrefois dans cette maison, alors je continue de l'appeler la maison de mes parents, même si mon père a disparu depuis des années, il n'est jamais revenu de ce voyage en mer, mais je suis convaincue qu'il est vivant et qu'il va revenir. Mes parents vivent donc dans les quartiers Est de la ville, pas loin du temple de Sêlin. Je connais Orchedin presque par cœur parce que j'y ai toujours vécut, et comme je le disais, ce jour là, j'étais sortie pour aller à la meilleure boulangerie de la ville. Celle ci se trouvait assez loin de chez moi. Je regardais le sol en marchant, je voyais mes jambes toutes minces et mes petits pieds chaussé de bottes fourrées pour résister au froid. J'avais pas mal de chemin à parcourir, et j'ai ajusté autours de mon cou mon écharpe. J'avais aussi un bonnet sur mes cheveux blonds, et des gants. J'étais déterminée, presque trop pleine d'énergie.

J'arrivais sur la place principale, en marchant décidément de plus en plus vite, il y avait plein de monde, je me suis mêlé à la foule, et je voyais des enfants qui jouaient, avec des bonnets et des écharpes eux aussi. J'étais presque furieuse, sans même m'en rendre compte, malgré ce tableau paisible, quand je sentis quelqu'un me percuter. Je sentis mon visage heurter son vêtement doux et chaud. Je levai la tête, car la personne était vraiment beaucoup plus grande que moi, et je découvris un homme aux long cheveux blonds… Comme mon père… Comme moi. Il s'excusa avec douceur et me demanda si j'allais bien. Sans réfléchir, je répondis avec vivacité :

- « Non, ça ne va pas ! Ce n'est pas de votre faute, mais je suis très énervée. Mais enfin bon, ce n'est vraiment pas de votre faute. »

Aussitôt que j'ai dit cela, je me suis sentie me radoucir. Peut-être que ça m'avais soulagée de m'exprimer ? Et puis de l'avoir dit à voix haute, qu'il n'y était pour rien, m'avais aidée. Je me tenais droite et j'ai enserré l'un de mes poignets avec ma main, puis je bougeai légèrement mes pieds comme si je dansais d'un pied sur l'autre. En moi se mélangeaient fermeté, rigueur, hésitation et douceur parce que je rencontrais un inconnu pour la première fois et on se découvrais mutuellement. J'avais le sentiment qu'en cet instant précis j'étais sous la lumière de son regard, alors j'essayais de m'affermir face à lui. Je levai et baissai les yeux brièvement, je me sentais à nouveau telle que je suis parfois, une jeune femme pleine de candeur, ouverte et conciliante. Pourtant je sentais que j'étais un peu fermée. Qu'est-ce qu'il m'avais pris ? Je m'étais montrée presque agressive avec quelqu'un qui ne m'avais rien fait. Mon Dieu, j'espère que je ne l'ai pas blessé. Je répétai nerveusement :

- « Ce n'est vraiment pas de votre faute. »

Je bougeai légèrement inconsciemment, comme souvent quand je parle, je ne reste pas immobile, ça m'aide à mieux être dans la conversation et reliée à mes émotions, à moins que ça ne m'aide à combattre la timidité. Qu'est-ce qu'il m'arrive, d'habitude je suis plus assurée et je n'ai pas ma langue dans ma poche. Je m'efforce de prendre mon air le plus charmant et sociable, je me sens plus positive, j'espère que et homme me pardonnera. Je dit rapidement :

- «Pardon de vous avoir dit cela ! »
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Jack
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Lun 1 Jan - 20:54



Avec Angelis Rose

« J'ai été guidé par le fantôme de ma femme, j'ai dansé avec la mort, et j'ai espéré  avec le désespoirs »
Revêtir un nouveau masque.
Inquiètude? Joie? Tristesse? Colère?

J'ai le choix. Le choix parmis de nombreux fantômes de moi même qui prennent ma place quand ma conscience leurs dit. Mais je doute, encore. Que dois-je porter face à une personne? Une personne possèdant des émotions plus que réel. Puisque la colère serait en train de l'envahir. Malgré que de ses lèvres sont sorties les mots "ce n'est pas de votre faute", je me sens fautif. Devrais-je  un jour croire que le destin me fais ressentir les fautes à outrance? Ou.. est ce que ma vie serait une faute? Une faute dans lequel je dois trouver quelque chose qui la réparerais? Je ne sais pas. Je ne puis me forcer plus longtemps à adopter cette mine dépressive. Non. Changeons de masque. Un sourire. Faux, mais un sourire qui se montrera juste envers la personne en face de moi.
Lever les yeux
Lever la tête
"Sois fier de ce que tu es, Jack Verona!" Me dit un fantôme au visage féminin. Ma femme? 
"Baisse les yeux, ai honte de ton existence, Jack!" Me dit le côté négatif d'un cœur qui est le mien. Qui dois-je croire? Qui dois-je écouté?

-"C'est moi qui dois m'excuser. Je vous ai percuté par maladresse. Hors, percuté une femme est vraiment pas une bonne chose, alors navré de mes gestes"

Mes pupilles verdoyantes fixer le visage de la jeune femme en face de moi. J'ai levé les yeux. Je suis guidé tel une marionnette par un esprit. Qui plus est, l'esprit de ma femme. Enfin.. peut être que c'est moi qui m'obstine à dire que c'est son esprit. Serais-là la création d'un homme égoïste? Probablement.

-"Autant m'excusez en me présentant."

Mon nom? Mon prénom? Ma guilde? Est ce que cela est vraiment utile de connaitre l'identité d'une âme vagabonde comme la mienne? Je ne sais pas vraiment. Dois-je vraiment assumer mon prénom, et mon nom? Suis-je vraiment une fierté pour moi même?

-"Je me prenomme Jack. Jack Verona, soldat de la guilde d'Avelann. Qui êtes vous donc jeune demoiselle?"

Est ce que je peux vraiment l'appeller ainsi? Serait-ce un manque de respect en son égard?..
Pourquoi autant de question à moi même? Alors que je ne sais même pas la réponse à ma vie?

Aucune idée.


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Mar 2 Jan - 18:08
Chercher la vérité toujours plus ardemment. Chercher la réponse à toutes ces questions, « pourquoi je vis, qu’est-ce que je vais faire de cette existence ? »  C’est que ce que je fais constamment. Au point que parfois j'en oublie de dormir. Il m’arrive d’avoir l'impression que ma vie n'est vraiment qu'un paquet de nœuds. Enfin bon, celui qui avait vraiment le plus d'insomnie, dans mon souvenir, c'est mon père. Lui qui a tant désiré partir sur la mer, et qui a été emporté par elle, loin, là où je ne sais le trouver. Qui sait, quelles aventures il a vécu et vit désormais, s'il se souvient seulement de ceux qu'il a laissé derrière lui. Est-ce qu’il était vraiment si merveilleux, Flint Rosariël ? Je ne sais pas. Mes souvenirs sont un peu lointains, peut-être que j’aime mieux ça. En tout cas, comme lui, tel qu’il était dans mon souvenir, je reste la nuit à fixer l'obscurité, incapable de trouver le sommeil. Parfois j'écoute le son des respirations, si calme, dans le dortoir de la guilde de Nacastal. Puis je m’immerge dans mes pensées et je n’entends plus rien. D'autres fois je reste face aux étoiles quelques instants, accoudée à la fenêtre dont les carreaux sont glacés la nuit, en l'absence de soleil. Tout comme je suis glacée en l'absence de mon père qui dure depuis si longtemps. Même si je suis partagée, dans mes sentiments pour lui. Une chose est sûre, je ne sais pas ce que je serais devenue si mon frère n'avait pas été là. C'est peut-être pour ça qu'à mes yeux, il a une importance si grande.

En tout cas, quel que soit ce dont je suis privée, pour le moment j’étais au moins sous les rayons du soleil, quoi qu'ils ne soient que faiblement chauds. Et il y avait même un homme face à moi, qui m'évoquais quelque chose de familier, parce que ses cheveux avaient une couleur d'or pâle. Le fait qu’il m’ait bousculé me fais un peu penser à autre chose pour le moment, c’est déjà ça. Malgré tout je n’étais pas vraiment bien disposée, à cause de ce souci auquel je devais trouver une solution sans tarder. Parce que je crains que mon frère ne fasse des bêtises, ou que cette fille ne lui cause d’autres ennuis.

En tout cas, l’homme qui m’avait heurtée sans faire exprès m’a souri, je trouvais son sourire… Enigmatique… J’esquissai également un petit sourire, j’aurais aimé en avoir un meilleur à lui offrir, mais je peine à trouver les ressources en moi-même ; j’espère que c’est passager. En tout cas, malgré mes soucis, je me concentrai sur le moment présent, et sur ce que je percevais de cet homme…C'est étonnant, j'ai l'impression de percevoir en lui une forme d'équilibre, un grand équilibre en fait.

- «C'est moi qui dois m'excuser. Je vous ai percuté par maladresse. Hors, percuté une femme est vraiment pas une bonne chose, alors navré de mes gestes»

Il s’exprimait de manière simple, avec une politesse ou une courtoisie… dans laquelle je sentais que c'était… Un homme d'honneur. Je le trouvais… d’une délicatesse aérienne, tel un tissu de soie ondoyant grâce au vent. Il m'évoque un vaisseau ancien et ses voiles. Où est-ce qu'il navigue ?J'écoutais le rythme de sa voix plus que les mots.

- « Je me demande s'il ne faut pas de la maladresse, ainsi, pour m'aider à m'éveiller d'un trop long sommeil. »

Je ne sais pas exactement moi-même pourquoi j’ai dit cela. J’étais à demi plongée dans quelque rêverie.

- « Je vous suis reconnaissante, car grâce à vous, je pense à autre chose, mes pensées sont moins soucieuses et colériques. »

Dans le vert de son regard, je m’imaginerais volontiers des éclats, des paillettes d’or, je me dis même que je le verrais bien être le sujet d’une peinture.  

- « Autant m'excuser en me présentant. Je me prénomme Jack. Jack Verona, soldat de la guilde d'Avelann. Qui êtes-vous donc jeune demoiselle ?»

Cette question arrivait de manière logique et naturelle, et pourtant je suis restée quelques secondes à m’interroger, comme si trouver la réponse était difficile. J’ai senti aussi que je rougissais légèrement. Peut-être que Danaë s'en sortirais mieux que moi, si elle était à ma place, pour se présenter.

- « Et bien... »

Qui je suis… ? Je ne sais pas, je suis… J'ai parfois le sentiment que je suis… tellement reliée aux personnes de ma famille, que je ne suis pas seulement moi, je suis avant tout un membre d'une famille. Et je crois que cette idée s’étend, plus largement, à autrui. Je ne sais pas comment expliquer cela, mais je ressens pleinement le fait que je ne suis qu’une personne dans l’humanité, que je ne suis pas seule ; pour moi les autres sont très importants. Mais je n’arriverais jamais à formuler cette pensée, à l’exprimer à voix haute. J’aimerais donner une meilleure réponse…

- « Mes parents m'ont appelée Angelis Rose, mon nom de famille c'est Rosariël.»

Comme on est une ancienne famille, enfin, comme mes ancêtres ont vécu à Orchedin depuis bien longtemps, il est possible que Jack ait déjà entendu parler de nous. On est presque semblables à d’anciens monuments de la ville… Je ne peux m'empêcher de rire un peu lorsque me vient cette pensée. Mon Dieu, Jack va se demander ce qu'il m'arrive.

- « Pardon, c'est parce qu'en fait j'ai pensé que ma famille vit à Orchedin depuis tellement longtemps qu'on fait presque partie du paysage, ou des meubles, enfin, on pourrait dire ça comme ça, c'est pour ça que je ris. Moi aussi je suis un soldat d'Orchedin, mais moi je suis un soldat de la guilde de Nacastal.»
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Jack
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Mer 10 Jan - 12:39



Avec Angelis Rose

« J'ai été guidé par le fantôme de ma femme, j'ai dansé avec la mort, et j'ai espéré  avec le désespoirs »
Ma maladresse. Une erreur. Encore. Ou pas? "m'éveiller d'un trop long sommeil". Ai-je fait quelque chose de bien? Pour une fois? Non. Ce ne doit être qu'un vaste rêve auquel je n'attends juste qu'un signe du destin pour que mes paupières se mettent à voir la lumière qui se frotte sur mon corps. Ma vie n'est qu'une tâche d'encre indélibile que je veut juste effacer. 

Effacer.

Pourtant. Cette jeune femme me dit être "reconnaissante". Envers moi? Ou envers mon masque de soie aussi transparent que mes émotions réelles? Tournant le regard de droite à gauche, je cherche un moyen de savoir si je suis vraiment éveillé. 

La jeune femme se présentait sous le nom d'Angelis Rose. Un beau prénom. Pour la première fois, je ressentais quelque chose. Une sorte d'émotion que je n'avais jamais eut l'occasion de ressentir. Entendre un nom féminin. Je n'arrive pas à poser un nom sur mon état d'esprit. Que se veut très capricieux. D'après ce que me dit cette Angelis, sa famille vit depuis très longtemps dans Orchedin. Aussi lointain que me conduit mon esprit, ma famille aurait vécu ici longtemps aussi. Mais...  J'ai tout oublié.

Tout.

Mes gestes, mes pensées, mes regards, mes sourires, mes masques.. Tout. Tout est la création d'un homme vide de sentiments. Une marionnette banale qui ne tient qu'à un fil très fin. Qui attend juste d'être coupé pour arrêter son sombre spectacle. Sa comédie fausse et égoiste. 

Elle est également un soldat. Mais de la guilde de Nacastal. Et ses joues étaient de la même couleur que celle de sa guilde, ce qui me fit mettre le masque du sourire automatiquement. Mon visage est une peinture qui ne change jamais de couleur. Toujours pâle. Qui est donc ce peintre qui a finit son oeuvre telle que moi?  Alors que je n'en suis pas une. Je suis juste un tableau incomplet auquel il manque un fond, une émotion.. un coeur.

-" Haha, je vois. Enchanté de vous rencontrez. Dites moi, avez vous une destination précise? Je pourrais vous accompagnez peut être? Après, je ne veux absolument pas vous dérangez de quelques façon que ce soit."

Est ce que je dois retirer ce que je viens de dire? Dois-je vraiment accompagné cette Angelis? Alors que je ne suis qu'un cadavre qui marche au gré de son histoire déjà mal écrite? Je ne sais pas..

Qui est l'auteur de mon histoire? Qui est la personne qui tient réellement la plume? Qui est cet humain qui continue d'écrire mon récit déjà entaché sur cette page froissée par le déni de mon existance? Suis-je seulement un spectateur de moi même ? J'endosse le rôle d'acteur et de spectateur d'une pièce de théâtre qu'est une vie. 
Ma vie.


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Mar 16 Jan - 13:08
Quoi qu’il arrive, j’ai confiance en mon frère. Mais j’ai conscience que je ne peux pas penser qu’il est absolument infaillible. Ma confiance ne signifie pas que je peux me reposer sur lui sans rien faire de mon côté. La preuve, c’est qu’aujourd’hui je le vois faiblir, lui pourtant si fort. Mais une de mes convictions, c’est que cela fait partie de l’équilibre de notre monde, cet amour et cette confiance mutuelle qui peut exister entre un homme et une femme. Ici et maintenant, c’est à moi d’agir pour lui...

Jack me demande s’il peut m’accompagner. Le plus souvent je suis seule, je n’ai pas vraiment l’habitude de marcher à côté de quelqu’un. Cela me ferait plaisir qu’il vienne avec moi, cependant je suis tout étonnée de cette demande, et je ne peux m’empêcher d’hésiter. Est-ce que je peux entraîner cette personne dans mes histoires ? Je crains de porter malheur à Jack, si j’accepte qu’il suive mes pas. Je ne suis qu’une fille bien faible, et peut être que le malheur est attaché à moi comme une ombre qui me suis partout et imite chacun de mes mouvements. N’est-ce pas risqué pour Jack de suivre un tel être ? Je n’en sais rien. J’aimerais être semblable à certaines personnes, qui sont comme un feu, assainissant et réchauffant le lieu où elles se trouvent. Comme un don qu’elles ont en elle-même, de purifier un endroit, par leur seule présence. C’est ce que je m’imagine, davantage que ce n’est la réalité, mais il est vrai que j’ai cette impression parfois, en les voyant, et cela me plait d’avoir cette idée, rassurante et agréable. Juste au moment où Jack m’a demandé cela, ce sont les pensées qui m’on traversé l’esprit. Hélas, peut-être que je suis bien différente de ces êtres que je trouve si positifs, mais j’aimerais être semblable à eux un jour, qui sait, peut-être qu’un peu de ce feu vit en moi et n’attend que de grandir ?

- « Cela me ferait très plaisir que vous m’accompagniez, mais je crains que la malchance ne soit attachée à mes pas, j’ai peur de vous porter malheur si vous empruntez le même chemin que moi, cependant, à présent que je vous ai averti de cette ombre qui semble attachée à mon destin, peut-être qu’il n’y a pas de risque ? Je me pose peut-être trop de questions, en m'inquiétant pour rien, je vais simplement à une boulangerie, chercher du pain pour mon frère qui ne veut plus manger. »

Je ne sais, si Jack voudra m’accompagner. Et sans savoir si je suis douée pour cela, j’aime la peinture. Si Jack était un tableau, je prendrais un petit pinceau pour colorer ses joues d’une jolie petite couleur rosée, je m’amuserais à chatouiller ses joues avec ce pinceau doux, pour le faire rigoler. Je n’y connais rien, mais la peinture, est-ce que ce n’est pas le bonheur ?  

Je me tenais toujours devant Jack, j’avais découvert qu’il y avait un petit trou dans ma veste, au bout de la manche, et je passai mon pouce dedans. Il faudrait que je recouse cela. Je venais juste de m’adresser à Jack, lorsque je sentis une faiblesse en moi-même. Sans doute parce que je n’avais, de mon côté, plus rien pris depuis quelques jours, trop affectée par la douleur de mon aîné. J’entendais une sorte de sifflement dans mes oreilles, et pleins de petits points blancs venaient troubler ma vision. J’ai chancelé légèrement, déséquilibrée, et voulant faire un pas en avant, en me sentant tomber, je suis allée me cogner doucement contre Jack…

HRP:
 
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