Vous avez une ville à protéger ! Rejoingnez votre Guilde et plongez dans l'aventure qui vous attend au sein de celle-ci !
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: Orchedin :: Place Principale Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Course Poursuite (Privé Azdhar)

avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Aoû - 11:04

Pas croyable. Tout simplement impensable. J'étais tranquillement en train d'acheter mon déjeuner pour mon équipe et moi et j'étais sur le point de payer quand une petite fouine, haute comme trois pommes passe devant moi, filant comme le vent, s'empare de mon sac garni et me donne un coup de coude ainsi qu'une magnifique insulte au passage.

Abasourdis, je reste une seconde figé, regardant le marchand jurer entre ses dents. Il faut dire que je n'avais pas eu le temps de le régler. Suis-je en train de rêver, est-ce qu'on pouvait-être aussi bête que ça pour s'attaquer à un membre d'une Guilde? Ou était-ce de la provocation? Dans tout les cas, je me jette à sa poursuite, bousculant un enfant au passage. Je vois le garçon, mon sac à la main qui était pourtant lourd, courir à perdre haleine et s'engouffrer dans un dédale de rue. Je ne le perds pas de vue, tourne à mon tour, dérape et jure entre mes dents.

-Petite enflure...

Soudain, il y a un mouvement, le garçon donne mon sac à une fille plus âgée que lui qui s'empresse de filer, ils se séparent. A la ceinture de la jeune fille, une bourse. Dans ma course, je porte ma main à ma propre ceinture et vois rouge. Sans hésitation, je change de direction et rattrape la fille. Je lui saisis le bras et dans mon élan, je l'emporte dans ma chute. On roule au sol au milieu des passants qui s'écarte. Je lui tiens les bras, lui arracha ma bourse et la relève sans douceur.

-Lâche-moi! Hurle la fille, sale brute!

Je me calme, desserre mon étreinte, essoufflé. La fille, elle, suffoquait par son effort. Son effort vain. Je regarde autour de moi, à qui la donner le temps de filer l'autre garçon.

-Capitaine?

Cette voix! Je me tourne et reconnais un Novice de ma Guilde. Avec un sourire satisfait, je lui donne la fille et il la maintient fermement, un peu surpris. Il est à peine plus âgé qu'elle.

-Ramène la à la Guilde et emmène la chez la guérisseuse.

Elle saignait du genoux à cause de notre chute mais ça n'avait pas l'air sérieux et comme ça, elle ne s'échapperait plus. Je me retourne vivement pur me mettre à la poursuite de l'autre garçon quand une douleur fulgurante me serre la cheville. Impossible, je me l'était tordu! Quel jour de malchance! Je donne mon sac et ma bourse au même Novice qui semble tout fier puis reprend, les dents serrées, mon chemin.

-Où est passé le nain...?

Alors, il passe dans une ruelle adjacente, je le vois entre deux maisons. Je retire ce que j'ai dis, c'est mon jour de chance. Je m'élance, gémit mais n'abandonne pas. J'allais le remettre à sa place, ce garçon qui avait osé me causer cet affront. J'arrive dans la même ruelle que lui mais je ne peux pas accélrer.

-Attrapez-le! Lançais-je aux passants qui sont tous à une longueur de bras du garçon mais qui ne daigne pas l'attraper au vol.

Je me cale contre le mur, j'ai trop mal pour continuer. J'éspérais juste que quelqu'un attraperait cette fichue anguille.








Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Aoû - 16:48


Je me baladais en ville pour prendre mes repères, définir des itinéraires de fuite ou des cachettes, juste au cas ou. Je repensais à ma rencontre avec le capitaine Lenn l'avant veille. Je repensais aussi aux deux jeunes enfants que j'avais vu plus tôt dans la journée en compagnie de quelques hommes qui ne m'inspiraient pas confiance, peu de chances qu'il s'agisse de parents à eux, mais je leur avait accordé le bénéfice du doute, après tout il ne s'était rien passé depuis mon arrivée et les guildes faisaient régner l'ordre. Soudain, alors que j'étais perdu dans mes pensées, j'entends quelqu'un crier :

-Attrapez-le!

Ce n'était pas mon genre d'assister les culs terreux dans leurs problèmes quotidiens, et encore moins s'il s'agit de coincer un confrère qui venait probablement de chaparder pour ne pas mourir de faim.

Mais j'avais reconnu la voix, et en me retournant je vis le capitaine Lenn adossé au mur regardant dans ma direction, et un gamin se dirigeant vers moi à toute allure bousculant tout les passants à grands renforts de coup de coudes. Je reconnais le garçon de ce matin...

Je lance négligemment la patte au moment ou il arrive à ma hauteur, juste de quoi le déséquilibrer. J'effectue une rotation sur moi même, agrippe son cou pendant sa chute et le plaque brusquement dos au sol.

En temps normal je n'aurais pas réagit, mais j'ai toujours eu horreur des gens qui exploitaient les enfants pour leur propre confort. C'était une pratique rependue un peu partout, des clans qui payaient des enfants pour qu'ils volent à leur place, ça leur faisait de l'argent sans se fatiguer et sans se mettre en danger, de plus les morveux étaient en général relâchés rapidement sous des avertissements creux, ce qui leur permettaient de se remettre au travail rapidement. Moi-même dans le passé j'avais du voler pour le compte d'organisations criminelles locales, pourtant ça me dégoutait toujours, c'était peut-être même pour cette raison. Il était peut être temps de rendre une petite visites aux hommes que j'avais aperçus et qui m'avaient parus si louches.

- Salut toi. Donne-moi les noms de ceux à qui tu rends des comptes, et leur adresse, autrement je te promets que tu regrettera que ce ne soit pas le Capitaine qui t'ai mit la main dessus.

J'avais dit ça d'une voix froide en faisant mine de renforcer ma prise sur son cou, je n'allais pas le blesser bien évidemment, mais je savais qu'avec la fatigue la peur allait prendre le dessus rapidement, et qu'il allait coopérer sans traîner.

- Pas noms.. seulement adresse.. on leur donne.. bricoles et ils nous donne argent.. on a pas le choix avec ma soeur.. s'il vous plaît laisser moi.. partir je dois la retrouver.

Il avait du mal à parler tant il était essoufflé.

- Je te laisserais bien y aller mais... tu risques d'aller tout raconter à tes copains, je vais plutôt te confier à la garde. Ne soit pas aussi bavard avec le Capitaine hein, et ne fait pas cette tête je doute qu'il t'envoie en prison.

Je lui adresse un clin d'oeil et le relève par le col en le tenant fermement.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 19 Aoû - 19:02

Au dernier moment, quand je crus qu'il allait m'échapper, un homme le maîtrisa en deux ou trois mouvements. Je m'empresse de les rejoindre, les voit échanger quelques paroles. L'homme lui serrait le cou mais il n'avait pas de mauvaises intentions. Je me porte à leur hauteur, la douleur défigurant mon visage.

Là, surprise! L'homme se tourne un peu et je le reconnus: Azdhar. Je reste une seconde interdit avant de saisir l'épaule du garçon et d'écarter le Mercenaire.

-Merci.

Je le regarde silencieusement, le garçon ne fait plus mine de s'échapper à nouveau. Mon regard se porte sur lui. Il est petit, une tête trop grosse sur un corps bien trop maigre. Il me fait de la peine, ses vêtements de fortune sont trop grand pour lui et il nage dans son haut. Je m’accroupis pour le regarder dans les yeux. Lui, il supporte mon regard, ne baisserait jamais sa tête. Pour d'autre, ce serait un affront. Mais ce comportement me plait.

-Tu m'as bien faire courir, gamin.

Je reprends peu à peu mon souffle.

-Tu n'as pas à avoir peur. Je vais t'emmener voir ta complice...

-Ma soeur.

-...Ta sœur...évidemment! Elle va bien.

Loin d'être stupide et habitué à ce genre de cas, je sais qu'il y a quelqu'un derrière toute cette petite organisation malsaine. Mais je ne veux pas le brusquer. C'est un enfant, après tout. Une mauvais parole et il se transformerait en huître. Je me relève, ma cheville me fait mal. Je regarde Azdhar en silence.Puis-je avoir confiance en lui? Le destin faisait qu'on se rencontrait beaucoup ces derniers temps. Mais était-ce de bonne augure? Je ne voulais pas qu'il fasse sa loi ici.

-Merci encore pour votre aide, Mercenaire.

J'aimerais l'inviter à m'accompagner à la Guilde pour lui donner une bourse pour son aide mais je ne parvins à rien dire. Je m'adosse au mur, tenant fermement la main du petit garçon qui ne dit plus rien, hâte de revoir sa sœur. J'ai trop mal pour marcher encore longtemps mais c'est idiot, je ne l’admettrais jamais.








Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 20 Aoû - 3:29


Le capitaine c'était approché, assez pour que je puisse voir la surprise se peindre sur son visage en me reconnaissant. Brusquement, il saisit le garçon par l'épaule et l'éloigne de moi comme si j'étais un pestiféré ou un animal sauvage. Cette dernière comparaison ne me déplaît pas et me fait même sourire.

-Merci.

Sur ce témoignage de gratitude il se baisse à hauteur de l'enfant et le regarde dans les yeux, un geste presque bienveillant. Je discerne de la peine et de la pitié dans son regard. Très touchant. Guère impressionné j'attends une réaction d'un des deux partis.

-Tu n'as pas à avoir peur. Je vais t'emmener voir ta complice...

-Ma soeur.

-...Ta sœur...évidemment! Elle va bien.

Je me doute qu'il réfléchit à toute vitesse, c'est sa ville, il doit déjà avoir une idée de qui est derrière tout ça, mais si j'y vais maintenant, le temps qu'il interroge le gosse, j'y arriverais forcément avant lui. Visiblement il ne veut pas faire l'erreur de le brusquer. Il se retourne vers moi, marque un temps d'arrêt avant de répéter :

-Merci encore pour votre aide, Mercenaire.

Il s'adosse de nouveau au mur, sans pour autant lâcher le voleur. Je lui réponds avec humour.

- Oh, mais tout le plaisir est pour moi, je ne fais là que mon devoir d’honnête citoyen.

Il a l'air exténué et il semble faire des efforts pour répartir le maximum de poids sur une seule jambe. Il s'est probablement foulé la cheville dans sa course. C'est l'occasion de le titiller un peu.

- Eh bien gamin, visiblement tu as donné du fil à retordre à l'un des deux soldats les plus gradés de la ville. A mon avis tu pourrais honnêtement demander à être recruté en tant que novice sans passer pour un escroc, qu'en pense-tu ? En plus le capitaine à l'air d'humeur plutôt fleur bleue aujourd'hui. Si tu sais y faire, tu pourrais même faire enrôler ta sœur, il paraît que le Capitaine de l'autre guilde est une demoiselle, que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer d'ailleurs !

Lenn Ravenwood est sûrement beaucoup trop fier pour avouer qu'il a du mal à marcher. Je pourrais le laisser dans son pétrin et aller régler... ce que j'ai à régler, mais c'est l'occasion pour moi d'aller visiter les quartiers de la guilde sans l'option chaînes aux poignets. Une expérience qui pourrait se révéler utile par la suite. De plus je crois que je vais beaucoup m'amuser à le voir boiter. Je soupire. Parfois je me dis que je ne vaux pas mieux que ce gosse. Je me retourne vers le Capitaine et m'adresse à lui plus sérieusement.


- Eh bien, je suis un grand adepte de la philosophie qui atteste que tout travail mérite salaire. Cela dit, je ne mentais pas plus tôt en disant que tout le plaisir était pour moi. De ce fait je vous réclamerait uniquement une somme symbolique, de quoi me payer mon prochain verre de lait, ça me semble décent comme demande. En contrepartie je vous aiderait même à escorter l'enfant, étant donné que votre bourse n'est pas à votre ceinture, vous risquez d'avoir du mal à me rémunérer dans l'immédiat.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 20 Aoû - 11:26

Le mercenaire semble d'humeur enjouée car sa réplique est teintée d'humour.

- Oh, mais tout le plaisir est pour moi, je ne fais là que mon devoir d’honnête citoyen.

Je lui jette un regard soupçonneux. Honnête était un grand mot pour un homme aussi louche. Je me renfrogne.

- Eh bien gamin, visiblement tu as donné du fil à retordre à l'un des deux soldats les plus gradés de la ville. A mon avis tu pourrais honnêtement demander à être recruté en tant que novice sans passer pour un escroc, qu'en pense-tu ? En plus le capitaine à l'air d'humeur plutôt fleur bleue aujourd'hui. Si tu sais y faire, tu pourrais même faire enrôler ta sœur, il paraît que le Capitaine de l'autre guilde est une demoiselle, que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer d'ailleurs !

Je serre les dents, un peu parce que j'ai mal, beaucoup parce que je n’apprécie pas son humour. Je m'apprête à répondre que ce n'était pas aussi simple mais quand je comprends qu'il se fiche de moi, j'ose un sourire amusé. Et pourtant, je ne l'étais pas forcément. Quand il parle d'Ariemm, je songe un moment à elle, me demandant comment aurait-elle réagi. Elle, elle ne se serait probablement pas débrouillé pour se fouler la cheville. Cela ne m'étais jamais arrivé pendant une course poursuite et il avait fallu que l'autre mercenaire soit là pour bien se payer ma tête!

- Eh bien, je suis un grand adepte de la philosophie qui atteste que tout travail mérite salaire. Cela dit, je ne mentais pas plus tôt en disant que tout le plaisir était pour moi. De ce fait je vous réclamerait uniquement une somme symbolique, de quoi me payer mon prochain verre de lait, ça me semble décent comme demande. En contrepartie je vous aiderait même à escorter l'enfant, étant donné que votre bourse n'est pas à votre ceinture, vous risquez d'avoir du mal à me rémunérer dans l'immédiat.

Comme si je ne l'aurais pas payé pour ce geste! Le fait qu'il me le demande de lui-même, je n’apprécie pas beaucoup. Mais cet homme est nouveau en ville et il a bien besoin d'argent pour garder la tête hors de l'eau. En plein dans mes réflexions, je libère un peu l'épaule du garçon et d'un coup sec, il tente de se carapater. Je lui lance un regard irrité et d'un geste vif, je le rattrape par le col. Il jure entre ses dents et je lui donne une pichenette sur le nez pour le rappeler à l'ordre.

-Je comptais bien vous payer, l'ami. Je pense pouvoir escorter un enfant tout seul, sans même l'aide précieuse d'un mercenaire. Impressionnant, n'est-ce pas?

Sarcastique, je reprends un peu plus calme:

-Qu'on soit bien d'accord, mercenaire. En tant qu'honnête citoyen, je n’apprécierais pas que vous me cachiez quelque chose. Même si encore une fois, je peux me débrouiller, seul, comme un grand. Mais bon! Je sais que vous n'êtes pas un petit cachottier!

Je lui souris, je sais bien qu'il a quelque chose derrière la tête mais impossible de deviner quoi. Je saisis la main de l'enfant qui rumine et tourne le dos à Azdhar.

-Suivez-moi, je vais vous guider à Nacastal.


Je commence à marcher, boitillant, soupçonnant Azdhar de s'amuser de ma faiblesse.








Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 20 Aoû - 21:47


Pendant que je parle je remarque que l'humeur du Capitaine se dégrade peu à peu, après tout il ne devait pas en mener large. Il tente tout de même un sourire, mais je suis convaincu qu'il compare sa prestation avec celle qu'il imagine être hypothétiquement celle de son homologue féminin.

Mhh, ce n'était pas mon intention de le faire douter de ses capacités, je devrais peut être le secouer un peu mais je n'ai jamais été doué pour ce genre de choses. Le gosse tente de prendre la tangente mais le Capitaine dans un geste vif parvient à l'agripper et le punis d'une... pichenette... original. En tout cas il est plutôt fier de sa performance car il ne se prive pas de me lancer des sarcasmes à la figure.

-Je comptais bien vous payer, l'ami. Je pense pouvoir escorter un enfant tout seul, sans même l'aide précieuse d'un mercenaire. Impressionnant, n'est-ce pas?

Il enchaîne tout de suite sur un ton un peu moins grandiloquent :

-Qu'on soit bien d'accord, mercenaire. En tant qu'honnête citoyen, je n’apprécierais pas que vous me cachiez quelque chose. Même si encore une fois, je peux me débrouiller, seul, comme un grand. Mais bon! Je sais que vous n'êtes pas un petit cachottier!

Il me sourit, il essaye probablement de me sonder, mais il laisse tomber et me propose plutôt de le suivre jusqu'à Nacastal. Il prend la main du gamin et entreprend de s'éloigner d'une démarche qui n'avait rien à envier à ce que je m'étais imaginé.

-Formidable, je suis convaincu que s'il parvient à fuir lors de son prochain essai, vous aurez plus de chances de le capturer à cloche pied plutôt que sur vos deux jambes, me voilà rassuré !

Ah, je remettais ça, alors que je m'apprête à me payer une visite guidée de son quartier général, très contre-productif de ma part.

-Vous savez, je sais que vous essayez de cacher tout signe de faiblesse, mais je ne suis pas un de vos soldats, je ne suis pas non plus un citoyen de votre ville, et je ne pense pas une seule seconde qu'il existe qui que ce soit d'infaillible. Si vous vous êtes foulé la cheville c'est peut être que la course n'est simplement pas votre fort, c'est peut être aussi parce que votre attirail n'est pas vraiment adapté au sprint. Ce que j'essaye de vous dire c'est que chacun a ses propres talents et ses propres faiblesses, inutile de vous dire que quelqu'un d'autre aurait peut être fait mieux à votre place.

J'avais envie d'ajouter que ce qu'il fallait se demander c'est comment lui, aurait pu faire mieux, mais je ne voulais pas trop m'étaler là dessus, je ne savais déjà pas comment il prendrait cette dernière remarque.

- Enfin bref, je n'ai pas de leçons à vous donner, je ne suis pas le leader de grand chose excepté mon propre destin et j'en suis, ma foi, fort satisfait. En ce qui concerne ce que je vous cacherait supposément, j'ai simplement prévu de remonter à la source du problème, voyez-vous, les esclavagistes et les exploiteurs d'enfants font partis des rares espèces de vermines dont j'ai du mal à supporter l'existence.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 21 Aoû - 10:24

Je commence à regretter d'avoir donné ma bourse au Novice car à la seconde où je commence à marcher, l'autre reprend:

-Formidable, je suis convaincu que s'il parvient à fuir lors de son prochain essai, vous aurez plus de chances de le capturer à cloche pied plutôt que sur vos deux jambes, me voilà rassuré !

Je ne lui réponds pas, ne daigne même pas le regarder. Cette journée m'énerve! Déjà, l'administration puis une réunion qui dure l'âge des pierres sitôt le matin puis on me désigne afin de faire les courses. Je serre les dents, ce mercenaire surpuissant ne sait-il pas se taire cinq miraculeuse minute?! Visiblement pas car je l'entend reprendre son souffle pour parler.

-Vous savez, je sais que vous essayez de cacher tout signe de faiblesse, mais je ne suis pas un de vos soldats, je ne suis pas non plus un citoyen de votre ville, et je ne pense pas une seule seconde qu'il existe qui que ce soit d'infaillible.

J’accélère l'allure, pourquoi devais-je me le coltiner déjà? Ah oui, il avait eu le malheur d'être sur mon chemin et m'avait aidé à arrêter le gosse. S'il n'avait pas été là, un autre l'aurait fait. La fatigue commence sérieusement à peser.

-Si vous vous êtes foulé la cheville c'est peut être que la course n'est simplement pas votre fort, c'est peut être aussi parce que votre attirail n'est pas vraiment adapté au sprint. Ce que j'essaye de vous dire c'est que chacun a ses propres talents et ses propres faiblesses, inutile de vous dire que quelqu'un d'autre aurait peut être fait mieux à votre place.

Oh je t'en prie! Je ferme les yeux un instant pour me calmer. Cet homme n'avait donc aucun tact!? ! Quel attirail? Je n'avais aucune cuirasse, aucune chose lourde sur moi, seulement un pull, une écharpe et un pantalon d'entrainement. Ainsi que des bottes légères. Peut-être parlait-il de mon épée et de mon poignard. Merci bien, je savais courir avec. Il commence sérieusement à me taper sur les nerfs.

-Enfin bref, je n'ai pas de leçons à vous donner, je ne suis pas le leader de grand chose excepté mon propre destin et j'en suis, ma foi, fort satisfait. En ce qui concerne ce que je vous cacherait supposément, j'ai simplement prévu de remonter à la source du problème, voyez-vous, les esclavagistes et les exploiteurs d'enfants font partis des rares espèces de vermines dont j'ai du mal à supporter l'existence.

Je décide de lui répondre, cette discussion était allé trop loin.

-Mon Dieu non, vous n'avez aucune leçon à me donner alors si vous pouvez vous en abstenir! Inutile de me rappeler que je viens de me tordre la cheville, elle me fait assez mal pour se charger de ce rôle, pas d'inquiétude!

J'inspire dans le souhait de me calmer.

-Je vous conseille de ne pas vous mêler d'affaire qui ne vous concerne pas, mercenaire, repris-je sèchement, Vous venez d'arriver dans la ville et je n'ai certainement pas envie de vous laisser faire la loi. Comprenez bien, au moins pas de travers, je vous retombe dessus et il n'y aura aucun traitement de faveur. Ce n'est pas parce que vous avez tendu le bras pour saisir un bambin que vous devez vous sentir pousser des ailes. Restez le Capitaine de votre destin et non celui de tout Orchedin.

Je serre la main du môme encore plus fort, nous passons devant la fontaine centrale, il y avait encore un bout de chemin à faire. J'espère qu'il allait se taire. Je pense qu'il n'allait pas prendre mes paroles mal, qu'il les tournerait de manière à se moquer. Moi, avec tout le respect que je lui dois, je veux juste souffrir en silence!








Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 22 Aoû - 21:07


Je voyais bien que plus je parlais plus je lui parlais plus son humeur prenait des tons exécrables. Je me dis qu'il ne va sûrement pas tolérer mes paroles très longtemps, et je ne suis pas déçu, dès que je mentionne mes projets il réagit au quart de tour.

-Mon Dieu non, vous n'avez aucune leçon à me donner alors si vous pouvez vous en abstenir! Inutile de me rappeler que je viens de me tordre la cheville, elle me fait assez mal pour se charger de ce rôle, pas d'inquiétude!

Je devrais définitivement arrêter d'essayer de rassurer ou d'aider les gens de quelque façon que ce soit, ça ne me ressemble pas d'ailleurs. Il prend une profonde inspiration, certainement pour essayer d'évacuer la rage qui semble l'avoir saisie aux tripes.

-Je vous conseille de ne pas vous mêler d'affaire qui ne vous concerne pas, mercenaire, repris-je sèchement, Vous venez d'arriver dans la ville et je n'ai certainement pas envie de vous laisser faire la loi. Comprenez bien, au moins pas de travers, je vous retombe dessus et il n'y aura aucun traitement de faveur. Ce n'est pas parce que vous avez tendu le bras pour saisir un bambin que vous devez vous sentir pousser des ailes. Restez le Capitaine de votre destin et non celui de tout Orchedin.

J'émets un sifflement faussement impressionné et continue dans la foulée, cette fois sur un ton beaucoup moins compatissant.

-Eh bien, regardez un peu qui a perdu son sang froid. Loin de moi l'idée de vous donner des leçons Capitaine, on ne m'y reprendra plus. En ce qui concerne les affaires qui ne me concernent pas, je n'ai en aucun cas l'intention de faire ma loi ou d'apporter une quelconque justice, ce sont là deux mots en lesquels j'ai appris à ne plus croire, j’œuvre seulement pour mon confort personnel, d'aucuns auraient pu considérer cela comme un acte de bénévolat.

Je marque une pause, inutile de le provoquer.

-Vous pensez certainement que les responsables de toute cette histoire ont leur place en prison, et méritent de recevoir un jugement équitable pour leurs fautes. Il est également inutile de vous cacher que de mon côté je suis plus convaincu par les solutions plus... définitives. Je n'apprécie pas les menaces malgré une exposition plus que prolongée, mais comme vous l'avez si bien fait remarquer c'est votre ville, je vous laisserais donc gérer ça à votre façon. Je garderais cependant un œil sur les gamins quand vous aurez achevé de leur soutirer un témoignage contre une des organisations criminelles les plus virulentes du coin, juste histoire de calmer ma conscience.

Ce n'étais pas le moment de m'aliéner l'une des deux guildes locales, mais me connaissant, si l’opportunité se présente...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 23 Aoû - 12:13

Le mercenaire siffle d'un air ironique. Je m'apprête à essuyer diverse reproche, insinuations ou pourquoi pas insultes.

-Eh bien, regardez un peu qui a perdu son sang froid. Loin de moi l'idée de vous donner des leçons Capitaine, on ne m'y reprendra plus. En ce qui concerne les affaires qui ne me concernent pas, je n'ai en aucun cas l'intention de faire ma loi ou d'apporter une quelconque justice, ce sont là deux mots en lesquels j'ai appris à ne plus croire, j’œuvre seulement pour mon confort personnel, d'aucuns auraient pu considérer cela comme un acte de bénévolat.

J'esquisse un sourire désabusé, il ne s’arrêtait donc jamais. Qu'est-ce que les habitants d'Alésie étaient bavard! Il continue, lancé dans son monologue chargé de reproche qui ne m'atteignent pas et qui étrangement, me calme.

-Vous pensez certainement que les responsables de toute cette histoire ont leur place en prison, et méritent de recevoir un jugement équitable pour leurs fautes. Il est également inutile de vous cacher que de mon côté je suis plus convaincu par les solutions plus... définitives. Je n'apprécie pas les menaces malgré une exposition plus que prolongée, mais comme vous l'avez si bien fait remarquer c'est votre ville, je vous laisserais donc gérer ça à votre façon. Je garderais cependant un œil sur les gamins quand vous aurez achevé de leur soutirer un témoignage contre une des organisations criminelles les plus virulentes du coin, juste histoire de calmer ma conscience.

Je réfléchis à ce qu'il me dis tout en luttant contre la douleur et en surveillant le garçon du coin de l’œil qui avait l'air atterré. Pendant une seconde, j'eu l'impression d'être son grand frère puis cette idée s'envola comme elle était venu. Je secoue lentement la tête et répond, plus tendre.

-Nombreux sont ceux qui pensent que la mort est le pire des châtiment et je ne blâme pas votre opinion. Seulement, je ne suis pas d'accord. Etre seul, seulement accompagné de ses regrets dans un cachot, loin de sa famille ou de ses amis, je préférerais probablement la mort.

Je me tais un instant, il y avait une pointe de douleur dans ma voix.

-Je vous sens bien concerné, mercenaire, et tout l'honneur est à vous. Pourquoi ne pas nous rejoindre si vous tenez tant à protéger ces galopins?

J'avais dit cette dernière réplique sur le ton de la blague mais d'un autre côté, j'était sérieux. L'enfant se colla à moi et tira sur ma manche. Je m’arrêtais et baissai les yeux vers lui.

-Dites, qu'est-ce qu'on va devenir nous sans adultes pour nous payer?

J'ai le regard dans le vague un instant, le souvenir d'une époque où Nacastal aidait les pauvres vint me tordre le ventre.

-Je te trouverais un foyer, à toi et ta soeur.

Était-ce seulement possible. Il me faudrait de l'aide. Je jette un regard oblique au mercenaire, n'y pense même pas! Je me débrouillerai seul. J'entendis l'enfant me demander si c'était vrai et l'esprit ailleurs, j'hochais la tête.

-Les Guildes se dressent contres les fléaux d'Orchedin. Et la pauvreté est un de ces fléaux.

J'avais dit ça presque pour moi-même mais en même temps, je regardais fixement le mercenaire. Je me remis à marcher.  









Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 23 Aoû - 18:19
Lenn observe étrangement le gamin, ce qui me rappelait que je ne savais même pas son nom, mais peu importe. Il doit se sentir responsable de la situation et visiblement l'état du petit voleur l'affecte un minimum. Il me répond sur un ton où perce la fatigue et la douleur :

-Nombreux sont ceux qui pensent que la mort est le pire des châtiment et je ne blâme pas votre opinion. Seulement, je ne suis pas d'accord. Etre seul, seulement accompagné de ses regrets dans un cachot, loin de sa famille ou de ses amis, je préférerais probablement la mort.

Il marque un temps d'arrêt pour reprendre contenance, il a probablement connu des pertes dans son entourage, il continue d'une voix plus assurée :

-Je vous sens bien concerné, mercenaire, et tout l'honneur est à vous. Pourquoi ne pas nous rejoindre si vous tenez tant à protéger ces galopins?

Il a à peine fini sa phrase que notre prisonnier de fortune, dont le nom m'échappait toujours, a une réaction typique des enfants apeurés, il se colle brusquement à lui et entreprend de lui tirer la manche jusqu’à ce que le Capitaine lui accorde son attention.

-Dites, qu'est-ce qu'on va devenir nous sans adultes pour nous payer?

Lenn réfléchit un instant, perdu dans ses pensées, et lui répond avec une conviction feinte :

-Je te trouverais un foyer, à toi et ta soeur.

Il me regarde comme s'il s'attendait à une réaction de ma part mais se ravise très vite. J'imagine que sa fierté l'en empêche. De toute façon j'aurais été bien incapable de lui venir en aide, je n'ai moi même pas de foyer.

Alors que le gamin recommençait à geindre, il lui répondit cette fois comme s'il s'était souvenu de quelque chose d'important qu'il avait trop longtemps oublié :

-Les Guildes se dressent contres les fléaux d'Orchedin. Et la pauvreté est un de ces fléaux.

Très idéaliste, un mot qui pouvait d'ailleurs certainement décrire le caractère de Lenn de mon point de vue, de quoi, en temps normal, me dispenser une nausée. Mais je me surprends moi même à être satisfait que le Capitaine, aussi jeune soit-il, prenne les maux du peuple au sérieux, et se sente aussi touché par sa situation. En réalité je m'attendais à péteux impertinent et prétentieux, abusant du pouvoir que lui conférait son grade sans même qu'il n'ait à le mériter. Mes préjugés étant nés de mes expériences passées, j'étais plutôt heureux de constater que c'était loin d'être le cas.

Je me décide à répondre d'une voix posée mais lourde de sens:

-Oh, je ne pense pas que la mort soit un châtiment, bien au contraire, c'est plutôt une bénédiction, pour celui qui la reçoit ainsi que pour ceux qui en profitent. C'est la seule justice que je connaisse, terrible mais impartiale, celle qui laisse tout le monde en paix excepté ceux qui la délivrent. En admettant que vous mettiez toute la joyeuse bande de malfrat au cachot, vous n'allez pas les garder éternellement pour s'être servis de ces enfants, pourtant vous ne pourrez éventuellement pas les condamner pour plus que cela, et croyez moi, eux sont certainement capables de bien plus.

J'avais remarqué depuis quelques mètres déjà que le nombre de gardes ne cessait d'augmenter et il me semblait même apercevoir les murs de ce qui pourrait facilement s'avérer être le quartier général de la guilde.

-Pour ce qui est de rejoindre la guilde, je ne l'ai pas fait pour la simple et bonne raison que vous ne sembliez pas particulièrement ravi à cette idée la dernière fois que nous l'avons abordée, au P'tit Canasson, mais peut-être avais-je mal interprété les choses ? Aussi je pense que les gamins seraient définitivement plus en sécurité s'ils avaient l'opportunité d'être enrôlés en tant que Novices, je ne plaisantais qu'à moitié quand je l'ai suggéré plus tôt.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lenn
Fondateur Lenn
Messages : 173
Date d'inscription : 19/02/2016
Age : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 26 Aoû - 11:13

Plongé dans mes réflexions, je regarde le garçon. Quel âge avait-il? Il était si petit...quelle cruauté d'abuser de leur pauvreté. Calme, Azdhar me répond:

-Oh, je ne pense pas que la mort soit un châtiment, bien au contraire, c'est plutôt une bénédiction, pour celui qui la reçoit ainsi que pour ceux qui en profitent. C'est la seule justice que je connaisse, terrible mais impartiale, celle qui laisse tout le monde en paix excepté ceux qui la délivrent. En admettant que vous mettiez toute la joyeuse bande de malfrat au cachot, vous n'allez pas les garder éternellement pour s'être servis de ces enfants, pourtant vous ne pourrez éventuellement pas les condamner pour plus que cela, et croyez moi, eux sont certainement capables de bien plus.

Il avait raison et toutes ces choses là, j'y avais moi-même longuement beaucoup réfléchis. J'avais tué moi aussi. Et même si le côté "justice" état censé me rassurer de ces actes, le poids de mes victimes pesaient sur ma conscience. Pourtant, toutes les fois où j'avais ôté une vie, c'était pour me défendre. Il m'arrivait toujours à faire des cauchemars sur ces morts qui auraient pu être évitées.

Petit à petit, nous arrivâmes à la Guilde et nombreux commencèrent à regarder Azdhar avec curiosité. Il faudrait bien passer par là un jour. Le sentier devint bientôt une montée, une montée que je ne connaissais que trop bien, et ma cheville appréciait de moins en moins que je l'ignore.

-Pour ce qui est de rejoindre la guilde, je ne l'ai pas fait pour la simple et bonne raison que vous ne sembliez pas particulièrement ravi à cette idée la dernière fois que nous l'avons abordée, au P'tit Canasson, mais peut-être avais-je mal interprété les choses ? Aussi je pense que les gamins seraient définitivement plus en sécurité s'ils avaient l'opportunité d'être enrôlés en tant que Novices, je ne plaisantais qu'à moitié quand je l'ai suggéré plus tôt.

-Vous avez raison sur toute la ligne, admis-je,  la mort est un cadeau, mais aussi un énorme fardeau pour celui qui a dût se charger de l'affaire. Je suis certain que vous ne pouvez être insensible à ce fait. Ne vous inquiétez pas, quand ils sortiront, affaiblis et âgé, je nommerai un Soldat chargé de les surveiller et au moindre contact avec les enfants, c'est reparti pour un tour. Dans tout les cas, nous ferons de notre mieux mais nous n'avons pas toutes les clés, loin de là.

Nous arrivons au portail et les deux gardes principaux s'écartent pour me laisser passer. Pourtant, je n'entre pas tout de suite et me tourne vers Azdhar, un petit sourire aux lèvres.

-Ouvrez grands les yeux, mercenaire. Observez et apprenez tout de nous. J'ai changé d'avis. Et puis, même si je m'attache rapidement, je ne fais pas pour autant confiance au premier venu alors peut-être semblais-je réticent. En ce qui concerne les enfant, seul sa sœur pourrait être enrôlée. Ce garçon n'a pas l'âge requis et quelque me dit qu'il n'apprécierait pas d'être séparé de sa grande sœur.

Je pose une main lourde sur la tête du petit qui secouait la tête.








Je parle en #999966
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Azdhar
Habitué
Messages : 65
Date d'inscription : 06/08/2016
Age : 21
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 31 Aoû - 22:22


Lenn avait l'air perdu dans ses pensées, il jetait des regards compatissants au jeune garçon qu'on avait escorté jusqu'ici. Il semblait réellement exténué par cette journée, mais je devinais qu'il devait avoir du pain sur la planche tous les jours, ça ne devait pas être facile de diriger une guilde.

On peut déjà apercevoir les portes de la guilde et je commence à attirer l'attention... moi qui espérait rester discret...

Soudain Lenn prend la parole sur un ton que j'ai du mal à identifier, à la fois résigné et déterminé, très curieux.

-Vous avez raison sur toute la ligne, admis-je, la mort est un cadeau, mais aussi un énorme fardeau pour celui qui a dût se charger de l'affaire. Je suis certain que vous ne pouvez être insensible à ce fait. Ne vous inquiétez pas, quand ils sortiront, affaiblis et âgé, je nommerai un Soldat chargé de les surveiller et au moindre contact avec les enfants, c'est reparti pour un tour. Dans tout les cas, nous ferons de notre mieux mais nous n'avons pas toutes les clés, loin de là.

Je ne dirais pas que j'y suis insensible en effet, mais malheureusement malgré les hantises et les insomnies passagères, on fini par développer de nouveaux instincts pour le peu... incisifs. En tout cas je suis heureux de constater qu'il semble vouloir suivre cette affaire sérieusement et jusqu'au bout, heureusement que ce n'est pas après moi qu'il en a j'aurais eu du mal à m'en débarrasser, surtout après l'avoir autant titillé, espérons qu'il ne soit pas rancunier.

On arrive prêt du portail et les deux vigiles décampent rapidement du chemin pour laisser passer leur supérieur. Qui, contre toute attente, n'entre pas, mais se retourne vers moi et lance joyeusement :

-Ouvrez grands les yeux, mercenaire. Observez et apprenez tout de nous. J'ai changé d'avis. Et puis, même si je m'attache rapidement, je ne fais pas pour autant confiance au premier venu alors peut-être semblais-je réticent. En ce qui concerne les enfant, seul sa sœur pourrait être enrôlée. Ce garçon n'a pas l'âge requis et quelque me dit qu'il n'apprécierait pas d'être séparé de sa grande sœur.

Eh bien, c'est ce que j'appelle être lunatique. Je hoche doucement la tête pour lui signifier que j'ai compris et le suit à l'intérieur. Le quartier général de Natascal est un endroit plein de étonnant, somptueux et chaleureux à la fois, des soldats affairés se pressant dans les couloirs et dans la cour, saluant Lenn au passage. Ce dernier d'ailleurs m'avait proposé d'aller à ce qu'il avait appelé "la salle d'entraînement". J'aurais crû qu'ils se seraient plutôt adonnés à ce genre d'activités dans la cour, mais visiblement ils ne font rien comme tout le monde dans se pays !

En tout cas je le suis sans rouspéter, et à peine après avoir franchis la porte de ladite salle, quelqu'un la rouvre presque immédiatement.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Orchedin  :: Orchedin :: Place Principale-
Sauter vers: