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Une araignée et un renard - [Privée Roya]

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Ariemm
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Sam 8 Avr - 12:32
L'après-midi touchait déjà à sa fin. Comme d'habitude, la journée était passée à la vitesse de l'éclair, pour moi. J'avais donc décidé de profiter encore de mon temps, malgré l'heure un peu tardive. Prolonger ainsi mes journées sur le soir était maintenant presque une habitude, mais la plupart du temps, je choisissais la forêt ou les Quartiers Sud pour mes promenades. Pourtant aujourd'hui, c'étaient bien les pavés du Quartier Nord que je foulais. L'endroit était sacrément malfamé et, en dehors des temps de missions, je ne m'y rendais presque jamais. Je ne trouvais pas vraiment de justification à ce choix, mais je le regrettais nullement. C'était un lieux à problèmes, le paysage n'était pas spécialement beau et je ne pouvais même pas jouer au jeu du pavé tant le sol était incertain, mais les merles entonnaient leurs ariettes crépusculaires comme partout ailleurs, et cela me plaisais, excusant à mes yeux tous les défauts de ce quartier.
Je n'avais pas de but précis, si ce n'était celui de rallonger encore un peu ma journée, avant de devoir rentrer à la Guilde. Mais je n'oubliais pas que cette zone d'Orchedin était aussi source d'action, et que j'avais tout intérêt à être équipée si je ne voulais pas risquer de manquer une occasion d'amusement. C'était aussi l'un des avantages du quartier, bien que ce ne fut pas pour cela que je l'avais choisi aujourd'hui. J'avais tout de même emporté mon katana avec moi. Fidèlement accroché dans mon dos, je sentais qu'il mourrait d'envie que je le sorte de son fourreau. Moi aussi dans le fond, j'en avais envie, mais pour l'instant, tout était calme.
Je tournait au coin d'une rue et me retrouvai face à l'enseigne d'un bâtiment en pierre grises. Ont pouvait y lire "Le Renard Borgne". Je souris. L'établissement m'étais familier, et j'avais toujours trouvé que j'avais une chance folle que mon animal fétiche est une taverne à son effigie. Bien que l'ambiance qui y régnait était agité et souvent belliqueuse, j'aimais bien m'y rendre de tant à autre. Mon dernier passage commençait à dater et j'étais bien tenter de passer la porte. Je portais aussi mon insigne de Capitaine, ce qui pouvait être pratique pour prouver mon âge. En effet, l'entrée m'avait déjà été interdite par le passé : petite, frêle et avec un visage enfantin, le patron qui était un peu myope ne m'avais pas reconnue et m'avais prise pour une gamine. Je ris toute seule en repensant à cet épisode. Bien que j'étais sûre cette fois-ci de pouvoir entrer, j'hésitais encore un peu, plantée devant la porte, sans vraiment savoir pourquoi.




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Roya
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Lun 10 Avr - 9:29
Spoiler:
 

Il faisait beau. Ça changeait de ma campagne natale. Les terres agricoles sont réparties dans les régions les plus pluvieuses du pays. C’était une bonne idée, au fond, beaucoup plus simple pour l’agriculture, mais la conséquence était que les enfants de paysans comme moi n’avaient pas l’habitude de journées ensoleillées et d’un ciel bleu et uni.

J’étais arrivée la veille, dans la soirée. Au cours de mes voyages, j’ai pris certaines habitudes. C’est en suivant l’une de celles-ci que je me suis dirigée vers ce quartier nord, réputé comme mal famé. Quelle fût ma surprise de le voir totalement vide. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre la présence d’un couvre-feu, et trouver un bar illégal ouvert.

Je pense que les lieux pauvres d’une ville la révèlent comme elle est vraiment, sans artifices. L’image que me donnait celui-ci était déplorable. J’ai récolté des informations, faisant parler des hommes trop soûlent, et trop désireux de m’avoir pour limiter leurs paroles.

J’avais passé la nuit à boire, et n’ayant nulle part où dormir, j’ai tout de suite enchaîné avec, dans la journée, un tour d’horizon de la ville.

Il n’y a pas à dire, la ville est charmante, tant qu’on ne met pas les pieds ici. Le contraste est énorme. Je n’ai que faire de l’injustice, je pense sincèrement qu’il faut des pauvres pour que les autres prospèrent. Non, ce qui me dérangeait vraiment ici, c’était l’hypocrisie ambiante.
Je savais que cette cité se disait un lieu prospère et paisible, protégée par un dieu auquel je ne croyais pas.
Moi, je voyais plus ça comme un prétexte pour instaurer une milice toute puissante et lourdement armée. Et qui avait les pleins pouvoirs : la preuve avec ce couvre-feu franchement trop dictatorial à mon goût.

Pourtant je ne doutais pas de la sincérité des dirigeants. Pour avoir croisé certains membres de guildes, ils sont convaincus d’œuvrer pour la paix. Pourquoi pas. Mais ce régime était, selon moi, bien trop fragile, et il en faudrait peu pour le faire basculer dans quelque chose de bien moins pur.

J’avais établi mon plan : d’abord, les informations, elles sont la clé du pouvoir. Puis, se rapprocher des guildes. Pourquoi pas en intégrer une. J’étais fatiguée de vagabonder, s’installer quelques temps me ferait du bien. Nouer des liens avec des gens puissants. Et enfin, s’amuser. Tester les limites, pousser à bout. Une vie trop paisible n’est pas bonne pour le peuple. Non pas que je m’improvise sauveur de l’humanité, mais pousser le peuple à remettre en question ce régime accepté sans questions pouvait être amusant à voir.

De retour dans le quartier nord, à la recherche d’un endroit où crécher.
Je sortis une bourse de mon corset. Presque vide. La dernière ville ne m’avait offert qu’un seul travail, qui m’avait coûté plus cher pour les renseignements que ce qu’il ne m’avait rapporté. Cela faisait des semaines que je n’avais dormi dans un vrai lit, ni pris de vrai bain. Et cette ville semblait ne pas être faite pour enrichir les mercenaires.
Changeant de plan, je décidai de trouver un pigeon à déplumer.

Alors que je marchais sur la route accidentée et sale, mon regard fut attiré par le reflet du soleil sur quelque chose de métallique. J’avais appris à faire attention à ça : toujours savoir où sont les armes proches de soi. Mais quelle fut ma surprise de voir un insigne de guilde. De commandant, qui plus est.

Un sourire carnassier se dessina sur mon visage. Je ne pouvais pas mieux tomber. La femme qui portait cet insigne ressemblait à une gamine. Je ne me fiais pas aux apparences, je savais que c’était une excellente combattante.
Elle était debout et immobile devant une échoppe. Un bar à vrai dire.

Dissimulant partiellement mes nombreuses armes sous ma cape de voyage, et retirant la capuche qui cachait jusque là mon visage, je m’approchai, me posta à côté d’elle, regardant dans la même direction. Une seconde plus tard, je pris la parole sur un ton négligé, toujours sans la regarder.

-Je vous offre un verre ?
---

Edit : comment tu fais pour centrer le texte? C'est beaucoup plus esthétique, j'aimerais bien faire pareil ^^
Reedit : J'en profite que tu sois une modo pour demander : est-ce qu'on a le droit de faire plusieurs RP en même temps?


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Ariemm
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Lun 10 Avr - 18:29
Bientôt, je sentie une présence à mes côtés. Surprise, je tournai la tête d'un seul jet, faisant voler mes épais cheveux noir et en pagaille. Une femme se tenait à mes côtés, regardant tout aussi fixement que moi la porte de la taverne. Elle était grande, je m'en rendais compte facilement, malgré le faite qu'à cause de ma petite taille les trois-quart des gens me paraissaient grands. Et elle était très belle. C'était évident, même pour moi qui était pourtant très inexpérimenté en la matière. La beauté d'une femme ou d'un homme était un notion abstraite et quelque peu inutile à mes yeux. Ce que j'avais tendance à trouver joli se limitait au domaine de la nature. Un paysage, un oiseau, un arbre ou un insecte, voilà qui me suffisais à m'émerveiller. Néanmoins, si cette inconnue avait été une fleur, indéniablement je l'aurais identifiée comme somptueuse amaryllis. Complexe, envoutante et sauvage, c'était assurément le genre de femme qui tapait dans les yeux des hommes.

- Je vous offre un verre ?

Elle fixait toujours la porte et avait parlé d'un ton banal, sans me regarder. J'examinai son profil parfait, un peu prise au dépourvu par sa proposition. Ici, dans les Quartiers Nord, les habitants étaient méfiants et très pauvres. En conséquence, ils se gardaient bien d'offrir quoi que se soit à un inconnu. Cette jolie jeune femme ne venait donc très certainement pas de ce quartier. Dans ce cas, quelle idée incongrue de venir dans ce quartier à cette heure là ! N'était-elle pas au courant pour le couvre-feu ? Elle avait éveillé ma curiosité et, déjà, mille questions se bousculaient dans mon esprit. Je pris sur moi pour garder contenance et ne pas dépasser la situation en déversant sur elle un flot d'interrogations indiscrètes. J'étais amicale et j'aimais m'amuser, en conséquence, j'étais loin d'être une personne méfiante. En revanche, mon instinct était bien plus implacable. Hors, il me soufflait que cette inconnue était loin d'être inoffensive et que, sous sa cape de voyage, elle dissimulait plus d'un piège. Je souris, notai l'avertissement de mon intuition dans un coin de ma tête, puis la fis mettre en veilleuse. Je n'aimais pas avoir des préavis sur les gens, préférant saisir toute les occasions possibles pour faire de nouvelles rencontre. Mais j'écoutai toujours avec beaucoup d'attention les recommandation de mon instinct, mon plus précieux allié selon les dires de mon père, et aussi selon mon expérience.

- Oh, avec plaisir ! Surtout qu'avec le couvre-feu, vous devriez vous abriter ! fis-je avec une voix enfantine et innocente.

Sur ce, je poussais la porte, l'invitant à entrer. Comme à son habitude, la taverne était bien remplie et agitée. Je me hissai sur la pointe des pieds, cherchant dans le désordre environnant une table libre. J'aurais pu choisir d'aller au bar, mais le cortège d'habitués du Renard Borgne n'offrait pas l'intimité que j'aurais souhaité. Je préférais pouvoir découvrir qui était cette belle inconnue sans qu'aucune oreille indiscrète ne risque d'écouter notre discutions. J'indiquai à ma camarade un petite table bancale au fond de la pièce, toujours souriante et l'invita à m'y suivre.
Quelques miettes trainaient encore sur ma chaise, signe que son occupant était parti depuis peu...ou que les serveurs de la taverne étaient du genre à omettre plus ou moins volontairement le ménage... Je ris en les balayant négligemment avant de m'assoir.

- Alors, comment t'appelles-tu ? demandai-je avec naturel, passant délibérément du vouvoiement au tutoiement.




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Roya
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Lun 10 Avr - 19:54
- Oh, avec plaisir ! Surtout qu'avec le couvre-feu, vous devriez vous abriter !

Au premier regard, je sus que je l’avais intriguée, peut être même charmée. Ce n’était pas vraiment mon but, mais au moins elle avait accepté l’invitation.
Un discret sourire amusé étira mes lèvres. Si je faisais même de l’effet aux femmes !
Même si d’apparence, ma beauté était un avantage, c’était à cause d’elle que je ne suis pas restée dans mon village natale. Des querelles entre plusieurs hommes amoureux avaient finis en massacre, et on m’avait poliment foutu dehors, avec la prière de ne jamais revenir.
Mais elle m’avait sauvé la mise bien des fois, alors je ne m’en plaignais pas.

Nous rentrâmes dans l’échoppe. Elle n’était pas réellement originale. En fait, elle ressemblait à toutes : poussiéreuse, pleine d’hommes à l’allure peu rassurante et dont certains nous déshabillèrent du regard à peine la porte passée.
J’avais pris l’habitude, mais je savais aussi ce qui passait dans la tête de la plupart, et il m’était déjà arrivé de planter quelqu’un pour moins que ça.
L’un d’entre eux, un vétéran gras et abîmé proche de nous, fit mine de se lever, tout en ouvrant la bouche. Avant qu’il n’ai le temps de faire quoi que ce soit, je releva négligemment ma cape sur une dague accrochée à ma cuisse. Il stoppa tout mouvement, et sans plus d’histoire revient à sa pinte. Il était important que tout se passe bien ce soir, et déclencher une bagarre devant l’une des deux personnes les plus importantes de la ville n’était clairement pas une bonne idée.

Alors que la commandante cherchait une table, je me mis en retrait pour l’observer. On m’avait beaucoup parlé d’elle. La très jeune commandante, d’apparence très enfantine, mais une tarée dans son genre. Elle aimait s’amuser. Je pensais pouvoir l’apprécier. Et à la suite de cette rencontre, nous pourrions très bien nous entendre.
J’étais vraiment heureuse du hasard qui l’avait placée sur ma route.

Je la suivit s’asseoir sans un mot. Non pas que j’étais mal à l’aise -cela m’arrivait rarement, mais … quelque peu déstabilisée. En fait, j’étais rarement confrontée à des femmes.
Le fait qu’elle essuie sa chaise me fit sourire. Certaines règles de la classe moyenne à haute m’échappaient. Quelques miettes ne tueraient pas une mouche.

- Alors, comment t'appelles-tu ?

-Roya. Répondis-je simplement. Et toi tu es…

Je marquais une pause, hésitante, fronçant légèrement les sourcils. On m’avait dit son nom, mais j’avais une bien piètre mémoire des prénoms.

-Ariemm ? Achevais-je, presque comme une question, me maudissant d’avoir hésité.


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Ariemm
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Mar 11 Avr - 18:14
L'inconnue m'avait suivit et s’asseyait en face de moi à notre table bancale. Un léger sourire éclaira son visage avant qu'elle ne réponde à ma question sans se faire prier :

- Roya. Et toi tu es… elle hésita un instant avant de terminer sur un ton incertain Ariemm ?

Du temps où mon père était Capitaine, il n'y avait pas un seul orchedien qui ignorait son nom et aucun n'avait l'ombre d'un doute pour le reconnaître. Dans mon cas, la réputation était quelque peu moins brillante, mais la plupart du temps, les passants savaient tout de même m'identifier d'un seul coup d'oeil et j'étais presque sûre que tous connaissaient mon nom. J'ignorai si cela était dû à ma ressemblance frappante avec mon père ou au faite que j'étais sûrement la Capitaine la plus petite, frêle et enfantine qu'Orchedin n'est jamais connu... Roya, quand à elle, avait eut un temps de flottement pour trouver mon nom. Cela ne m'avait nullement froissée. J'essayais simplement de tirer une conclusion de ce doute : pour moi, la théorie la plus plausible était que Roya ne venait pas d'Orchedin. Cela expliquerai son hésitation, sa présence dans les Quartiers Nord à une heure si tardive et son invitation détachée. Dans tous les cas, si elle avait su me reconnaître, c'est qu'elle savait qui j'étais et que malgré cela, elle me tutoyait. Cela m'allait parfaitement ! Je n'aimais vraiment pas qu'ont me vouvoie. Simplement parce que je trouvai cela désagréablement trop sérieux et que j'avais l'impression de prendre cinquante ans à chaque fois. Je souris, satisfaite :

- En effet ! Ariemm Megjow, quatrième du nom ! fis-je sur un ton faussement sérieux, suivit d'un petit clin d'oeil. Enchantée, Roya !

Je décrochais Sauvage, mon katana, avant de le ranger sous ma chaise, pour plus de confort. Au Renard Borgne, les armes étaient une habitude, ce qui n'était pas le cas de toutes les tavernes d'Orchedin. Bien que pour les membres des Guildes, ont acceptait généralement une entorse à la règle, je n'aimais pas profiter des mes autorisations spéciales pour pouvoir amener mon katana avec moi. C'est pourquoi j'appréciais beaucoup cette particularité du Renard Borgne. Sauvage était très précieux à mes yeux et j'aimais sentir son fourreau dans mon dos lorsque je sortais dans la ville.
Enfin je me décidai à appeler un serveur. Quand j'entrai dans un bar, une taverne ou encore dans le réfectoire d'Avelann, j'avais souvent envie de prendre un thé glacé. Ni plus, ni moins. Je n'avais pas un gros appétit et j'étais loin d'être gourmande, mais un thé glacée ne se refusait jamais pour moi. Une petite femme replète s’approcha bientôt et je commandai de ma petite voix enfantine :

- Un thé glacé pour moi, s'il vous plait. Je me tournai ensuite vers Roya Et pour toi, ce sera...? Je la laissais choisir, curieuse de savoir qu'elle était son genre de boisson.




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Roya
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Mar 11 Avr - 21:22
- En effet ! Ariemm Megjow, quatrième du nom ! Enchantée, Roya !

Cela m’amusa. « Quatrième du nom »… Ça faisait très impérialiste. Le fait qu’elle en plaisante me plût. Mais prouvait aussi l’héritage de ce que j’avais soupçonné : les guilde étaient, ou avaient été un prétexte pour gouverner.

Elle posa son katana sous sa chaise. C’était une très belle arme, qui avait visiblement un passé sentimental. Cela aussi me plût. Pour moi, une arme a une histoire, c’est plus qu’un bout de métal, à partir du moment où elle prend des vies. Moi même, je n’avais jamais acheté une arme. Chacune avait été gagnée-ou volée, suite à un combat, un pari. Seul le couteau caché dans ma botte avait été offert, suite au sauvetage, je dois l’avouer involontaire de la fille d’un bourge, qui avait cru ainsi pourvoir m’acheter comme garde du corps. Une belle arme aussi.

Quand j’appuyai mon dos contre le dossier, la gêne familière et rassurante de mes dagues apparut. J’aurais bien pu les enlevées, c’était tout à fait légal, voir justifiable pour une voyageuse, mais j’avais bien compris qu’ici, les hors-guilde n’étaient pas censés faire leur propre loi, et puis j’étais bien trop lourdement armée pour que ça ne paraisse suspect.
Le serveur arrive. Soudain, je me souvins de ma bourse vide malgré mon invitation.

- Un thé glacé pour moi, s'il vous plaît. Et pour toi, ce sera…?

Je lança un regard vers le bar. Les whisky et autres alcools forts semblaient être du jus de chaussette.
Avec une moue déçue suivie d’un sourire charmeur je commanda donc :

-Un demi de bière, s’il vous plaît.

D’accord, ça contrastait un peu avec le thé glacé commandé, mais lui-même contrastait avec l’endroit. Et puis j’aimais les bières fraîches et tenais bien l’alcool.

L’homme reparti.

Je désigna le katana sous la chaise d’un mouvement vague.

-C’est une bien belle arme que tu as là.

Mon ton, bien qu’en partie admiratif demandait aussi plus d’informations sur l’épée.

Le serveur revint presque immédiatement. Remarquablement vite, en fait, pour quelqu’un qui avait dût servir une pression et un thé glacé. Il faut croire que les jeunes femmes sont plus rapidement servies que les hommes.
J’avais de la chance, il était assez jeune, et plutôt laid.

Quand il posa les boissons, il ne prit même pas la peine de me regarder dans les yeux. Je sortis ma bourses de mon corset, et la vida dans la main hésitante qu’il me tendit.
Il n’y avait pas assez. Je le savais, il le savais. Il me regarda enfin dans les yeux, et je lui souris, avec un clin d’œil promettant beaucoup de choses que je ne lui ferais jamais.
Il reparti sans protester.

Je lança un regard à la fois gêné et désolée à Ariemm. Elle était capitaine, et ce n’était pas très légal, à la limite de la corruption. Néanmoins, il était dans mes principes de ne pas revenir sur ce que je disais. J’avais dit que je l’invitais, je payais. Quitte a essuyer un mauvais regard, voir une mauvaise première impression.


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Ariemm
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Mer 12 Avr - 14:51
Après un regard en direction du bar Roya ajouta :

- Un demi de bière, s’il vous plaît.

J'eus un drôle de sourire, entre l'amusement et la surprise. Jamais je ne m'étais déjà retrouvée à partager mon thé glacé avec quelqu'un qui avait commandé une bière. Lorsque c'était Lenn qui était en ma compagnie à la taverne, il prenait un croissant et la fois où j'avais déjeuné avec Elyu, elle avait prit un chocolat chaud -cela aussi m'avais beaucoup surprise d'ailleurs-. Le reste du temps, j'étais seule.
Nos deux boissons contrastaient beaucoup, quoique ce fut surtout la mienne qui contrastait avec le reste des commandes. Il était même surprenant que j'ai pu avoir mon thé glacé dans cet établissement. Je dévisageai Roya, essayant de deviner son âge. Si j'avais l'air d'une gamine malgré mes vingt ans, elle, elle semblait plus mature que le jeune âge que je lui soupçonnais. Il était probable qu'elle ait aux alentours de dix-neuf ans. Néanmoins, même si elle était physiquement plus jeune, il en était à coup sûr tout autrement au niveau du mental. Le simple faite qu'elle ai commandé une bière le soulignait. Moi-même je n'en avait jamais bu une seule goutte de ma vie, et je me gardais bien de risquer l'expérience. Inconsciemment, je m'étais moi-même strictement interdit l'alcool. Un peu comme une enfant qui sais qu'elle n'a pas le droit de goûter le vin de son père, sous peine d'une punition.
Le serveur s'éloigna d'un pas pressé et Roya en profita pour enchaîner, tout en désignant Sauvage :

- C’est une bien belle arme que tu as là.

Son ton laissait transparaître une certaine note d'admiration et de curiosité. J'émis un rire mélodique, flattée par les paroles de Roya que je prenais comme un compliment presque personnel. C'est ce moment que choisi le serveur pour réapparaître. Il avait été d'une rapidité surprenante ! Le Renard Borgne n'avait décidément rien à envier aux autres tavernes d'Orchedin du point de vue service-clients ! Je pris entre mes fines mains la choppe fraîche, couverte de buée et soupirai avec satisfaction, à la manière de quelqu'un qui se réchaufferait sur une boisson chaude. Ravie, je remerciai d'un sourire chaleureux le petit serveur.
Roya sorti de son corset une bourse à l'allure bien maigrichonne. C'était à mes yeux un endroit bien curieux pour ranger une bourse, mais après réflexion, cela pouvait s'avérer pratique contre les vols. Je préférais tout de même garder mes bourses accrochées à ma ceinture. Si un petit voleur voulait se risquer à me piquer mes pièces, il n'y avait pas de soucis : je me ferais une joie de le rattraper !
Quelques pauvres écus tombèrent dans la main du petit homme. Je compris alors que Roya n'avait pas suffisamment pour payer. Et le serveur l'avait compris lui aussi. Je m'apprêtais à sortir ma propre bourse, pour m'acquitter d'une part des frais. Cela ne me dérangeait nullement étant donné la rareté des fois où je me servais de mon argent. Et puis aussi improbable cela soit-il, si je venais à être ruinée, je pouvais très bien vivre sans la moindre pièce de monnaie, du moment qu'il y ait un bois dans les environs. Habile à la chasse et habituée des milieux forestiers, j'étais parfaitement capable de vivre en sauvage. Pourtant, sans que je n'ai besoin d'intervenir, Roya retourna la situation à son avantage. D'un simple sourire la jeune femme brune fit faire demi-tour au serveur, sans qu'il ne lâche aucune protestation. Je le regardai s'éloigner, interloquée. Pourquoi avait-il renoncer à sa paye complète aussi facilement ? Roya avait-elle des pouvoirs surnaturels ? Par Sêlin, comment a-t-elle fait ça ? Si c'était son simple sourire qui avait eut un si grand effet, j'avais de quoi me sentir jalouse : moi qui souriait tout le temps, jamais un serveur ne m'avait offert mon thé glacé ! Je ris de bon coeur, avant de me retourner vers ma camarade :

- Merci pour le thé ! Enfin, je vois que mon katana t’intrigue quelque peu. Il s'appelle Sauvage ! C'est mon père qui me l'a offert, alors qu'ont me nommait soldat. C'était il y a cinq ans maintenant. Ont a vécut bien des choses ensemble, et aujourd'hui, je connais sa lame par cœur ! J'esquissai un nouveau sourire avant de clamer avec insouciance : En tout cas, si tu n'es pas insensible à la beauté de Sauvage, c'est que tu dois connaître quelque chose en armes, je me trompe ?

En effet, pour la plupart des gens qui n'avaient pas l’habitude des armes, une épée ne représentait jamais qu'un simple bout de ferraille. C'était aussi le moment de voir quels genres de "pièges" cachait Roya sous sa cape de voyage. Non pas que j'étais méfiante, mais plutôt que j'étais aussi curieuse et intéressée qu'elle.




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Roya
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Jeu 20 Avr - 22:01

- Merci pour le thé !

Aucune remarque sur le paiement… Tant mieux. Étonnant, certes, mais tant mieux. La justice de cette ville était bien étrange. On imposait un dictatorial couvre feu, mais laissait couler ce qui ressemblait à un vol face à la plus autre représentation des autorités. On remerciait même. Intrigant, intéressant même. Et amusant. Tout ce que j’aimais.

- Enfin, je vois que mon katana t’intrigue quelque peu. Il s'appelle Sauvage ! C'est mon père qui me l'a offert, alors qu'ont me nommait soldat. C'était il y a cinq ans maintenant. Ont a vécut bien des choses ensemble, et aujourd'hui, je connais sa lame par cœur !

Un héritage familial. C’était plutôt classique.
En temps qu’enfant de la misère, on m’avait apprit à haïr ceux qui avaient été plus chanceux que moi à la naissance. Encore plus ceux à qui les parents ne refusaient rien, et offraient tout, qui n’avaient jamais fournit un véritable travail pour réussir.
Si cette fille avait débarqué dans mon village natal, ou l’un des milliers d’autres en tout ou presque identique, elle se serait sans doute faite lapidée sans aucune forme de pitié. Juste par jalousie, par haine, ou pour que les villageois passent leur désespoir dans la violence.

Mais je savais me réjouir de la chance des autres. Et puis pour rien au monde je n’aurais échangé ma situation contre la sienne, celle d’un prince ou même d’un dieu.
De plus, les apparences étaient souvent trompeuses. Déjà, je savais que les parents riches étaient souvent bien moins aimants qu’avaient été les miens. Et puis ils imposaient une vie à leurs enfants alors qu’ils pourraient choisir la liberté, là où la vie imposaient aux enfants pauvres ce qu’ils devaient faire, sans aucune forme de liberté. Quitte à choisir, autant ne pas avoir l’illusion.

Je fis un rapide calcul. On avait au minimum son grade de soldat à 15 ans. Ariemm étant, selon toute vraisemblance, une surdouée, elle devait avoir aujourd'hui 20 ans. Plus vieille que moi. Comme quoi il ne fallait pas se fier aux apparences.

-En tout cas, si tu n'es pas insensible à la beauté de Sauvage, c'est que tu dois connaître quelque chose en armes, je me trompe ?

Évidemment que non, elle ne se trompait pas. Peu de personnes ne l’aurait fait, et puis ce n’était nullement mon objectif.

Un sourire un peu amusé. Un visage feignant une certaine gêne. Répété maintes et maintes fois au cours de ma vie qu’ils en étaient plus que convaincants.

-Tu m’as démasquée.

Je marquai une pause, prenant ma respiration, comme un interrogé avant une confession.

-J’ai beaucoup voyagé. Cela peut paraître étrange, mais les forgerons sont de très bonne compagnie,  des premières que je rencontre dans une ville. On m’a tant parlé de toutes sortes d’armes, que j’ai appris à reconnaître et apprécier l’art dans la conception de chacune.

Je ne voulais pas vraiment mentir. Si jamais la situation imposait que je dégaine devant la jeune fille -ce qui n’était pas d’une probabilité négligeable ici-, autant ne pas lui donner l’air d’une femme faible et innocente. Plutôt, atténuer la vérité et rester humble.

-Tu peux bien comprendre qu’une femme seule sur les routes doit pouvoir se défendre…

Je sortais les deux dagues placées en bas de mon dos. C’étaient mes armes principales : longes d’un avant bras, courbées, un peu. Elles étaient différentes et n’avaient pas été faites pour être ensemble : l’une était légèrement plus grande et plus fine que l’autre. L’une avait une poignée magnifiquement travaillée, représentant un dragon s’enroulant autour d’un orbite vide qui avait dût abriter une pieire précieuse. Du jade peut être. L’or qui devait autrefois la recouvrir était parti depuis longtemps, laissant place à un acier nu et forcit, presque noir. L’arme devait avoir une centaine d’années, autant dire une antiquité, mais la lame admirablement conservée était aiguisée comme une lame de rasoir.
L’autre était bien plus sobre. La poignée de cuivre était simplement ornée de reliefs pour assurer une meilleure prise.

Je posais délicatement les dagues sur la table, comme pour ne faire aucun bruit au contact du bois sur les métaux. Comme si elles allaient tomber en poussière au moindre choc.

-Je n’ai pas d’armes aussi précieuses que la tienne, bien que je les admire. Les miennes sont surtout fonctionnelles, dissuasives. Elles n’ont d’ailleurs même pas de nom, bien que je soupçonne celle ci, je désigna la plus ancienne, d’en avoir eu un, on ne m’en à jamais donné l’héritage.

En fait, elles me servaient aussi beaucoup dans mes missions, mais autant ne pas le préciser.
J’étais presque sûre de ne pas être en tord aux yeux de la loi, mais je guettais les réactions d’Ariemm.
Bien que je sois fière de mes armes, que je les aima beaucoup, elles faisaient pâle figure face à Sauvage.


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Ariemm
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Ven 21 Avr - 12:09
Un sourire mi-amusé mi-gêné se peignit sur son visage de déesse puis elle répondit :

- Tu m’as démasquée. Elle prit une courte inspiration avec de poursuivre. J’ai beaucoup voyagé. Cela peut paraître étrange, mais les forgerons sont de très bonne compagnie, des premières que je rencontre dans une ville. On m’a tant parlé de toutes sortes d’armes, que j’ai appris à reconnaître et apprécier l’art dans la conception de chacune.

Roya venait de confirmer d'elle-même qu'elle n'était pas originaire de la ville. Elle était une voyageuse, et peut-être même qu'elle ne faisait que passer à Orchedin. Je ressentis une pointe de déception. J'appréciais sa compagnie et l'idée qu'elle quitte la cité me peinait. Je trouvais dommage de ne plus la revoir. Je n'en montrai rien et l'écoutai avec attention poursuivre :

- Tu peux bien comprendre qu’une femme seule sur les routes doit pouvoir se défendre…

J'approuvai d'un petit signe de tête, toujours souriante. Le plus long voyage que je n'avais jamais fait se résumait à un aller-retour entre la maison de mes parents, située dans les Quartiers Sud et les petites collines qui bordaient la ville. Jamais je ne m'étais retrouvée seule à voyager sur des routes plus lointaines. J'ignorai donc tout de la dangerosité concrète que pouvait représenter un tel périple, mais j'avais néanmoins une vague idée sur la chose. J'avais déjà suffisamment entendu de récits à propos de bandits attaquant sans aucune pitié les voyageurs pour s'emparer de leurs biens. Il était clair que, pour une femme ou même un homme, cela pouvait être intimidant et qu'il valait mieux avoir de quoi se défendre.
Je cillai, réalisant grâce à ses réflexions à quel point j'étais ignorante. Mon univers était si restreint ! Il se limitait à Orchedin et ses alentours. J'ignorais tous de ce qui pouvait se trouver derrière les collines, les champs et les bois. Bien sûr, je connaissais l’existence des cités environnantes, mais je ne m'y étais jamais rendue. J'eus soudainement très envie d'explorer le monde, de parcourir les routes avec Sauvage et Elanion, quitte à affronter des brigands à tous les tournants ! Le réalité me heurta de plein fouet, tranchant nette les petites ailes qui m'avaient poussées alors que j'imaginais le paysages de forêts inconnues, de cités labyrinthiques et que je m'imaginais partant à l'aventure. C'était tout simplement impossible. J'étais Capitaine, et je me devais de veiller sur Orchedin. J'avais promis à ma mère de protéger la ville et de respecter les volontés de Sêlin. Et je me sentais obligée de continuer à essayer de rendre fier mon père. Toutes ses contraintes qui entravaient mon amusement me déplaisaient plus que tout. Pourquoi avait-il fallu que ce soit moi qui joue ce rôle stupide d'"héritière" ? Aussi frustrée que le permettait ma bonne humeur permanente, je reportais mon attention sur Roya, qui en avait sûrement déjà vécut et vu bien plus que moi. Celle-ci posait doucement sur la table bancale deux dagues :

- Je n’ai pas d’armes aussi précieuses que la tienne, bien que je les admire. Les miennes sont surtout fonctionnelles, dissuasives. Elles n’ont d’ailleurs même pas de nom, bien que je soupçonne celle ci, elle désigna une arme très ouvragée d’en avoir eu un, on ne m’en à jamais donné l’héritage.

Je jetai un regard curieux aux deux lames. Je n'étais pas une grande amatrice de toutes les armes qui imposaient un rapprochement trop important avec l'adversaire. Poignards et dagues étaient pour moi un réel souci lorsque je devais en manipuler. En effet, ma stature frêle ne me donnais pas l'avantage en combat rapproché. Néanmoins, ces deux armes me plurent bien. Leur lames étaient relativement longues et légèrement courbées, ce qui me rappela un peu celles des katanas. Ces deux là étaient loin d'être des jumelles parfaites, comme il était le plus courant de croiser. L'une était visiblement aussi vieille que sophistiquée et ouvragée tandis que l'autre était bien plus simple. Quoi qu'il en fut, le mélange me plaisais bien et j'étais très curieuse de savoir comment se débrouiller Roya avec.

- Ce sont de bien jolies dagues que tu as là ! M'exclamai-je, peut-être un peu trop fort. C'est dommage qu'elles n'aient pas de noms.

Je désignai à mon tour l'arme à la poignée ornée d'un dragon et poursuivit sur un ton enfantin qui laissait transparaître ma curiosité à l'état pure :

- Comment l'as-tu eus ? Si elle à bien un nom comme te le pense, je trouve qu'il est très impoli de la part de celui qui te l'as donnée de ne pas t'avoir révélé comment elle s'appelait !

Peut-être que son ancien propriétaire avait jugé inutile de donner le nom de cette dague à Roya, pensant qu'elle en trouverait un nouveau. Après tout, s'il avait été prêt à céder son arme, le nom devait lui importer peu. Dommage pour lui, s'il n'avait pas su apprécier à sa juste valeur la beauté de cette dague.




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Roya
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Ven 21 Avr - 16:09

- Ce sont de bien jolies dagues que tu as là !

Je souris au compliment. Je les aimais bien aussi. Elles racontaient une histoire.

- C'est dommage qu'elles n'aient pas de noms.

Dommage ? Non, je ne voyais pas l’intérêt d’un nom, à vrai dire. L’aspect de l’arme et de celui qui la tenait en disait déjà long quant-à son passé, et sa manière d’être utilisée.


- Comment l'as-tu eus ? Si elle à bien un nom comme te le pense, je trouve qu'il est très impoli de la part de celui qui te l'as donnée de ne pas t'avoir révélé comment elle s'appelait !

Un petite rire m’échappa, je me mordis la lèvre inférieure et regardai le ciel -ou plutôt le plafond mal entretenu de l’auberge, comme pour chercher une réponse.

C’était embarrassant comme situation. Je n’avais aucune envie de mentir, et la véritable histoire en révélait bien trop sur moi et sur mon activité de mercenaire sans scrupules.

Déguiser la vérité, encore, c’est que ça risque de devenir une habitude !

-On ne me l’a pas donné. Mes aventures m’ont un jour menée dans une ville ancestrale sans nom occupée par un clans sans nom non plus.

J’avais pour mission de les éradiquer jusqu’au dernier, sans jamais en savoir la raison. Mais la cité m’avait tant intéressée par son histoire que j’avais passé quelques semaines, accompagnée de quelques compagnons, à en visiter chaque recoin.

-J’y trouvai un amant, un prince passionné d’histoire. Il me montra mille et une merveille historique, et je le fis tant parler qu’il me révéla indirectement l’emplacement du tombeau familial gardé secret de génération en génération.

Je laissa une pause, perdue dans mes pensées, laissant mon index courir sur la lame tranchante et froide.
Il avait été l’un des rares que j’ai réellement apprécié. Aimant, passionnant et généreux. Le mari parfait. Mais une mission est un engagement, et je ne revenais jamais dessus.
De toutes façons, me dis-je pour me consoler, une vie sédentaire n’était pas faite pour moi. Je n’aurais pu ni rester, ni partir sans prendre sa vie.
Il a été l’une des rares personnes dont j’ai longtemps regretté l’assassina. Encore aujourd’hui d’ailleurs.

-Mais il fini par mourir. Sa dernière volonté fut que l’histoire de son peuple soit préservée. Alors j’ai trouvé le tombeau, et toutes les richesses qu’il cachait. En fait, il y avait surtout des livres, que j’ai confié à différentes personnes de confiances. Et beaucoup d’armes, de bijoux et joyaux. Je laissai tout, sauf cette dague.

Seul souvenir d’un amour perdu.
Ma voix était, au cour de mon récit, devenue un peu tremblante, laissant transparaître quelque peu (mais déjà trop) d’émotions. Je me repris rapidement. Je détestais montrer mon côté humain, sensible.
D’un ton soudainement bien plus entraînant, je conclut.

-Bien sûr, la lame était rouillée, alors je l’ai faite refaire, le plus identique que possible à celle d’origine. Je pense que lui donner un nom serait une insulte à ses anciens possesseurs. Je ne connais ni son histoire, ni les raisons pour lesquelles elle fût forgée. Disons qu’elle restera dans l’anonymat, comme mon prince et son peuple.

Remarquant le regard énervé d’un serveur, que mes armes devaient déranger, je les rangeai pour ne pas avoir de problème.

Sans me laisser une seconde de répit, j’enchaînais.

-Et Sauvage, comment est-elle arrivée dans ta famille ?

Je m’étais livrée, à Ariemm d’en faire autant.
Je pense sincèrement que raconter des petits passages de notre vie, ainsi, en disait bien plus long qu’une simple description. De plus, cela créait entre nous une proximité que me serait fort utile. Et qui, étonnement, m'était fort agréable.


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Ariemm
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Sam 22 Avr - 14:45
Roya émit un petit rire avant de se mordre la lèvre inférieur et de regarder vers le haut. A sa mimique quelque peu embarrassée, j'espérai ne pas avoir une fois de plus été trop curieuse. Heureusement, elle répondit rapidement :

- On ne me l’a pas donné. Mes aventures m’ont un jour menée dans une ville ancestrale sans nom occupée par un clan sans nom non plus.

J'écoutai avec la plus grande des attentions. Le début de ses explications commençaient comme un conte. J'adorais les contes ! Petite, ç'avait été les légendes de la fondation d'Orchedin qui m'avaient bercée. Ma mère savait les raconter si bien qu'aujourd'hui encore je m'en souvenais parfaitement. Plus tard, se furent les anecdotes des missions des soldats de ma Guilde que l'ont m'avais raconté. Bien évidemment, ces histoires étaient toujours enjolivées et dites de la sorte à ce que les faites apparaissent plus héroïque qu'ils ne l'avaient étés. Mais j'avais toujours écouté ce que rapportaient mes aînés avec beaucoup d’attention et aujourd'hui je regrettais presque ne plus pouvoir entendre de tels récits.

- J’y trouvai un amant, un prince passionné d’histoire. Il me montra mille et une merveille historique, et je le fis tant parler qu’il me révéla indirectement l’emplacement du tombeau familial gardé secret de génération en génération.

Roya marqua une pose, visiblement pensive. Elle n'avait pas dû raconter ce moment de sa vie à beaucoup de personnes et peut-être qu'y repenser la rendait quelque peu nostalgique. Je me sentis touché qu'elle s'ouvre ainsi à l'inconnue que j'étais, et j'espérai que ces souvenirs ne lui évoquaient pas trop de tristesse. Je détestais mettre le doigt sur les points sensibles des autres à cause de ma curiosité et de ma maladresse. Elle poursuivit, sur un ton qui laissait transparaître son émotion :

- Mais il fini par mourir. Sa dernière volonté fut que l’histoire de son peuple soit préservée. Alors j’ai trouvé le tombeau, et toutes les richesses qu’il cachait. En fait, il y avait surtout des livres, que j’ai confié à différentes personnes de confiances. Et beaucoup d’armes, de bijoux et joyaux. Je laissai tout, sauf cette dague.

Et voilà ! J'avais encore soulevé la mauvaise pierre. Je choisi de boire un peu de thé glacé, histoire de dissimulé mon maudit sourire qui ne voulait pas partir. Je ne voulais pas passer pour une sadique, car j'étais tout sauf cela. Heureusement Roya poursuivit avec plus d'entrain. De toute évidence, elle avait une certaine force de caractère qui l'empêchait de se laisser aller à la tristesse que pouvait provoquer la perte d'un être cher. Tant mieux.

- Bien sûr, la lame était rouillée, alors je l’ai faite refaire, le plus identique que possible à celle d’origine. Je pense que lui donner un nom serait une insulte à ses anciens possesseurs. Je ne connais ni son histoire, ni les raisons pour lesquelles elle fût forgée. Disons qu’elle restera dans l’anonymat, comme mon prince et son peuple.

Je reposais ma choppe avant d'approuver d'un hochement de tête ses paroles. Il était vrai que dans ses conditions, cette dague était plus belle sans nom. Elle rangea ses dagues puis enchaîna avec une question :

- Et Sauvage, comment est-elle arrivée dans ta famille ?

Je ris. Malheureusement pour elle, je n'étais pas aussi douée pour raconter les histoires, surtout qu'il n'y avait rien de bien intéressant à dire sur l'arrivé de Sauvage dans ma famille. Néanmoins, je ne me fis pas prier pour dire tout ce que je savais.

- C'est loin d'être aussi sentimentale que pour toi. Sauvage a été forgée spécialement pour moi, par un forgeron très réputé d'Orchedin. Avant moi, personne de ma famille ne maniait le katana. Mon père préférait les épées lourdes et ma mère se spécialisait dans les sabres de manière générale. Le katana étant une arme très particulière, elle n'était pas spécialement habile avec.

Je marquais une petite pose, me remémorant les quelques entraînement que j'avais fait avec ma mère. En combat, elle portait toujours au moins quatre sabres, qu'elle choisissait parmi tout ceux de sa large collection. Bien qu'elle avait un katana dans son arsenal, il était vrai qu'elle ne le choisissait que rarement.

- C'est quand je fus novice que j'appris à manier le katana. Mon Maître, Lance, était un expert de cette arme, et comme elle me plut beaucoup, je décidais de la choisir comme arme principale. Pour mon père, il était plus important que tout que je devienne Capitaine à sa suite... j'imagine que c'est pour cela qu'il m'as offert Sauvage. Afin que j'ai une arme qui me soit parfaitement adapté et qu'ainsi, toute les chances soient de mon côté en mission.

Qui disait victoires en mission disait succès. Et qui disait succès, disait chance d'être Lieutenant puis Capitaine. C'était du moins le résonnement de mon père. Je doutais fortement du faite qu'il m'est offert Sauvage pour mon plaisir. Avait-il seulement songé une seule seconde que j'aurais pu être heureuse de ce présent ?
J'ajoutai avec mon plus grand sourire :

- C'est le seul cadeau que ne m'est jamais fait mon père, c'est pour cela que j'y tiens autant.




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