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C'est à toi? [Privé Alexandriël/Akkami]

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Akkami
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Jeu 1 Juin - 18:19
Posée à une table, je lisais. Tranquillement, comme à mon habitude dans les journées trop chaude comme celle-ci. Un livre que j'avais choisi à peut-près au hasard, il parlait de ma flore des environs, un livre que je trouve instructif, malgré cela, je n'arrive pas à m'y intéresser. Quelque chose me tracasse depuis un petit moment, mais quoi? Impossible d'attraper cette chose qui me trotte dans la tête. Je ferme mon livre pour tenter de trouver ce qu'est cette chose. Durant cinq longues minutes je reste le nez en l'air, à chercher. Mais comme rien ne me vient, je rouvre mon livre et continu de m'informer sur les plantes, essayant d'en retenir un maximum.
Je tape du poing sur la table, agacée par ce trou de mémoire. Puis je me penche en arrière pour regarder le nombre de personnes qui occupait la bibliothèque. Elle n'est pas très peuplé aujourd'hui. Le silence règne donc en maître.


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Alexandriël
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Ven 2 Juin - 12:05
Ce matin là, je m'éveillait dans ma chambre de la guilde. Ma chambre se situait au premier étage; j'y vivais depuis un an et demi à présent. En m'éveillant, je passai la main dans mes cheveux courts, les ébouriffant encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Puis je sortis du lit, torse nu, et je me mis à la recherche de quelque chose à me mettre. Mes vêtements étaient posés en tas sur la chaise devant mon bureau; je n'avait jamais été très ordonné. J'attrapai un débardeur noir et l'enfilai. Ce faisant, mon regard tomba sur un objet que j'avais trouvé la veille dans la cour de la guilde, et posé sur la petite étagère de bois à côté de mon bureau. Je regardai l'objet, songeur; c'était un petit poignard dont la garde d'argent était délicatement ornée et ciselée et d'un « A » comme une lettrine. Je m'étais demandé à qui il appartenait, puis l'avait ramené chez moi, et n'y avait plus pensé après l'avoir posé sur mon étagère murale.

Encore à moitié dans la brume du sommeil, je passai une nouvelle fois la main dans mes cheveux en baillant, puis je remarquai que ma barbe commençait à repousser, il serait temps de la raser le lendemain. Ayant fait cette constatation, je fis une brève toilette, puis j'achevai de me préparer en mettant mes chaussures, et je m'apprêtai à sortir de la chambre. Au dernier moment, avant de partir, je me souvint du poignard, et retournai le chercher, en plus de mon propre sabre. Je le passai à ma ceinture, puis je quittai les lieux, en fermant à clefs derrière moi, comme je le faisait la plupart du temps, quoi que ce ne soit guère nécessaire.

Après quoi je descendis au rez de chaussée en empruntant les escaliers. C'était un beau jour, un beau jour pour s'entraîner surtout. Mais avant cela, il fallait que je règle la question de ce poignard...

Je pris mon petit déjeuner avec d'autres soldats de la guilde, et parlai avec eux. Quand je leur eût montré le poignard, ils me dirent : « Ça appartient peut-être à Akkami ou à Ariemm, puisque un «A» est gravé sur la garde. Essaie de les trouver l'une et l'autre et demandes leur... » Je les remerciait du conseil et résolus d'aller d'abord trouver Akkami. Je savais qu'elle était l'un des soldats de la guilde, mais jamais encore nous n'avions eu l'occasion de nous rencontrer.

Je me levai donc de table, et j'errai dans la guilde un moment sans la trouver. Enfin, je poussai la grande porte de la bibliothèque, et je la vis. Ou plutôt, je vis quelqu'un qui devait être elle : une jeune fille aux longs cheveux blancs, nuancés de rose par endroit, et portant un bandeau noir.  C'était justement ce qu'on m'avait dit d'elle pour m'aider à la reconnaître. Je la vis lever le nez en l'air, puis taper du poing sur la table devant elle, et je me demandais ce qui pouvait l'agacer ainsi; dans le même temps, elle me semblait plutôt paisible. Il y avait peu de monde dans la bibliothèque, aussi le lieu était très silencieux. Je restai un instant à hésiter, puis je décidai de m'approcher d'elle - après tout, n'étais-je pas venu pour la voir ? J'arrivai donc vers elle; je l'avait vue de dos au dépars, mais je me déplaçai pour arriver sur son côté. J'hésitai à nouveau. Je n'avait guère l'habitude de parler à des filles plus jeunes que moi. Les femmes et les enfants étaient sacrés pour moi, et ne faisaient pas vraiment partie de mon quotidien. Combien plus était sacrée une femme enfant, une jeune fille ? Celle -ci cependant était une jeune guerrière. Délicate comme toute femme, mais guerrière. Mes pensées trébuchaient et je décidai d'y mettre fin. Je m’éclaircit la gorge pour signaler ma présence, puis je pris la parole et dit doucement, de ma voix grave :

Excusez moi... » J'étais incertain de s'il fallait la tutoyer ou la vouvoyer. Finalement, je me ravisai en espérant qu'elle ne me trouverait pas impoli. « Excuse moi... C'est toi « Akkami » ? Je suis venu te voir parce que j'ai trouvé un poignard marqué d'un « A » et on m'a dit que peut-être c'était à toi... »

Je pris le poignard et le plaçai dans la paume de ma main, d'un mouvement vif. Je la regardai, un instant, son visage délicat, ses yeux pourpres profonds, et je me sentait intimidé et un peu inquiet face à elle, mais je voulait puiser en moi-même mes réserves de bienveillance et mon côté chaleureux. Puis mon regard revint au poignard, tout aussi fin que la jeune fille en face de moi, et je demandai :

Es-ce que c'est à toi ? »
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Akkami
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Sam 3 Juin - 9:12
- Excusez-moi...

Une douce voix grave me fais légèrement sursauter. Je me tourne pour apercevoir la mon interlocuteur, un membre de la Guilde. Je ne me souviens plus exactement de son nom mais je sais qu’il est d’Avelann. Il reprend :

- Excuse-moi... C’est toi « Akkami » ? Je suis venu te voir parce que j’ai trouvé un poignard marqué d’un « A » et on m’a dit que peut-être c’était à toi...

Il me montra le poignard qu’il avait posé au creux de sa main. "... Ce poignard ne me dit rien... Mais effectivement il pourrai m’appartenir, avec ce « A ». Peut être appartient-il à Ariemm ? " me dis-je sans quitter l’arme des yeux. Puis il continu :

- Es-ce que c’est à toi ?

Je lève les yeux pour le regarder, je n’avais pas remarquer qu’il avait légèrement l’air... « nerveux ». Sans rien dire, je regarde à nouveau le poignard. J’aurai bien aimer dire qu’il m’appartenant mais mentir pour ce genre de chose ne me ressemble pas. Surtout si c’est celui de Ariemm, je ne sais pas comment elle le prendrai si elle s’aperçoit que j’ai ‘‘voler’’ son poignard. Sans me lever de ma chaise je réponds d’une voix qui sortie un peu plus froide que prévue :

- Oui c’est bien moi Akkami. Mais je n’ai jamais vu ce poignard, il ne m’appartient pas.

J’aurai aimer dire quelque chose de plus sympathique, mais tout ce qui sortit fut un :

- Il est peut-être à Ariemm...

Encore plus froid que ma phrase précédente. "Comment ce fait-il que je n’arrive même pas à calibrer le ton de ma voix ! C’est pas possible !’’ J’aurai bien aimé me fracasser le crâne contre la table, mais c’est stupide. Donc j’essaie de garder un ton normal cette fois, et dis :

- Euh... Oui ! Euh... je suis Akkami !... Enchantée !...

"Pourquoi j’ai dis ça !?’’ me demandais-je en mon fort intérieur. "C’est débile il sait déjà que je m’appelle Akkami !’’ Automatiquement, je commence à me tordre les indexes dans tous les sens, sans même m’en rendre compte. "Il va me prendre pour une folle à tous les coups! Ça m'apprendra à vouloir être gentille!’’


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Alexandriël
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Ven 9 Juin - 12:15
Akkami lève les yeux pour me regarder. De nouveau son regard pourpre profond, qui m'évoque des rubis. Quelle étrange harmonie entre la couleur de son regard, sa peau claire, le blanc et le rose de ses cheveux. J'ai toujours été fasciné par les couleurs.

Elle regarde à nouveau le poignard un instant, puis me répond sans bouger, d'une voix un peu froide :

- « Oui c'est bien moi Akkami. Mais je n'ai jamais vu ce poignard, il ne m'appartiens pas. »

Après un bref silence, elle ajoute, un peu plus froidement encore :

Il est peut-être à Ariemm. »

Son ton froid me met comme un coup au cœur; et celui ci se met à battre plus vite. En cet instant, face à elle, je me sens intensément présent; je sens mon sang qui se fige ou qui est ivre dans mes veines, comme empoisonné. Je ne sais pas si j'ai froid ou si j'ai chaud. C'est mes émotions. Je suis comme de la chair à vif, trop sensible. Je ne veux pas qu'elle voie, qu'elle sache qu'elle a rappelé mon âme, mon âme ou mon esprit, à habiter brutalement mon corps, simplement... Pourquoi ? Comment ? Es-ce sa présence ou sa voix ? D'habitude, je suis toujours à moitié ailleurs, et ce n'est plus le cas présentement. Je ne pense pas avoir rougi ou pâli, et je m'efforce de garder une expression neutre, mais je pense que dans mes yeux on peut lire cette étrange intensité, comme une flamme tourmentée.

Mon cœur est un peu blessé, comme par de fines étoiles de glace, que suis-je après tout pour qu'elle soit autre chose que froide avec moi ? Je ne suis rien qu'un grand garçon décalé, brut, comme une pierre qui n'est pas taillée, et si j'étais taillé, probable que ce ne serait ni symétrique ni harmonieux, mais que cela resterais une roche en partie rude,  sans forme remarquable.

Cependant, alors que je pense tout cela dans un tourbillon intérieur, la jeune fille à la délicate beauté reprend la parole, suspendant mes pensées. Sa voix s'exprime un peu hésitante; une voix... pure, comme la neige.

- « Euh... oui ! Je suis Akkami !... Enchantée !... »

Cette fois ci elle n'était pas froide, mais pas chaleureuse non plus; cependant, dans mon cœur sans doute étrange, tout lacéré d'émotions, brûlait un feu douloureux d'espoir. Cela, c'était mon cœur; le reste de ma personne, mon esprit notamment, restait calme. Si elle savait tout ce que je pense et ressent, songeai-je, je lui ferait peur. Heureusement que ce n'est pas le cas. Je la regarde, elle tort ses index, comme tourmentée elle aussi ou gênée. Dans mon cœur le feu douloureux est alors éclipsé par une lumière de tendresse. Je glisse à nouveau le poignard à ma ceinture, et je lui répond :

- « Enchanté de te rencontrer aussi, Akkami.»

Je songe à lui dire mon prénom, pour me présenter, mais les mots ne veulent pas franchir mes lèvres. Je ne sais trop comment m'adresser à elle, mais je l'ai fait...
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Akkami
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Sam 10 Juin - 19:14
Pendant que je prononçais mes mots, à ma grande surprise, dans le regard de mon interlocuteur ne se trouvais pas un regard comique ou autre, de me voir aussi étrange, mais plutôt un regard... comme troublé, ou déstabilisé. Je n'ai jamais vu ce regard avant dans les yeux d'autres personnes au part-avant. Moi même en me rendant compte de cela, je fus un peu troublée... D'étranges émotions animaient son regard. Après avoir repassé le poignard à sa ceinture, il me répondit:

- Enchanté de te rencontrer aussi, Akkami.

Je déteste ne pas réussi à lire dans les gens. Malgré un certain "don" que j'ai pour cela, là, avec lui, il n'y a pas moyen de réussir à voir à quoi il pense. Ce qu'il se dit. "Qu'est-ce qu'il ce passe? Qu'est-ce qu'il m'arrive?" Je remarque enfin que je me tordais les indexes dans tous les sens. Un peu embarrassée qu'il ai pu voir ce stupide tique, je fourre mes mains dans les poches de mon sweet. "Qu...Que dire?" Et puis ce fus seulement maintenant que je me rendis compte que je ne connaissais toujours pas son nom! Un "détail" qui ne m'aurais jamais échapper! Même si d'ordinaire je n'aurais sûrement pas réagis au fait qu'ignorer l'identité de mon interlocuteur, là, je m'étais dis que j'essayerai d'être un maximum possible agréable, alors malgré la timidité qui me prenais la gorge, d'une voix un peu étouffée je demande:

- Euh... Excuse-moi...? Comment... Comment t'appelles-tu?

Je commence à me mordiller la lèvre inférieur. "Rah! Quand ce ne sont pas les doigts, c'est la lèvre!" Me dis-je, énervée contre moi-même.


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Alexandriël
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Dim 16 Juil - 20:35
La jeune guerrière semblait légèrement troublée et embarrassée, et dire que moi même je m'était senti un peu inquiet et intimidé... En tant qu'homme, je me devais d'être le plus rassurant possible. En pensant cela, il me sembla que le côté « grand frère » de mon âme passait au premier plan. Je décidai, plus ou moins consciemment, d'être protecteur envers elle, autant que possible, durant le temps où nous serions face à face.

Je ne voulais aucunement qu'elle ne se sente pas à l'aise face à moi, cependant en y pensant il semblait normal qu'elle soit un peu intimidée et farouche. Certainement était-ce naturel pour une jeune fille.

Elle sembla surmonter un peu son embarras pour me demander :

- « Euh... Excuse-moi ? Comment... Comment t'appelles-tu ? »

Mettant à mon tour les mains dans mes poches, je jettai un regard aux rayonnages de livres, puis regardai brièvement mon interlocutrice, croisant une seconde ses yeux pourpres. Il était rare que je regarde longuement quelqu'un.

- « Alexandriël, enfin, Alex, » dis-je simplement.

Je ne savais vraiment pas quoi dire d'autre, mon regard se posa sur le bas de ses longs cheveux blancs. Je me demandai s'ils étaient doux ou plutôt rêches comme du crin. Ils devaient certainement être doux, curieusement, j'aurais aimé qu'ils soient un peu rêches et solides. En tout cas, ils ressemblaient à du crin avec cette couleur, et ça me donnait envie d'y faire une ou deux fines tresses. J'étais doué pour tresser les cheveux, j'avais souvent tressé ceux de ma sœur, et quelques fois, pour s'amuser, ceux de celle que j'aimais...

Mais je ne voulais pas penser à elles, car elles me manquaient. Mieux valait que je me concentre sur le présent. Je rassemblai mon assurance.

- « Tu lis quoi ? » Demandais-je d'une voix qu'inconsciemment je rendis plus grave. Je sourit légèrement, en m'efforçant d'être enjoué.  Je songeai que ce sourire et cette attitude marchait en général bien avec ma petite sœur, la mettait à l'aise, et j'espérais qu'il en serait de même avec Akkami. Je m'approchais de la table et jetai un coup d’œil au livre. En fait, j'aurais bien aimé qu'elle me parle, c'est pour cette raison que je lui posait une question. Je ne savait pas quoi lui demander d'autre, j'avais juste envie qu'elle me parle de ce qu'elle voulait. Je me sentais moyennement bien, à rester immobile dans la bibliothèque, et j'étais partagé entre le désir que la conversation se prolonge, contre celui de marcher et sortir à l'extérieur.
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Akkami
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Mar 18 Juil - 13:53
- Alexandriël, enfin, Alex.

me répondit-il simplement en fourrant ses mains dans ses poches. Puis, il se mis à fixer les pointes de mes cheveux. Un peu inquiète qu'il les regarde ainsi, je pensais qu'il étaient cassés ou fourchus, alors je pris nerveusement une mèche dans la main et l'examina; non, elle n'était ni sale, ni fourchue, ni cassée. Non, rien. Ils étaient comme toujours, épais et soyeux. Je songea ensuite qu'il les regardait ainsi car ce n'est pas très courant d'avoir des cheveux blanc comme la neige... Je n'était pas vraiment habituée à ce qu'on prenne attention à moi... et en relaissant glisser mes cheveux entre mes doigt, je le regardais à nouveau. Je ne sais pas si c'était moi, mais il me sembla apercevoir une pointe de nostalgie dans son regard... Peut être que je me trompe? Enfin... Alex me fit un petit sourire et me demanda d'un ton un peu enjoué:

- Tu lis quoi ?

Puis il s'approcha pour jeter un coup d’œil dans mon livre. Mes mains se serres automatiquement sur les pages de ma lecture. Je n'avais pas l'habitude de voir quelqu'un d'aussi près... Mes joues commencèrent à me brûler... J'avais complètement oublier de quoi parlait mon livre... Je tourne la tête gênée pour lire rapidement les première lignes de ma page et me souvient que ce livre parlait de la flore du coin. Je lui lance un sourire et lui répond dans un rire complètement gêné:

- Euh! C'est un livre qui parle de... de... de la flore des environs! Tu... Tu veux voir?

Sans attendre sa réponse, je lui colle le livre fermé sur le ventre. "Whaaa! Mais pourquoi je fais ça!?" me dis-je à moi même. Je ne me voyais pas, mais je suis sûre que mon visage était aussi rouge qu'un coquelicot! Mon regard passait de droite à gauche sans arrêt, je cherchais quelque chose de rassurant à fixer afin de me calmer, mais la seule chose qui pourrai me calmer dans ses situations, c'est bien ma sœur. Malheureusement, elle n'est pas là. Et elle ne sera plus jamais là avec moi...


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Alexandriël
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Jeu 20 Juil - 9:48
Les petites mains d'Akkami se crispèrent  sur son livre et elle rougit légèrement. Sans me répondre tout d'abord, elle tourna la tête pour regarder l'ouvrage dont je l'avait déconcentrée. Se plongeant dans sa lecture quelques instants, elle se concentra le temps de lire une page peut-être, puis elle se tourna de nouveau vers moi et me sourit, ce dont je me sentis heureux. Akkami m'avait sourit, mais elle semblait très gênée ; je la regardai avec surprise, je ne pensait pas que je l'embarrasserait autant. Mais je n'eus pas le temps de m'arrêter à cette pensée, car elle me dit en riant :

- «  Euh ! C'est un livre qui parle de... de la flore des environs ! Tu... Tu veux voir ? »

Puis, brusquement, de façon totalement inattendue, d'un geste vif, elle me tendis le livre, ou plutôt l'envoya brusquement contre mon ventre. Je sentis le choc – pas trop fort heureusement – contre mon estomac plat, à travers mon débardeur. Je n'avais même pas  esquivé. Je frémis imperceptiblement, surpris, l'étonnement se lisait probablement dans mes yeux. Je sortis mes mains des poches de mon pantalon, et réceptionnai doucement le livre. La couverture claire contrastait avec la couleur foncée de ma peau, c'était étrange de voir ce livre si propre et délicat entre mes mains d'homme, sèches, un peu larges et abîmées. Je le regardai un instant, la couverture s'ornait d'un dessin tout aussi délicat, dans les tons verts, qui représentait des plantes, et de fines lignes dorées bordaient l'illustration.

Puis je relevai les yeux et regardai Akkami. Elle avait vraiment rougi cette fois, elle était toute rouge, et je gardai mon regard sur elle un instant, avec une émotion douce, un peu incrédule ; je me sentait également calme et doucement attendri. J'avais failli rire au départ, et lui dire : «  un livre sur la flore ? Ça paraît plutôt ennuyeux, comment tu peux lire ça ? » mais en voyant l'illustration j'avais réalisé qu'il s'agissait d'un livre sur les plantes ; c'était en fait intéressant. Je connaissait quelques plantes, mais pas toutes bien sûr, et je ne savait rien sur celles qui entouraient Orchedin, sur celles de la région. Certaines plantes pouvaient soigner, être calmantes, ou offrir un bon sommeil, et j'aimais la nature ; j'étais respectueux et admiratif de toutes les propriétés que les plantes pouvaient avoir.

En me faisant ces réflexions, j'avais baissé les yeux sur le livre et l'avait retourné pour en lire le résumé ; quand je les relevai, je vis qu'Akkami paraissait toute troublée et agitée ; elle regardait partout autours d'elle, presque désespérément, comme à la recherche de quelque chose, tel un oiseau entré par mégarde dans une habitation, prisonnier, et cherchant la sortie avec affolement. Je remarquai qu'en plus d'être agitée et intimidée, quelque chose de sombre était passé dans ses yeux. Avec sa chevelure de neige et sa peau claire qui avait rougi, elle était jolie dans son agitation. Je me sentis inquiet pour elle, et lui demandai doucement:

- «  Hé... Ça va ? »

J'aurais voulu tendre la main et la poser sur son épaule, pour la réconforter, ou caresser ses cheveux, car elle me paraissait en fait sur le point de fondre en larmes, mais peut-être je me trompait. C'est ce que j'aurais fait avec ma sœur, et en fait, probablement avec n'importe qui que j'aurais vu ainsi. En tout cas j'aurais voulu faire quelque chose pour elle, ne surtout pas la laisser dans cet état que je ne comprenait pas bien, mais je n'osai rien faire. J’esquissai malgré tout le geste de tendre la main vers elle, mais je la laissai retomber. Je cherchai à mon tour autours de nous, quelque chose qui puisse l'aider, et tournant mon regard vers la fenêtre, j'apperçus un chat dehors dans l'herbe. C'était un beau chat gris, entièrement gris, aux yeux verts. Il appartenait peut être à quelqu'un de la Guilde, ou bien il était sauvage et venait seulement se ressourcer sur nos terres. Je souris, et dis à Akkami :

- « Tiens, regarde, un chat...  »

J'espérais qu'elle aimait un peu les animaux, et que cela lui ferait du bien d'en voir un, si joli et paisiblement installé, sur le point de faire sa sieste, dans le soleil, qui n'était pas trop fort ce jour là. Tenant toujours le livre en main, je m'étirai et passai mon autre main dans mes cheveux, grattant vaguement l'arrière de mon crâne, puis je fis de nouveau un petit sourire à la jeune guerrière, me sentant moi même plutôt paisible à part mon inquiétude pour elle, mais surtout ouvert, et décidé à faire ce que je pouvait si elle avait besoin de quelque chose, d'aide, de réconfort, de se changer les idées, ou de n'importe quoi.
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Akkami
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Jeu 20 Juil - 18:22
Alex sortit les mains de ses poches pour récupérer le livre que je lui avais bêtement plaquer au ventre...  Il l'examina un instant puis posa son regard sur moi. Je ne pus m'empêcher de plaquer mes mains sur mes joues pour cacher leurs rougeurs... Malgré l'énorme gêne que ça me donnait, je me sentais en quelque sorte rassurée. Son regard n'avait rien de aux ou moqueur. Non. Il était simplement doux et chaleureux. Mais stupide comme je suis, je n'arrivais pas à le soutenir... Et puis il rebaissa les yeux sur le livre pour en lire le résumé. Moi-même je ne l'avait pas lus, ou je ne m'en souvenais pas. Alors que mon regard continuait à voyager, il me demanda, inquiet:

- Hé... Ça va ?

J'aurai aimé pouvoir lui répondre la vérité; que je n'avais jamais vraiment parler à quelqu'un d'autre que ma sœur, et encore moins à un garçon, alors que ça me mettait dans tous mes états... Pourtant, non je n'allais pas lui dire ça... Il allait encore plus me prendre pour une malade... Je me contenta du lui répondre d'un hochement de tête nerveux. Puis, sûrement en voulant me rassurer, il tendit une main vers moi... qu'il laissa retomber. Ce n'est pas le fait qu'il veuille le rassurer, mais celui du contact qui m'aurait encore plus mis en l'air. Je me satisfais alors qu'il ai renoncer... Après tout, peut-être n'étais-je tout simplement pas faite pour être sociable? Je ne sais pas... Après avoir renoncer à son geste, il se mit à chercher également quelque chose... Quoi? Aucune idée. Et lorsque son regard passa par la fenêtre, il sourit puis me dit:

- Tiens, regarde, un chat...

Je me leva d'un coup pour regarder à mon tour par la fenêtre en espérant voir ce chat, et oui, je le vis. Un petit chat, allongé dans l'herbe. Entièrement gris. Je lâcha un petit soupir rassuré. J'adore les chats! Comme tous le monde je pense... Mais tous ce qui touche à la nature me calme. Alex s'étira en gardant le livre dans les mains. A parement il ne l'ouvrira pas. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai donné... Il aurai très bien put rester sur la table non? Pff. Je ne sais pas. Je suis un vrai mystère, même pour moi! Un petit sourire m’échappa sans que je ne lâche le chat des yeux. Si j'aurai été un animal, je pense que j'aurai été un chat... A vrai dire, ils ont une vie parfaite non? Tous ce qu'ils veulent quand ils veulent... Et puis, ils me rappellent un peu ma sœur, Mya. Etant petites, nous aurions tous donné pour pouvoir en adopté un. Mais Mère et Père ne voulaient pas... Alors j'ai commencer à me décourager, mais jamais Mya! Ça se trouve qu'en se moment même elle continue de supplier Mère! Cette pensée me fis garder le sourire. Puis je regarda Alex, le livre, Alex... J'émis un léger rire avant de lui dire:

- Tu peux poser le livre, tu sais?

Je lui fis un grand sourire, et pour une fois, il n'était ni paniqué, ni gêné, ni même forcé. Je lui pris le livre sans attendre sa réponse et le posa sur la table à la-quelle j'étais assise quelques instants au part-avant. Voir un chat, aussi stupide que ça puisse l'être, m'a remonter le moral! Je pris le bras d'Alex sans aucune gêne et le tira vers la fenêtre par la-quelle on pouvait apercevoir ce petit chat. Je l'ouvre et me penche en avant pour essayer de mieux le voir. "Il est vraiment trop chou!" me dis-je. Puis je tourne la tête pour observer Alex. C'est vrai que je m'étais un peu emportée à le tirer comme ça. Bon, ce n'était pas violent mais je me suis peut être trop laisser emportée...


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Alexandriël
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Sam 22 Juil - 14:18
Lorsque je lui eût désigné le chat, Akkami se leva d'un bond pour le voir. Elle le regarda quelques instants en souriant ; elle avait l'air plutôt contente et rêveuse, attendrie par la vue du petit animal somnolent. De mon côté je souris également doucement, en me sentant en paix avec moi-même ; l'élan qu'avait eu Akkami m'avait plu ; je l'approuvais, j'étais content de sa vivacité, et de voir qu'elle semblait à nouveau avoir le cœur léger.

Dans cet élan qu'elle avait eu, de se lever d'un coup, et dans le sourire qui éclairait à présent son visage, il me semblait que je voyais une partie de son cœur. Un cœur sensible et pur, me semblait-il, capable de se laisser attendrir, et plein de vie ; comme le ciel se transforme avec pureté. D'un noir d'orage, tel de l'encre, il s'efface et se redessine sans cesse avec la plus grande grâce et la plus fine des délicatesses, pour devenir enfin d'un bleu lumineux, poignant par sa beauté. Cela m'évoquait également une forêt, qui, sombre par endroits, est pourtant piquée de milliards de points de lumière, et laisse les rayons clairs du soleil la traverser. Quelque chose de bon s'était accompli. Je songeai à tout cela, attendri et empli d'un sentiment fraternel, en regardant Akkami sourire.

Puis elle se tourna à nouveau vers moi, me regarda, jeta un coup d’œil au livre que je tenais toujours en main, et enfin arrêta son regard sur moi. Ses cheveux de neige auréolaient son visage d'une façon charmante, avec une pointe de fantaisie. Elle eût un rire léger, puis me dit, de façon un peu espiègle :

- « Tu peux poser le livre, tu sais ?  »

Et elle me fit un grand sourire, clair, délivré de toute ombre cette fois. Je lui sourit également, un peu étonné d'abord, puis amusé qu'elle me taquine un peu, je ris légèrement. Elle me pris alors le livre des mains et le posa sur la table. Après quoi elle me pris par le bras ; sa petite main fine et claire se referma sur mon bras bronzé ; je sentis le contact de ses doigts aux petits ongles perlés, sur ma peau chaude. Je frémis imperceptiblement, un peu surpris, et lui jetai un regard étonné qu'elle ne vit pas, je crois, car elle me tira vers la fenêtre par laquelle on pouvait voir le chat. Un peu bêtement peut-être, sans autre réaction, je la laissai m'entraîner.

Quelques pas plus loin, nous étions devant la fenêtre. Akkami l'ouvrit et s'y pencha, pour essayer de mieux voir le petit félin. Je m'y accoudai quant à moi. Une brise agitait doucement l'herbe et je sentis sa fraîcheur sur mon visage. Je sentis également qu' Akkami avait tourné la tête pour m'observer. Très légèrement gêné, mais content, je mis une minute à me tourner vers elle. Comme nous étions côte à côte, je remarquai au passage qu'elle était plus petite que moi d'une tête et demie à peu près. La brise faisait danser quelques-uns de ses cheveux immaculés, et je croisai le regard de ses grands yeux pourpres. Il y avait de la gravité dedans, mais il y dansait de petites étincelles doucement heureuses, et ses petites lèvres semblaient prêtes à sourire. Un peu gêné, je baissai les yeux en esquissant un petit sourire rapide, puis je me tournai à nouveau vers le paysage que l'on voyait depuis la fenêtre.

Je regardai le ciel au loin, et les nuages crémeux, blanc légèrement grisés ou bleutés, qui y évoluaient paresseusement. La forme des yeux et du visage d'Akkami me rappelaient ceux d'une personne que je connaissais, Hannah, sauf qu' Hannah avait les cheveux noirs et les yeux bleu sombre. Je détaillai le paysage quelques instants, en laissant mon esprit errer ainsi, vagabonder, de lieu en lieu et de personnage en personnage, puis mon attention revint sur le petit félin. Sa fourrure semblait parfaitement douce et lustrée, malgré ça il se mit à faire sa toilette. Devais-je essayer de l'appeler pour le faire venir jusqu'à nous ? Viendrait-il si je le faisais ?

Je me sentais également un peu ailleurs, absent comme cela m'arrivait souvent, et je posai les mains sur le bord blanc de la fenêtre, les crispant légèrement, pour me rappeler à être présent dans mon corps et mes sensations physiques, pas seulement présent dans mes pensées. Puis je tirai légèrement sur la lanière qui me permettait de retenir mon sabre, accroché dans son fourreau, dans mon dos, afin de rajuster celui-ci. Je ne savais guère que dire de plus à la jeune fille qui m'accompagnait, je ne pensais à rien de précis présentement. Je lui avais redonné le sourire, j'avais accompli ce qu'il fallait accomplir, songeai-je ; sans doute était-ce là la façon de raisonner d'un guerrier, qui se fixe et essaie d'atteindre ses objectifs.

A cette pensée je ressentis un léger malaise, et me demandai si cette façon de réfléchir ne manquait pas un peu de sentiments. Mais je chassai cette question. Je réalisais que j'étais plutôt bien en la compagnie d'Akkami, j'appréciais ce moment de calme auprès d'elle, alors il était inutile que je me perde dans d'autres pensées. En fait, je me sentais en complicité avec elle, je ne savais pourquoi, et je me fis la réflexion qu'elle avait ouvert quelque chose de plus que cette fenêtre ; quelque chose de rayonnant pour mon cœur. Cependant, cette pensée était complètement imprécise.

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Akkami
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Lun 24 Juil - 17:05
Alex parut amusé de mon geste. Heureusement que ça ne lui avait pas déplut. Il s'accouda au bord de la fenêtre à la-quelle je m'étais penchée pour mieux apercevoir le petit félin gris qui commença sa toilette. Alex et moi nous regardâmes un petit instant, puis, comme gêné, il baissa la tête dans un sourire. Puis nous nous reconcentrons sur ce paysage, et ce chat. Je regardais Alex du coin de l’œil, et il me sembla le voir comme absent, perdu dans ses pensées. Je ne connais pas son histoire, mais ce n'est pas la première fois que je le vois avec cette expression. Peut-être a-t-il été séparer d'un être cher, comme moi de ma sœur...? Je ne sais pas. J'ai peur d'être indiscrète si je lui demandais. Alors j'ai préférer me taire continuer d'observer ce petit chat faire sa toilette mollement.
Il y eut un petit blanc. Certaines personnes auraient put prendre ça comme gênant, mais pour moi, je trouvais que ça me permettais de savourer un peu de silence et de calme, après toute cette agitation "mentale". Et puis être aux côtés d'Alex ne me déplaisait pas du tout. Je me sentais comme en sécurité, même si sur le moment, rien de dangereux ne nous guettait. Je me sentais également encore plus petite et inoffensive face lui. J'avais encore garder mon visage d'enfant, que je garderai pour toujours je pense, je n'avais pas pris un seul centimètre depuis mon arrivée dans la Guilde. Et j'étais là, à côté d'Alex, qui n'était pas très grand, mais bien plus que moi, mâte à côté de ma peau fine et très peu bronzée. Je me demandais comment de tels opposés pouvais physiquement pouvais bien s'entendre... Et puis je me répondis à moi même, que le physique ne joue pas dans les relations amicales. Du moins je pense.
Malgré le calme intérieur que j'avais, un petit malaise commençais à se faire sentir... Que dire à présent?... Que faire maintenant?... J'aurais aimé en savoir plus sur lui, sur son passé. Mais je ne savais pas si ça serai aimable de ma part, ni d'ailleurs comment aborder ce sujet. J'avais enfin trouver le calme, ce n'était pas pour me remettre en panique quelque instants après! Pourtant l'envie m'en démangeait. Essayant d'oublier cette envie, je monta sur le rebord de la fenêtre et m'y assis. Une légère brise vient me caresser le visage.
Tend pis, c'est plus fort que moi...

- Dis Alex... Sans vouloir être indiscrète... Tu as souvent l'air plongé dans tes pensées... Un peu comme moi d'ailleurs. Y-aurait-il... une quelconque raison?...

Maintenant, il est trop tard pour faire marche arrière. Heureusement que je lui tournais le dos, assise sur ma bordure de fenêtre. Je ne tenais pas forcément à ce qu'il voie mon malaise en disant ceci. Et si la question le gênait. Je ne tenais pas forcément non-plus à voir le siens. Je ne lâchais plus le petit félin des yeux, essayant d'oublier à quel point ma question était mal placée. Le chat remarqua que je le fixais, et, interrompant sa toilette, il m'imita.

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Alexandriël
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Jeu 27 Juil - 11:31
Tandis que je regardais à l'extérieur , plongé dans mes pensées, Akkami monta sur le rebord de la fenêtre et s'y assis. Cela me fit sourire. Je la voyais de dos, à présent. Elle pris soudain la parole et me demanda :

- «  Dis Alex... Sans vouloir être indiscrète... Tu as souvent l'air plongé dans tes pensées... Un peu comme moi d'ailleurs. Y-aurait-il... Une quelconque raison ? »

C'était la première fois qu'elle prononçait mon prénom. Le prénom que j'avais choisi et qui étais devenu mien. J'en avais porté un autre autrefois, je le savais, mais je n'en avais aucun souvenir. Une image me traversa soudain l'esprit, telle une secousse dans ma mémoire, un peu douloureuse. Un souvenir, comme une ombre, de celle que j'aimais. Quel nom Mickaëlle prononçait-elle quand elle s'adressait à moi ? J'étais incapable de m'en rappeler. Je baissai les yeux, l'âme et le cœur assombri par ce souvenir d'elle, qui était si loin de moi, et par ce manque dans ma mémoire. Pouvais-je vivre sans Micka ? Ne devrais-je pas quitter Orchedin bientôt pour partir à sa recherche ? Ces derniers temps ce désir revenais fréquemment et me hantais. Ce désir devenais une décision. Je sentais que le temps de mon dépars approchais, j'allais partir sous peu la retrouver.

Je me sentis soudain un peu mieux, un peu d'une lumière claire et froide avait traversé mon cœur et mon esprit en pensant à mon voyage imminent. La lumière d'une décision que j'avais à présent arrêtée, la lumière de la détermination. Comme si le vent avais chassé les nuages ou la brume dans mon cœur. Je jetai un bref regard à Akkami, et me dis que je devais répondre à sa question. Je voulais y trouver une réponse, mais sur le moment il me semblait que je n'en savais rien.

- « Je ne sais pas », dis-je doucement, en secouant la tête légèrement. «  Je crois que j'ai toujours été comme ça. Autrefois j'étais encore bien davantage plongé dans mes pensées et dans mon imagination. Je passai mon temps à imaginer toutes sortes de choses, des images, des mécanismes que je voyais fonctionner, évoluer. Mais j'ai eu un accident. Dans un combat, j'ai été blessé par une lame qui était enduite d'un poison très nocif, capable de détruire et de rendre fou un homme. J'ai survécut, mais mon corps et mon esprit ont été blessés, je ne suis plus le même. Ma mémoire a été abîmée, ma façon de réfléchir à été affectée. Je voyage toujours intérieurement, je rêve toujours éveillé, mais quelque chose bloque en moi aujourd'hui. Je rencontre des limites que je n'arrive pas à franchir. » 

Ma réponse dérivait un peu de sa question.Mon passé était en vérité bien sombre, ainsi que cette part de ma réalité, au sujet de mon esprit, et je ne savais pas si j'avais raison de m'en ouvrir à Akkami. J'avais peut-être tort, je lui en avais peu dit, mais c'était peut-être déjà beaucoup. Je la connaissait à peine, je venais de la rencontrer, et puis c'était une fille très jeune, proche d'une enfant. Il n'était pas bon et raisonnable de confier les aspects les plus sombres de sa vie à une toute jeune fille. Je regrettais déjà mes paroles, et en même temps j'avais le sentiment de n'avoir en fait rien dit. Mes mots étaient loin de mon cœur, ou mon cœur loin de mes mots. J'avais l'impression que mes paroles étaient creuses, vides. Ce n'était pas très joyeux et je m'empressai de reporter mon regard sur le petit chat, qui fixai ma compagne de son regard doux, limpide et énigmatique. J'avais vraiment envie de l'appeler, ou bien de sortir et d'aller le voir.

- «  Est-ce que tu veux qu'on sorte voir le chat dehors ? » demandais-je à Akkami, après un temps. «  J'aimerais bien marcher un peu, sortir à l'extérieur. Je ne sais pas si tu veux m'accompagner... »

Après tout, je l'avais dérangée de sa lecture. Peut-être voudrais t-elle m'accompagner, ou bien souhaiterais t-elle rester encore un peu tranquillement à la fenêtre ou dans la bibliothèque ? De mon côté il faudrait que dans la matinée j'aille voir Ariemm ; ce n'était pas pressé, mais je devais savoir si le poignard que j'avais trouvé lui appartenait. Que ferais-je d'autre de ma matinée ? J'irais m'entraîner, probablement, ou courir. Ou préparer mon voyage. Mais passer encore du temps avec Akkami me serrait agréable, si elle le souhaitais. Je ne savais vraiment pas, et je me tournai vers elle pour la regarder, attendant de voir si elle se tournerais vers moi, et de savoir ce qu'elle voudrais faire. En vérité, j'étais disposé à   suivre l'un de ses caprices, ou l'un de ses désirs, plutôt que de faire ce que j'avais à faire. Je m'en rendis compte et souris , un peu moqueur envers moi-même.
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Akkami
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Dim 30 Juil - 11:23
Après lui avoir poser ma question, assez personnelle, il parut encore plus perdu dans ses pensées. Il baissa les yeux sans répondre immédiatement. A quoi pouvait-il bien penser? J'espère que je ne l'ai pas blesser en lui demandant ceci. Puis l'ombre sur son visage disparut. Il me répondit alors simplement :

- Je ne sais pas.

Il se secoua doucement la tête. Je crois que je l'avais mis dans le malaise à demander ceci. Moi aussi au passage, ça m'avais gênée. Il poursuit tout de même :

- Je crois que j'ai toujours été comme ça. Autrefois j'étais encore bien davantage plongé dans mes pensées et dans mon imagination. Je passai mon temps à imaginer toutes sortes de choses, des images, des mécanismes que je voyais fonctionner, évoluer. Mais j'ai eu un accident. Dans un combat, j'ai été blessé par une lame qui était enduite d'un poison très nocif, capable de détruire et de rendre fou un homme. J'ai survécut, mais mon corps et mon esprit ont été blessés, je ne suis plus le même. Ma mémoire a été abîmée, ma façon de réfléchir à été affectée. Je voyage toujours intérieurement, je rêve toujours éveillé, mais quelque chose bloque en moi aujourd'hui. Je rencontre des limites que je n'arrive pas à franchir.

Il venait de me débiter son histoire comme ça. Comme si elle était simple ou que son passé était entièrement emplit de joie. Je baissa la tête, honteuse. Je n'aime pas parler de mon passé. j'espère qu'il n'a pas parler du sien car il s'en sentait obligé... Alex regarda de nouveau le petit chat. Je suis vraiment stupide... j'aurai dus me douter que ça aurait put le blesser! Je m'insuporte! Je me déteste... je suis incapable de protéger quelqu'un, je suis incapable d'aimer quelqu'un ! Quoi que je fasses, je fais toujours n'importe quoi...

- Est-ce que tu veux qu'on sorte voir le chat dehors ?

sa voix me coupa dans mes sombres pensées. Il ne m'en foulait pas? Je suis rassurée... j'essaierai de ne plus lui poser de soucis... Il poursuit alors:

- J'aimerais bien marcher un peu, sortir à l'extérieur. Je ne sais pas si tu veux m'accompagner...

Bien-sûr que je voulais l'accompagner ! Je me retournais d'un bloc pour lui répondre presque en criant:

- Bien-sûr! Bien-sûr que je t'accompagne! Je suis contente que tu...

Je ne finis pas ma phrase. Mieux ne valait pas... J'aurais aimer lui dire que j'étais heureuse qu'il me demande, mais je serai vraiment parus louche... alors je me contente alors de sauter de mon rebord de fenêtre. Après tout on n'était qu'au rez-de-chaussée, et je n'étais pas si nulle que ça, j'escalade depuis toujours. J'epoussetais mes vêtements de quelques mouvement secs puis je me retourne vers Alex, en me forçant à sourire. Devrais-je moi aussi lui expliquer mon histoire ? Je ne sais pas. Si je devrais la raconter à quelqu'un, ça serai bien à lui. Et à personne d'autre. Je me rectifia:

- Non... ce n'est rien d'important...

Je baissa la tête pour fixer mes bottes. J'attendais qu'il me rejoigne. Je lui expliquerai mon histoire. Ma soeur m'avait dit une fois "Les bons comptes font les bons amis". Alors je veut qu'il me connaisse autend que je le connaisse. Je ne sais pas si c'est logique, mais pour moi ça l'est.


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Alexandriël
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Ven 1 Sep - 11:36
La jeune fille se tourna vers moi pour me répondre presque en criant :

- « Bien sûr ! Bien sûr que je t'accompagne  ! Je suis contente que tu... »

Elle s'interrompit brusquement, laissant la phrase inachevée. Mon Dieu, Akkami avait répondu avec tant de vivacité. J'en ressentis de l'étonnement, puis une émotion chaleureuse réchauffa mon cœur. Elle avait dit  « Bien sûr » comme si c'était évident. Mes pensées tourbillonnaient. Cela voulais dire... Que même si nous venions juste de nous rencontrer... Elle m'appréciait... ? Je rougis légèrement de plaisir à cette pensée. Je crois... Je crois qu'un beau lien s'est tissé entre nous, entre elle et moi, même si on se connaît à peine, au moment ou elle m'a souri d'un vrai sourire, ni stressé, ni contraint, ni embarrassé, tout à l'heure. Cette pensée me fit du bien, me donna un sentiment comme si je retrouvais mes forces, un sentiment heureux et serein.

Tandis que je pensais et ressentait cela, Akkami avait sauté du rebord de la fenêtre, et époussetait à présent ses vêtements de quelques gestes secs. Puis elle se tourna vers moi et m'adressa un sourire un peu forcé, en me disant, comme pour s'expliquer :

- «Non... Ce n'est rien d'important... »

Puis elle baissa la tête pour regarder ses bottes. Elle avait l'air d'avoir des pensées assez sombres et sérieuses... De mon côté je me sentais bien, mais la voir ainsi me déconcerta et m'inquiéta légèrement. Cela s'expliquait sans doute par le fait que je venais de lui raconter mon histoire, qui n'étais pas très joyeuse.

Je me hissai à mon tour sur le rebord de la fenêtre, d'un geste vif, puis une fois dessus, je m'approchai du bord et sautai, me retrouvant au sol. Je franchis les quelques pas qui me séparaient d'Akkami, et après une hésitation - j'espérais qu'elle prendrais bien mon geste - je tendis la main pour ébouriffer rapidement ses cheveux, avec affection. Après tout, cette jeune guerrière avait l'âge d'être ma petite sœur. Je la regardai tendrement.

- « Qu'est-ce qu'il t'arrives ? » lui demandais-je, en m'efforçant d'adopter un ton rassurant et de la réchauffer par mes mots, tout comme elle même m'avait réchauffé le cœur, et tout craignant d'être maladroit. « C'est mon histoire qui t'attriste ? Désolé j'suis vraiment maladroit, je voulais pas... » Je m'interrompis, cherchant mes mots. « Ne t'en fais pas, ça ne m'a pas gêné que tu me poses cette question ni de te répondre. Ce qui m'est arrivé ne m'a pas tué, ça me rendra donc plus fort. » Je croyais en cette phrase, et je me savais assez fort oui, pour porter tout ce que j'avais vécut sur mes épaules.

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Akkami
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Sam 2 Sep - 10:43
Pourquoi repenser à tous ça maintenant alors que je pourrai passer un agréable moment avec Alex? Pourquoi fallait-il toujours que mes émotions refassent apparition au mauvais moment? Plus les secondes passaient, plus je m'enlisais dans mes souvenirs, sans pouvoir y faire surface. J'entendis alors Alex passer à son tour par la fenêtre. Il s'approchait alors de moi pour m'ébouriffer doucement les cheveux. D'abord surprise par ce geste, je m'étais un peu crispée. Je sentais qu'il me regardais avec douceur quand il me dit:

- Qu'est-ce qu'il t'arrives ?

Sa voix était rassurante. Je n'aurai jamais pu imaginer que quelqu'un se montre si doux avec moi. Je me décrispais alors un peu. Il poursuivi alors:

- C'est mon histoire qui t'attriste ? Désolé j'suis vraiment maladroit, je voulais pas...

Il s'était arrêté, comme pour chercher ses mots, je levais la tête sur le côté pour l'observant. Attendant la fin de sa phrase, avec une pointe d'impatience. Pourtant mon visage restait blême. Ce n'était pas la première fois que j'avais un visage inexpressif mais cette fois, je ne ressentais pas la même chose en l’adoptant. D'abord, pourquoi se trouvait-il maladroit? C'est de mon unique faute si je repense à tous ses mauvais et bons souvenirs! Il n'a donc pas a s'excuser...

- Ne t'en fais pas, ça ne m'a pas gêné que tu me poses cette question ni de te répondre. Ce qui m'est arrivé ne m'a pas tué, ça me rendra donc plus fort.

Quand il eut fini sa phrase, un léger sourire pouvait se faire voir sur le coin de mes lèvres. Le fait était là; je me sentait bien avec lui. Il n'y avait rien de scientifique ou autre, je l'aimais bien. Sans même sans rendre compte, il avait fait reculer mes souvenirs avec son geste affectif. Je me baisse près du chat qui n'avait pas bien bougé en nous voyant arrivé et commence à lui donner quelques caresses sous le cou. Il se laissait faire. Ne voulant pas laisser plus longtemps Alex ainsi, je lui répondis avec la voix la plus gentille que je pouvais trouver:

- Non ne t'inquiète pas, ce n'est pas de ta faute. C'est juste que je n'arrête pas de repenser à certaines choses plutôt... inutiles.

Je détache alors mon regard du chat pour sourire à Alex. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable de mon instabilité émotionnelle. Je me relève et fais quelques pas pour pouvoir prendre sa main entre les miennes. Puis je continua du même ton:

- Tu es bien courageux Alex... Je t'envie un peu. Et puis, je ne veux pas que tu t'excuses, ce n'est pas ta faute si je suis... quelque peu instable!

Un petit rire m'échappa. Après tout, si Alex tenait à connaitre mon passé, je n'hésiterai pas à lui raconter. Je sais que je peux lui faire confiance. C'est quelqu'un de fort, il a sut se remettre debout après une perte importante de mémoire. Il à perdu ses proches, et pourtant il à sut recommencer sa vie. Moi, j'ai simplement été "délaissée" de ma famille. Je sais qu'il où ils sont, je pourrai les retrouver quand je veux. Pourtant, quelque chose me force à rester ici. Quoi? Aucune idée. Pourtant je ne me suis jamais vraiment relevée. Je m'isole et me referme dans mes pensée comme si ça allait m'aider à m'en sortir. Vraiment. Il est temps que je passe à autre chose.

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Alexandriël
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Mer 6 Sep - 16:04
Quand j'eus achevé ma phrase, le visage d'Akkami paraissait s'être légèrement éclairé. Je n'eus pas le loisir de l'observer plus longuement, car elle se pencha près du chat installé dans l'herbe, pour lui faire quelques caresses en dessous du cou. Je ne voyais plus l'expression de la jeune fille, seulement ses cheveux et un peu de son profil, caché par ses mèches immaculées. De son côté le petit animal gris paraissait apprécier les câlins et se laissait faire en fermant les yeux. Je posai un instant mon regard sur cette scène, puis je le laissai se perdre au loin, sur le paysage. Au delà de l'étendue d'herbe sur laquelle nous étions, il y avait un mur ancien qui délimitai la cour, légèrement lézardé par endroit, décoré de lierre, et éclairé par la lumière chaleureuse du soleil. Au delà du mur, je voyais les champs et l'une des collines toutes verdoyantes. Au bout de peut-être une minute, Akkami rompit le silence. Je la regardai à nouveau.

- « Non ne t'inquiètes pas, ce n'est pas de ta faute. C'est juste que je n'arrête pas de repenser à certaines choses plutôt... inutiles. »

Elle avait dit ça sur un ton très gentil et doux. Elle se tourna vers moi et me sourit. Je lui fit aussi un petit sourire; elle se releva et fit quelque pas en ma direction, puis une fois qu'elle fut à mes côté, elle fit un geste soudain... Je frémis à peine, restant presque totalement impassible... Et je sentis ses petites mains se refermer sur l'une des miennes. Ma main était à présent capturée, emprisonnée dans l'enceinte de ses petites paumes tièdes, et de ses doigts fins. Je n'y pensais pas vraiment, mais je décidai, sans le définir vraiment, de la lui abandonner. Je baissai les yeux vers la jeune fille, sérieux et attentif.

- « Tu es bien courageux Alex, je t'envie un peu... » poursuivit-elle, toujours aussi gentiment. « Et puis je ne veux pas que tu t'excuses, ce n'est pas de ta faute si je suis... quelque peu instable ! »

En disant ces mots, elle rit légèrement. Son sourire se dessinait joliment dans ses joues veloutées. De mon côté, je rougis à nouveau imperceptiblement, en entendant ce compliment. Je ne pouvais pas me cacher que j'étais sensible à ses paroles, cela avait fait vibrer la corde de ma fierté, et le fait qu'elle me trouve courageux touchait mon cœur, plus que je ne voulais le montrer, cependant malgré mon émotion j'essayai de rester assez neutre. Pourtant quoi que j'en dise, il me semblait qu'au contact de cette petite jeune fille, mon cœur d'homme était plus que jamais celui d'un homme. Elle me trouvait courageux, me répétais-je.Je ressentait un sentiment mystérieux, un peu d'une gêne indéfinissable, mais surtout, je me sentais prêt à la protéger. Elle réveillait mes fibres de grand frère. J'imaginai un instant que j'avais des ailes, et que je les refermais, possessif et protecteur, autours de ma jeune amie. C'était une émotion qui était peut-être un peu sombre, étais-je plus proche de l'ange qui prend soin, ou du dragon qui garde jalousement un trésor ? Il y avait sans doute un peu des deux.

Pour cacher ma gêne, je tournai légèrement la tête un instant, plantant mon regard dans le bleu du ciel. Je voulais cacher à Akkami ce sentiment sombre que je ne comprenais pas moi même, et qui avait avait entouré mon cœur de ses racines. Il fallait que je fuie ce sentiment d'une façon ou d'une autre. J'étais en train de me demander comment dissimuler cette émotion. Je serrai légèrement le bout de mes doigts sur l'une des mains d'Akkami, puis je m'échappai, enlevant délicatement ma main, et me penchai à mon tour près du chat. Je parlai à celui-ci à mi voix, lui demandant affectueusement ce qu'il faisait là, et caressai moi aussi sa fourrure, qui était vraiment très douce sous sa tête,  au niveau du cou. Je caressai aussi ses petites joues, ce qui lui fit rabattre ses moustaches transparentes. Je touchai aussi l'arrête de son petit nez, et observai ses beaux yeux verts. Il faisais quelques pas, ayant l'air de se désintéresser de moi, puis il revenait. Ce petit manège me fit rire légèrement. Enfin je me relevai et dit à Akkami :

- « J'ai envie d'essayer d'adopter ce chat, s'il n'est à personne. Je reviendrais le voir. »

Je voulais répondre à ce qu'elle m'avait dit, à propos du fait qu'elle était instable, parce que je trouvais ça important; je me disais que je lui répondrais en marchant.

- « Tu viens ? » lui demandais-je.

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Akkami
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Sam 9 Sep - 11:02
Alex détourna le regard, pour le plongé dans le ciel. J'avais peut être été trop directe? Je continuais de le dévisager dans je sentis le bout de ses doigts se serrer un peu autour des miens. Je laissais alors passer un léger sourire. Puis il la retira pour câliner à son tour le petit félin gris. Je le regardais amusé de voir un tel spectacle. Je n'aurai jamais imaginer trouver des personnes si douce au sein d'une Guilde. Mais tend mieux! Le chat se avait l'air de bien apprécier les caresses d'Alex, et ce dernier semblais lui aussi apprécier la présence de petit félin. Puis au bout de quelques minutes, Alex se releva pour me dire:

- J'ai envie d'essayer d'adopter ce chat, s'il n'est à personne. Je reviendrais le voir.

C'est vrai que se chat était vraiment bonne patte. Je comprenais l'envie d'Alex mais pour une raison que je ne saurais exactement expliquer, je ne la partageais pas vraiment. En tend que soldate d'Avelann, je me devais de ne pas adopter d'animal de compagnie. Je ne sais pas si je saurai vraiment m'en occuper d'ailleurs. J'aime bien les câliner les voir, mais je ne saurai pas m'en occuper correctement je pense... Alex est bien doux avec lui, je pense que ça ne sera pas son problème! Je me contentais alors de sourire. Puis Alex me demanda:

- Tu viens ?

Il n'avait pas vraiment répondu à mes dires, mais je peut m'importais. J'aimais bien être à ses côtés, alors s'il ne souhaite pas aborder un certain sujet, je ne pourrai l'y forcer! On allait se promener? Je sautillais sur le petit mètre qui me séparai de mon ami et lui demanda en levant la tête pour le regarder:

- On part faire un petit tour?

Je n'avais jamais vraiment visiter la ville, j'avais plutôt tendance à rester dans la Guilde ou à aller me promener dans la forêt. Alors si c'est en ville qu'il souhaite aller, je ne pourrai pas vraiment le guidé! Surtout que mon sens de l'orientation en paysage urbain est bien piètre! Je le suivrai et je verrai bien où est-ce qu'on va!

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Alexandriël
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Dim 24 Sep - 20:43
Juste après que je lui eût posé la question, Akkami me rejoignit, franchissant les quelques pas qui nous séparaient. Elle était un peu plus petite que moi, aussi elle leva légèrement la tête pour me regarder, en me demandant :

- « On part faire un petit tour ? »

Il fallait que je passe voir Ariemm, pour lui demander si le poignard que j'avais trouvé lui appartenait, et s'il  n'était pas à elle, je pourrais par exemple le déposer dans la salle commune de la Guilde, là où tout le monde pourrait le voir, et où son propriétaire pourrait le retrouver.

- « Dans la matinée, il faudra que j'aille voir Ariemm pour lui demander si le poignard lui appartiens, mais si tu veux bien,  oui, on peut faire un petit tour, j'irais après. Où aimerais-tu aller ? » demandais-je gentiment à Akkami. Puis je commençai à me mettre en marche en attendant sa réponse.

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