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C'est à toi? [Privé Alexandriël/Akkami]

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Akkami
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Jeu 1 Juin - 18:19
Posée à une table, je lisais. Tranquillement, comme à mon habitude dans les journées trop chaude comme celle-ci. Un livre que j'avais choisi à peut-près au hasard, il parlait de ma flore des environs, un livre que je trouve instructif, malgré cela, je n'arrive pas à m'y intéresser. Quelque chose me tracasse depuis un petit moment, mais quoi? Impossible d'attraper cette chose qui me trotte dans la tête. Je ferme mon livre pour tenter de trouver ce qu'est cette chose. Durant cinq longues minutes je reste le nez en l'air, à chercher. Mais comme rien ne me vient, je rouvre mon livre et continu de m'informer sur les plantes, essayant d'en retenir un maximum.
Je tape du poing sur la table, agacée par ce trou de mémoire. Puis je me penche en arrière pour regarder le nombre de personnes qui occupait la bibliothèque. Elle n'est pas très peuplé aujourd'hui. Le silence règne donc en maître.


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Ven 2 Juin - 12:05
Ce matin là, je m'éveillait dans ma chambre de la guilde. Ma chambre se situait au premier étage; j'y vivais depuis un an et demi à présent. En m'éveillant, je passai la main dans mes cheveux courts, les ébouriffant encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Puis je sortis du lit, torse nu, et je me mis à la recherche de quelque chose à me mettre. Mes vêtements étaient posés en tas sur la chaise devant mon bureau; je n'avait jamais été très ordonné. J'attrapai un débardeur noir et l'enfilai. Ce faisant, mon regard tomba sur un objet que j'avais trouvé la veille dans la cour de la guilde, et posé sur la petite étagère de bois à côté de mon bureau. Je regardai l'objet, songeur; c'était un petit poignard dont la garde d'argent était délicatement ornée et ciselée et d'un « A » comme une lettrine. Je m'étais demandé à qui il appartenait, puis l'avait ramené chez moi, et n'y avait plus pensé après l'avoir posé sur mon étagère murale.

Encore à moitié dans la brume du sommeil, je passai une nouvelle fois la main dans mes cheveux en baillant, puis je remarquai que ma barbe commençait à repousser, il serait temps de la raser le lendemain. Ayant fait cette constatation, je fis une brève toilette, puis j'achevai de me préparer en mettant mes chaussures, et je m'apprêtai à sortir de la chambre. Au dernier moment, avant de partir, je me souvint du poignard, et retournai le chercher, en plus de mon propre sabre. Je le passai à ma ceinture, puis je quittai les lieux, en fermant à clefs derrière moi, comme je le faisait la plupart du temps, quoi que ce ne soit guère nécessaire.

Après quoi je descendis au rez de chaussée en empruntant les escaliers. C'était un beau jour, un beau jour pour s'entraîner surtout. Mais avant cela, il fallait que je règle la question de ce poignard...

Je pris mon petit déjeuner avec d'autres soldats de la guilde, et parlai avec eux. Quand je leur eût montré le poignard, ils me dirent : « Ça appartient peut-être à Akkami ou à Ariemm, puisque un «A» est gravé sur la garde. Essaie de les trouver l'une et l'autre et demandes leur... » Je les remerciait du conseil et résolus d'aller d'abord trouver Akkami. Je savais qu'elle était l'un des soldats de la guilde, mais jamais encore nous n'avions eu l'occasion de nous rencontrer.

Je me levai donc de table, et j'errai dans la guilde un moment sans la trouver. Enfin, je poussai la grande porte de la bibliothèque, et je la vis. Ou plutôt, je vis quelqu'un qui devait être elle : une jeune fille aux longs cheveux blancs, nuancés de rose par endroit, et portant un bandeau noir.  C'était justement ce qu'on m'avait dit d'elle pour m'aider à la reconnaître. Je la vis lever le nez en l'air, puis taper du poing sur la table devant elle, et je me demandais ce qui pouvait l'agacer ainsi; dans le même temps, elle me semblait plutôt paisible. Il y avait peu de monde dans la bibliothèque, aussi le lieu était très silencieux. Je restai un instant à hésiter, puis je décidai de m'approcher d'elle - après tout, n'étais-je pas venu pour la voir ? J'arrivai donc vers elle; je l'avait vue de dos au dépars, mais je me déplaçai pour arriver sur son côté. J'hésitai à nouveau. Je n'avait guère l'habitude de parler à des filles plus jeunes que moi. Les femmes et les enfants étaient sacrés pour moi, et ne faisaient pas vraiment partie de mon quotidien. Combien plus était sacrée une femme enfant, une jeune fille ? Celle -ci cependant était une jeune guerrière. Délicate comme toute femme, mais guerrière. Mes pensées trébuchaient et je décidai d'y mettre fin. Je m’éclaircit la gorge pour signaler ma présence, puis je pris la parole et dit doucement, de ma voix grave :

Excusez moi... » J'étais incertain de s'il fallait la tutoyer ou la vouvoyer. Finalement, je me ravisai en espérant qu'elle ne me trouverait pas impoli. « Excuse moi... C'est toi « Akkami » ? Je suis venu te voir parce que j'ai trouvé un poignard marqué d'un « A » et on m'a dit que peut-être c'était à toi... »

Je pris le poignard et le plaçai dans la paume de ma main, d'un mouvement vif. Je la regardai, un instant, son visage délicat, ses yeux pourpres profonds, et je me sentait intimidé et un peu inquiet face à elle, mais je voulait puiser en moi-même mes réserves de bienveillance et mon côté chaleureux. Puis mon regard revint au poignard, tout aussi fin que la jeune fille en face de moi, et je demandai :

Es-ce que c'est à toi ? »
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Akkami
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Sam 3 Juin - 9:12
- Excusez-moi...

Une douce voix grave me fais légèrement sursauter. Je me tourne pour apercevoir la mon interlocuteur, un membre de la Guilde. Je ne me souviens plus exactement de son nom mais je sais qu’il est d’Avelann. Il reprend :

- Excuse-moi... C’est toi « Akkami » ? Je suis venu te voir parce que j’ai trouvé un poignard marqué d’un « A » et on m’a dit que peut-être c’était à toi...

Il me montra le poignard qu’il avait posé au creux de sa main. "... Ce poignard ne me dit rien... Mais effectivement il pourrai m’appartenir, avec ce « A ». Peut être appartient-il à Ariemm ? " me dis-je sans quitter l’arme des yeux. Puis il continu :

- Es-ce que c’est à toi ?

Je lève les yeux pour le regarder, je n’avais pas remarquer qu’il avait légèrement l’air... « nerveux ». Sans rien dire, je regarde à nouveau le poignard. J’aurai bien aimer dire qu’il m’appartenant mais mentir pour ce genre de chose ne me ressemble pas. Surtout si c’est celui de Ariemm, je ne sais pas comment elle le prendrai si elle s’aperçoit que j’ai ‘‘voler’’ son poignard. Sans me lever de ma chaise je réponds d’une voix qui sortie un peu plus froide que prévue :

- Oui c’est bien moi Akkami. Mais je n’ai jamais vu ce poignard, il ne m’appartient pas.

J’aurai aimer dire quelque chose de plus sympathique, mais tout ce qui sortit fut un :

- Il est peut-être à Ariemm...

Encore plus froid que ma phrase précédente. "Comment ce fait-il que je n’arrive même pas à calibrer le ton de ma voix ! C’est pas possible !’’ J’aurai bien aimé me fracasser le crâne contre la table, mais c’est stupide. Donc j’essaie de garder un ton normal cette fois, et dis :

- Euh... Oui ! Euh... je suis Akkami !... Enchantée !...

"Pourquoi j’ai dis ça !?’’ me demandais-je en mon fort intérieur. "C’est débile il sait déjà que je m’appelle Akkami !’’ Automatiquement, je commence à me tordre les indexes dans tous les sens, sans même m’en rendre compte. "Il va me prendre pour une folle à tous les coups! Ça m'apprendra à vouloir être gentille!’’


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Ven 9 Juin - 12:15
Akkami lève les yeux pour me regarder. De nouveau son regard pourpre profond, qui m'évoque des rubis. Quelle étrange harmonie entre la couleur de son regard, sa peau claire, le blanc et le rose de ses cheveux. J'ai toujours été fasciné par les couleurs.

Elle regarde à nouveau le poignard un instant, puis me répond sans bouger, d'une voix un peu froide :

- « Oui c'est bien moi Akkami. Mais je n'ai jamais vu ce poignard, il ne m'appartiens pas. »

Après un bref silence, elle ajoute, un peu plus froidement encore :

Il est peut-être à Ariemm. »

Son ton froid me met comme un coup au cœur; et celui ci se met à battre plus vite. En cet instant, face à elle, je me sens intensément présent; je sens mon sang qui se fige ou qui est ivre dans mes veines, comme empoisonné. Je ne sais pas si j'ai froid ou si j'ai chaud. C'est mes émotions. Je suis comme de la chair à vif, trop sensible. Je ne veux pas qu'elle voie, qu'elle sache qu'elle a rappelé mon âme, mon âme ou mon esprit, à habiter brutalement mon corps, simplement... Pourquoi ? Comment ? Es-ce sa présence ou sa voix ? D'habitude, je suis toujours à moitié ailleurs, et ce n'est plus le cas présentement. Je ne pense pas avoir rougi ou pâli, et je m'efforce de garder une expression neutre, mais je pense que dans mes yeux on peut lire cette étrange intensité, comme une flamme tourmentée.

Mon cœur est un peu blessé, comme par de fines étoiles de glace, que suis-je après tout pour qu'elle soit autre chose que froide avec moi ? Je ne suis rien qu'un grand garçon décalé, brut, comme une pierre qui n'est pas taillée, et si j'étais taillé, probable que ce ne serait ni symétrique ni harmonieux, mais que cela resterais une roche en partie rude,  sans forme remarquable.

Cependant, alors que je pense tout cela dans un tourbillon intérieur, la jeune fille à la délicate beauté reprend la parole, suspendant mes pensées. Sa voix s'exprime un peu hésitante; une voix... pure, comme la neige.

- « Euh... oui ! Je suis Akkami !... Enchantée !... »

Cette fois ci elle n'était pas froide, mais pas chaleureuse non plus; cependant, dans mon cœur sans doute étrange, tout lacéré d'émotions, brûlait un feu douloureux d'espoir. Cela, c'était mon cœur; le reste de ma personne, mon esprit notamment, restait calme. Si elle savait tout ce que je pense et ressent, songeai-je, je lui ferait peur. Heureusement que ce n'est pas le cas. Je la regarde, elle tort ses index, comme tourmentée elle aussi ou gênée. Dans mon cœur le feu douloureux est alors éclipsé par une lumière de tendresse. Je glisse à nouveau le poignard à ma ceinture, et je lui répond :

- « Enchanté de te rencontrer aussi, Akkami.»

Je songe à lui dire mon prénom, pour me présenter, mais les mots ne veulent pas franchir mes lèvres. Je ne sais trop comment m'adresser à elle, mais je l'ai fait...
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Akkami
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Sam 10 Juin - 19:14
Pendant que je prononçais mes mots, à ma grande surprise, dans le regard de mon interlocuteur ne se trouvais pas un regard comique ou autre, de me voir aussi étrange, mais plutôt un regard... comme troublé, ou déstabilisé. Je n'ai jamais vu ce regard avant dans les yeux d'autres personnes au part-avant. Moi même en me rendant compte de cela, je fus un peu troublée... D'étranges émotions animaient son regard. Après avoir repassé le poignard à sa ceinture, il me répondit:

- Enchanté de te rencontrer aussi, Akkami.

Je déteste ne pas réussi à lire dans les gens. Malgré un certain "don" que j'ai pour cela, là, avec lui, il n'y a pas moyen de réussir à voir à quoi il pense. Ce qu'il se dit. "Qu'est-ce qu'il ce passe? Qu'est-ce qu'il m'arrive?" Je remarque enfin que je me tordais les indexes dans tous les sens. Un peu embarrassée qu'il ai pu voir ce stupide tique, je fourre mes mains dans les poches de mon sweet. "Qu...Que dire?" Et puis ce fus seulement maintenant que je me rendis compte que je ne connaissais toujours pas son nom! Un "détail" qui ne m'aurais jamais échapper! Même si d'ordinaire je n'aurais sûrement pas réagis au fait qu'ignorer l'identité de mon interlocuteur, là, je m'étais dis que j'essayerai d'être un maximum possible agréable, alors malgré la timidité qui me prenais la gorge, d'une voix un peu étouffée je demande:

- Euh... Excuse-moi...? Comment... Comment t'appelles-tu?

Je commence à me mordiller la lèvre inférieur. "Rah! Quand ce ne sont pas les doigts, c'est la lèvre!" Me dis-je, énervée contre moi-même.


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Dim 16 Juil - 20:35
La jeune guerrière semblait légèrement troublée et embarrassée, et dire que moi même je m'était senti un peu inquiet et intimidé... En tant qu'homme, je me devais d'être le plus rassurant possible. En pensant cela, il me sembla que le côté « grand frère » de mon âme passait au premier plan. Je décidai, plus ou moins consciemment, d'être protecteur envers elle, autant que possible, durant le temps où nous serions face à face.

Je ne voulais aucunement qu'elle ne se sente pas à l'aise face à moi, cependant en y pensant il semblait normal qu'elle soit un peu intimidée et farouche. Certainement était-ce naturel pour une jeune fille.

Elle sembla surmonter un peu son embarras pour me demander :

- « Euh... Excuse-moi ? Comment... Comment t'appelles-tu ? »

Mettant à mon tour les mains dans mes poches, je jettai un regard aux rayonnages de livres, puis regardai brièvement mon interlocutrice, croisant une seconde ses yeux pourpres. Il était rare que je regarde longuement quelqu'un.

- « Alexandriël, enfin, Alex, » dis-je simplement.

Je ne savais vraiment pas quoi dire d'autre, mon regard se posa sur le bas de ses longs cheveux blancs. Je me demandai s'ils étaient doux ou plutôt rêches comme du crin. Ils devaient certainement être doux, curieusement, j'aurais aimé qu'ils soient un peu rêches et solides. En tout cas, ils ressemblaient à du crin avec cette couleur, et ça me donnait envie d'y faire une ou deux fines tresses. J'étais doué pour tresser les cheveux, j'avais souvent tressé ceux de ma sœur, et quelques fois, pour s'amuser, ceux de celle que j'aimais...

Mais je ne voulais pas penser à elles, car elles me manquaient. Mieux valait que je me concentre sur le présent. Je rassemblai mon assurance.

- « Tu lis quoi ? » Demandais-je d'une voix qu'inconsciemment je rendis plus grave. Je sourit légèrement, en m'efforçant d'être enjoué.  Je songeai que ce sourire et cette attitude marchait en général bien avec ma petite sœur, la mettait à l'aise, et j'espérais qu'il en serait de même avec Akkami. Je m'approchais de la table et jetai un coup d’œil au livre. En fait, j'aurais bien aimé qu'elle me parle, c'est pour cette raison que je lui posait une question. Je ne savait pas quoi lui demander d'autre, j'avais juste envie qu'elle me parle de ce qu'elle voulait. Je me sentais moyennement bien, à rester immobile dans la bibliothèque, et j'étais partagé entre le désir que la conversation se prolonge, contre celui de marcher et sortir à l'extérieur.
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Akkami
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Mar 18 Juil - 13:53
- Alexandriël, enfin, Alex.

me répondit-il simplement en fourrant ses mains dans ses poches. Puis, il se mis à fixer les pointes de mes cheveux. Un peu inquiète qu'il les regarde ainsi, je pensais qu'il étaient cassés ou fourchus, alors je pris nerveusement une mèche dans la main et l'examina; non, elle n'était ni sale, ni fourchue, ni cassée. Non, rien. Ils étaient comme toujours, épais et soyeux. Je songea ensuite qu'il les regardait ainsi car ce n'est pas très courant d'avoir des cheveux blanc comme la neige... Je n'était pas vraiment habituée à ce qu'on prenne attention à moi... et en relaissant glisser mes cheveux entre mes doigt, je le regardais à nouveau. Je ne sais pas si c'était moi, mais il me sembla apercevoir une pointe de nostalgie dans son regard... Peut être que je me trompe? Enfin... Alex me fit un petit sourire et me demanda d'un ton un peu enjoué:

- Tu lis quoi ?

Puis il s'approcha pour jeter un coup d’œil dans mon livre. Mes mains se serres automatiquement sur les pages de ma lecture. Je n'avais pas l'habitude de voir quelqu'un d'aussi près... Mes joues commencèrent à me brûler... J'avais complètement oublier de quoi parlait mon livre... Je tourne la tête gênée pour lire rapidement les première lignes de ma page et me souvient que ce livre parlait de la flore du coin. Je lui lance un sourire et lui répond dans un rire complètement gêné:

- Euh! C'est un livre qui parle de... de... de la flore des environs! Tu... Tu veux voir?

Sans attendre sa réponse, je lui colle le livre fermé sur le ventre. "Whaaa! Mais pourquoi je fais ça!?" me dis-je à moi même. Je ne me voyais pas, mais je suis sûre que mon visage était aussi rouge qu'un coquelicot! Mon regard passait de droite à gauche sans arrêt, je cherchais quelque chose de rassurant à fixer afin de me calmer, mais la seule chose qui pourrai me calmer dans ses situations, c'est bien ma sœur. Malheureusement, elle n'est pas là. Et elle ne sera plus jamais là avec moi...


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Jeu 20 Juil - 9:48
Les petites mains d'Akkami se crispèrent  sur son livre et elle rougit légèrement. Sans me répondre tout d'abord, elle tourna la tête pour regarder l'ouvrage dont je l'avait déconcentrée. Se plongeant dans sa lecture quelques instants, elle se concentra le temps de lire une page peut-être, puis elle se tourna de nouveau vers moi et me sourit, ce dont je me sentis heureux. Akkami m'avait sourit, mais elle semblait très gênée ; je la regardai avec surprise, je ne pensait pas que je l'embarrasserait autant. Mais je n'eus pas le temps de m'arrêter à cette pensée, car elle me dit en riant :

- «  Euh ! C'est un livre qui parle de... de la flore des environs ! Tu... Tu veux voir ? »

Puis, brusquement, de façon totalement inattendue, d'un geste vif, elle me tendis le livre, ou plutôt l'envoya brusquement contre mon ventre. Je sentis le choc – pas trop fort heureusement – contre mon estomac plat, à travers mon débardeur. Je n'avais même pas  esquivé. Je frémis imperceptiblement, surpris, l'étonnement se lisait probablement dans mes yeux. Je sortis mes mains des poches de mon pantalon, et réceptionnai doucement le livre. La couverture claire contrastait avec la couleur foncée de ma peau, c'était étrange de voir ce livre si propre et délicat entre mes mains d'homme, sèches, un peu larges et abîmées. Je le regardai un instant, la couverture s'ornait d'un dessin tout aussi délicat, dans les tons verts, qui représentait des plantes, et de fines lignes dorées bordaient l'illustration.

Puis je relevai les yeux et regardai Akkami. Elle avait vraiment rougi cette fois, elle était toute rouge, et je gardai mon regard sur elle un instant, avec une émotion douce, un peu incrédule ; je me sentait également calme et doucement attendri. J'avais failli rire au départ, et lui dire : «  un livre sur la flore ? Ça paraît plutôt ennuyeux, comment tu peux lire ça ? » mais en voyant l'illustration j'avais réalisé qu'il s'agissait d'un livre sur les plantes ; c'était en fait intéressant. Je connaissait quelques plantes, mais pas toutes bien sûr, et je ne savait rien sur celles qui entouraient Orchedin, sur celles de la région. Certaines plantes pouvaient soigner, être calmantes, ou offrir un bon sommeil, et j'aimais la nature ; j'étais respectueux et admiratif de toutes les propriétés que les plantes pouvaient avoir.

En me faisant ces réflexions, j'avais baissé les yeux sur le livre et l'avait retourné pour en lire le résumé ; quand je les relevai, je vis qu'Akkami paraissait toute troublée et agitée ; elle regardait partout autours d'elle, presque désespérément, comme à la recherche de quelque chose, tel un oiseau entré par mégarde dans une habitation, prisonnier, et cherchant la sortie avec affolement. Je remarquai qu'en plus d'être agitée et intimidée, quelque chose de sombre était passé dans ses yeux. Avec sa chevelure de neige et sa peau claire qui avait rougi, elle était jolie dans son agitation. Je me sentis inquiet pour elle, et lui demandai doucement:

- «  Hé... Ça va ? »

J'aurais voulu tendre la main et la poser sur son épaule, pour la réconforter, ou caresser ses cheveux, car elle me paraissait en fait sur le point de fondre en larmes, mais peut-être je me trompait. C'est ce que j'aurais fait avec ma sœur, et en fait, probablement avec n'importe qui que j'aurais vu ainsi. En tout cas j'aurais voulu faire quelque chose pour elle, ne surtout pas la laisser dans cet état que je ne comprenait pas bien, mais je n'osai rien faire. J’esquissai malgré tout le geste de tendre la main vers elle, mais je la laissai retomber. Je cherchai à mon tour autours de nous, quelque chose qui puisse l'aider, et tournant mon regard vers la fenêtre, j'apperçus un chat dehors dans l'herbe. C'était un beau chat gris, entièrement gris, aux yeux verts. Il appartenait peut être à quelqu'un de la Guilde, ou bien il était sauvage et venait seulement se ressourcer sur nos terres. Je souris, et dis à Akkami :

- « Tiens, regarde, un chat...  »

J'espérais qu'elle aimait un peu les animaux, et que cela lui ferait du bien d'en voir un, si joli et paisiblement installé, sur le point de faire sa sieste, dans le soleil, qui n'était pas trop fort ce jour là. Tenant toujours le livre en main, je m'étirai et passai mon autre main dans mes cheveux, grattant vaguement l'arrière de mon crâne, puis je fis de nouveau un petit sourire à la jeune guerrière, me sentant moi même plutôt paisible à part mon inquiétude pour elle, mais surtout ouvert, et décidé à faire ce que je pouvait si elle avait besoin de quelque chose, d'aide, de réconfort, de se changer les idées, ou de n'importe quoi.
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Akkami
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Jeu 20 Juil - 18:22
Alex sortit les mains de ses poches pour récupérer le livre que je lui avais bêtement plaquer au ventre...  Il l'examina un instant puis posa son regard sur moi. Je ne pus m'empêcher de plaquer mes mains sur mes joues pour cacher leurs rougeurs... Malgré l'énorme gêne que ça me donnait, je me sentais en quelque sorte rassurée. Son regard n'avait rien de aux ou moqueur. Non. Il était simplement doux et chaleureux. Mais stupide comme je suis, je n'arrivais pas à le soutenir... Et puis il rebaissa les yeux sur le livre pour en lire le résumé. Moi-même je ne l'avait pas lus, ou je ne m'en souvenais pas. Alors que mon regard continuait à voyager, il me demanda, inquiet:

- Hé... Ça va ?

J'aurai aimé pouvoir lui répondre la vérité; que je n'avais jamais vraiment parler à quelqu'un d'autre que ma sœur, et encore moins à un garçon, alors que ça me mettait dans tous mes états... Pourtant, non je n'allais pas lui dire ça... Il allait encore plus me prendre pour une malade... Je me contenta du lui répondre d'un hochement de tête nerveux. Puis, sûrement en voulant me rassurer, il tendit une main vers moi... qu'il laissa retomber. Ce n'est pas le fait qu'il veuille le rassurer, mais celui du contact qui m'aurait encore plus mis en l'air. Je me satisfais alors qu'il ai renoncer... Après tout, peut-être n'étais-je tout simplement pas faite pour être sociable? Je ne sais pas... Après avoir renoncer à son geste, il se mit à chercher également quelque chose... Quoi? Aucune idée. Et lorsque son regard passa par la fenêtre, il sourit puis me dit:

- Tiens, regarde, un chat...

Je me leva d'un coup pour regarder à mon tour par la fenêtre en espérant voir ce chat, et oui, je le vis. Un petit chat, allongé dans l'herbe. Entièrement gris. Je lâcha un petit soupir rassuré. J'adore les chats! Comme tous le monde je pense... Mais tous ce qui touche à la nature me calme. Alex s'étira en gardant le livre dans les mains. A parement il ne l'ouvrira pas. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai donné... Il aurai très bien put rester sur la table non? Pff. Je ne sais pas. Je suis un vrai mystère, même pour moi! Un petit sourire m’échappa sans que je ne lâche le chat des yeux. Si j'aurai été un animal, je pense que j'aurai été un chat... A vrai dire, ils ont une vie parfaite non? Tous ce qu'ils veulent quand ils veulent... Et puis, ils me rappellent un peu ma sœur, Mya. Etant petites, nous aurions tous donné pour pouvoir en adopté un. Mais Mère et Père ne voulaient pas... Alors j'ai commencer à me décourager, mais jamais Mya! Ça se trouve qu'en se moment même elle continue de supplier Mère! Cette pensée me fis garder le sourire. Puis je regarda Alex, le livre, Alex... J'émis un léger rire avant de lui dire:

- Tu peux poser le livre, tu sais?

Je lui fis un grand sourire, et pour une fois, il n'était ni paniqué, ni gêné, ni même forcé. Je lui pris le livre sans attendre sa réponse et le posa sur la table à la-quelle j'étais assise quelques instants au part-avant. Voir un chat, aussi stupide que ça puisse l'être, m'a remonter le moral! Je pris le bras d'Alex sans aucune gêne et le tira vers la fenêtre par la-quelle on pouvait apercevoir ce petit chat. Je l'ouvre et me penche en avant pour essayer de mieux le voir. "Il est vraiment trop chou!" me dis-je. Puis je tourne la tête pour observer Alex. C'est vrai que je m'étais un peu emportée à le tirer comme ça. Bon, ce n'était pas violent mais je me suis peut être trop laisser emportée...


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Hier à 14:18
Lorsque je lui eût désigné le chat, Akkami se leva d'un bond pour le voir. Elle le regarda quelques instants en souriant ; elle avait l'air plutôt contente et rêveuse, attendrie par la vue du petit animal somnolent. De mon côté je souris également doucement, en me sentant en paix avec moi-même ; l'élan qu'avait eu Akkami m'avait plu ; je l'approuvais, j'étais content de sa vivacité, et de voir qu'elle semblait à nouveau avoir le cœur léger.

Dans cet élan qu'elle avait eu, de se lever d'un coup, et dans le sourire qui éclairait à présent son visage, il me semblait que je voyais une partie de son cœur. Un cœur sensible et pur, me semblait-il, capable de se laisser attendrir, et plein de vie ; comme le ciel se transforme avec pureté. D'un noir d'orage, tel de l'encre, il s'efface et se redessine sans cesse avec la plus grande grâce et la plus fine des délicatesses, pour devenir enfin d'un bleu lumineux, poignant par sa beauté. Cela m'évoquait également une forêt, qui, sombre par endroits, est pourtant piquée de milliards de points de lumière, et laisse les rayons clairs du soleil la traverser. Quelque chose de bon s'était accompli. Je songeai à tout cela, attendri et empli d'un sentiment fraternel, en regardant Akkami sourire.

Puis elle se tourna à nouveau vers moi, me regarda, jeta un coup d’œil au livre que je tenais toujours en main, et enfin arrêta son regard sur moi. Ses cheveux de neige auréolaient son visage d'une façon charmante, avec une pointe de fantaisie. Elle eût un rire léger, puis me dit, de façon un peu espiègle :

- « Tu peux poser le livre, tu sais ?  »

Et elle me fit un grand sourire, clair, délivré de toute ombre cette fois. Je lui sourit également, un peu étonné d'abord, puis amusé qu'elle me taquine un peu, je ris légèrement. Elle me pris alors le livre des mains et le posa sur la table. Après quoi elle me pris par le bras ; sa petite main fine et claire se referma sur mon bras bronzé ; je sentis le contact de ses doigts aux petits ongles perlés, sur ma peau chaude. Je frémis imperceptiblement, un peu surpris, et lui jetai un regard étonné qu'elle ne vit pas, je crois, car elle me tira vers la fenêtre par laquelle on pouvait voir le chat. Un peu bêtement peut-être, sans autre réaction, je la laissai m'entraîner.

Quelques pas plus loin, nous étions devant la fenêtre. Akkami l'ouvrit et s'y pencha, pour essayer de mieux voir le petit félin. Je m'y accoudai quant à moi. Une brise agitait doucement l'herbe et je sentis sa fraîcheur sur mon visage. Je sentis également qu' Akkami avait tourné la tête pour m'observer. Très légèrement gêné, mais content, je mis une minute à me tourner vers elle. Comme nous étions côte à côte, je remarquai au passage qu'elle était plus petite que moi d'une tête et demie à peu près. La brise faisait danser quelques-uns de ses cheveux immaculés, et je croisai le regard de ses grands yeux pourpres. Il y avait de la gravité dedans, mais il y dansait de petites étincelles doucement heureuses, et ses petites lèvres semblaient prêtes à sourire. Un peu gêné, je baissai les yeux en esquissant un petit sourire rapide, puis je me tournai à nouveau vers le paysage que l'on voyait depuis la fenêtre.

Je regardai le ciel au loin, et les nuages crémeux, blanc légèrement grisés ou bleutés, qui y évoluaient paresseusement. La forme des yeux et du visage d'Akkami me rappelaient ceux d'une personne que je connaissais, Hannah, sauf qu' Hannah avait les cheveux noirs et les yeux bleu sombre. Je détaillai le paysage quelques instants, en laissant mon esprit errer ainsi, vagabonder, de lieu en lieu et de personnage en personnage, puis mon attention revint sur le petit félin. Sa fourrure semblait parfaitement douce et lustrée, malgré ça il se mit à faire sa toilette. Devais-je essayer de l'appeler pour le faire venir jusqu'à nous ? Viendrait-il si je le faisais ?

Je me sentais également un peu ailleurs, absent comme cela m'arrivait souvent, et je posai les mains sur le bord blanc de la fenêtre, les crispant légèrement, pour me rappeler à être présent dans mon corps et mes sensations physiques, pas seulement présent dans mes pensées. Puis je tirai légèrement sur la lanière qui me permettait de retenir mon sabre, accroché dans son fourreau, dans mon dos, afin de rajuster celui-ci. Je ne savais guère que dire de plus à la jeune fille qui m'accompagnait, je ne pensais à rien de précis présentement. Je lui avais redonné le sourire, j'avais accompli ce qu'il fallait accomplir, songeai-je ; sans doute était-ce là la façon de raisonner d'un guerrier, qui se fixe et essaie d'atteindre ses objectifs.

A cette pensée je ressentis un léger malaise, et me demandai si cette façon de réfléchir ne manquait pas un peu de sentiments. Mais je chassai cette question. Je réalisais que j'étais plutôt bien en la compagnie d'Akkami, j'appréciais ce moment de calme auprès d'elle, alors il était inutile que je me perde dans d'autres pensées. En fait, je me sentais en complicité avec elle, je ne savais pourquoi, et je me fis la réflexion qu'elle avait ouvert quelque chose de plus que cette fenêtre ; quelque chose de rayonnant pour mon cœur. Cependant, cette pensée était complètement imprécise.

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